11 décembre 2008

Aidez à construire une Europe sans OGM

Le 25 octobre, le Commissaire européen à l'Environnement, Stavros Dimas, s'est courageusement opposé aux grandes compagnies de l'agrobusiness – refusant d'autoriser la culture de deux variétés de maïs génétiquement modifié (le Bt11 et le 1507).
Mais les compagnies agrochimiques qui poussent ces semences génétiquement modifiées ont de puissants alliés. Il est possible que la décision sans précédent du Commissaire Dimas soit renversée à la prochaine réunion de la Commission européenne.
Une puissante protestation du public est nécessaire pour obtenir que la Commission place la santé de ses citoyens avant les intérêts économiques de deux compagnies chimiques.
Vous pouvez aider en envoyant ce message à Manuel Barroso, Président de la Commission européenne, et aux Commissaires Dimas, Vassiliou (consommateurs), Fischer-Boel (agriculture) et Barrot (transports).
Cela ne vous prendra qu'une petite minute alors merci de signer et de faire suivre a un maximum de personnes svp

22 novembre 2008

Frelon asiatique - Vespa velutina

Deux nouvelles fiches techniques sont disponibles sur le site de l'ADAAQ (piégeage des fondatrices, et destruction des nids). Vous pouvez y accéder directement depuis les liens sur la colonne de droite sur le blog de l'Abeille Gasconne...
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16 novembre 2008

Compte rendu de l'assemblée générale ordinaire du 16 novembre 2008

SYNDICAT D'APICULTURE DE LOT- ET-GARONNE " L'ABEILLE GASCONNE "
Siège Social : Maison de l'Agriculture Rue de Péchabout - 47000 AGEN
CCP : Toulouse 061866 M
Présidente : Jacqueline GASTAL
Téléphone : 05 53 01 37 67

Compte rendu de l'assemblée générale ordinaire du
16 novembre 2008
A la salle des fêtes d’Allemans du Dropt.
ORDRE DU JOUR :
  • Compte rendu du Congrès apicole de Villefranche/Saone du 22 au 25 octobre 2008.
  • Marché du Miel.
  • Journées de l’arbre de Montesquieu du 29 et 30 Novembre 2008.
  • Le rucher école.
  • Cotisations assurances ruches.
  • Sirop de nourrissement.
  • Dépôt de matériel du syndicat.
  • Frelon Asiatique.
  • DSV déclaration des ruches.
  • Réglementation.
  • Question diverses

9h30 Madame GASTAL prend la parole après avoir accueilli les divers membres du syndicat.

Compte rendu du congrès apicole de Villefranche sur Saone du 20 au 23 septembre 2008.

  • Rapport " Sadier " sur l’apiculture. Regrets exprimés que ce rapport ne mentionne que partiellement le problème des pesticides utilisés en agriculture, problème majeur pour les apiculteurs français.
  • Etat des lieux au sujet des pesticides en France et dans le monde.
  • Prise de conscience des fortes mortalités d’abeilles dans la région Rhone-Alpes.

Les cours du miel :

Les acheteurs ont fait des propositions en dessous des chiffres de l’année dernière : De 3.20euro/kg à 4.60euro/kg suivant les miels. Il est flagrant que la maison Michaud tend à monopoliser le marché du miel en France. Les stocks de miel en France sont très bas. Causes : La mortalité élevée des abeilles dans tous les pays du monde. La Suisse étant le pays le mieux noté avec une " mortalité " de 33% du cheptel en 2007. Les prix du miel devraient donc augmenter dans les prochains mois.

Le sirop de nourrissement

Vendu par les Ets Lerouge : 0.51euros/kg Livraison au syndicat début décembre chez mme la présidente. Nous serons averti de l’arrivée du camion par téléphone.

Matériel apicole du syndicat

Remerciement à Mr et Mme Simoncello pour leur travail bénévole depuis 1992 (16ans). Décision de grouper les commandes des apiculteurs en prévision de 2 livraisons par ans (1 commande en janvier et 1 autre à l’automne)

Déclaration des ruches

Déclaration obligatoire des ruches à partir du 1er janvier 2010. Un lien vers la page du formulaire officiel de déclaration des ruches sur le site de la préfecture du Lot et Garonne sera prochainement ajouté sur le site Internet de l’Abeille Gasconne : http://abeillegasconne.blogspot.com/ Cela permettra aux apiculteurs internautes d’imprimer ce document pour faire leur déclaration avant le 31 décembre 2009.

Cotisations assurances ruches 2009

Le document est en préparation. Il sera adressé par courier aux membres du syndicat.

Manifestation

Montesquieux 30 novembre 2008 " Les journées de l’arbre " vente du miel du rucher école. Appel aux volontaires pour aider à tenir le stand du syndicat.

QUESTIONS DIVERSES

Fut vides : Nous avons de plus en plus de mal à en trouver. Appel aux idées, possibilités de groupage ? France Prune vends des futs neuf s de qualité : 45 euros pièce. Sur Internet 30 euros pièce. A voir… Voir Ickowicz, etc.

L’assemblée générale ordinaire s’est terminée aux alentours de 10h20.

La Présidente; Jacqueline GASTAL
Le secrétaire; Jérôme BAYLE

15 novembre 2008

Les téléphones portables brouillent le signal des abeilles

Des ondes qui court-circuitent la communication

Le téléphone portable fait aujourd'hui l'objet de toutes les controverses. Accusé par certains scientifiques d'être dangereux pour la santé humaine, il est désigné comme agent néfaste pour les abeilles. Comment ?

Les ondes électromagnétiques viendraient, entre autres, perturber les échanges de messages entre les abeilles d'une même ruche. Résultat : elles perdent toute aptitude à se repérer et à rentrer au bercail. Deux chercheurs allemands de l'université de Landau dont le Dr. Jochen Hukn considèrent la pollution magnétique comme une cause éventuelle du syndrome CCD.

Le Dr. Georges Carlo confirme cette hypothèse après avoir dirigé une étude sur ce sujet pour le gouvernement américain.

04 novembre 2008

Des milliers de paysans indiens se suicident après avoir utilisé des OGM

Les partisans des OGM nous expliquent que ces "plantes extraordinaires" aident à lutter contre la pauvreté et la faim dans le monde. Au lieu de se contenter de lire les revues ou les rapports de l'industrie, Andrew Mallone est allé sur le terrain. Dans cet article, il nous raconte ce qu'il a vu en Inde : "En fait, comme le montre cette enquête, c'est encore PIRE que ce que l'on craignait."

C. BERDOT

Article de Andrew Malone, paru dans le Daily Mail, le 3 novembre 2008

Lorsque le Prince Charles affirma que des milliers de paysans indiens se suicidaient après avoir utilisé des OGM, il lui fut reproché de jouer sur la peur. En fait, comme le montre cette enquête, c'est encore PIRE que ce que l'on craignait.
Les enfants étaient inconsolables. Prostrés dans le silence, sous le choc, et luttant pour retenir leurs larmes, ils se blottissaient contre leur mère, tandis que les amis et voisins préparaient le corps de leur père pour la crémation sur le bûcher embrasé, situé sur le sol craquelé et nu des champ derrière leur maison.
Tandis que les flammes consumaient le cadavre, l'avenir qui attend Gajanan, 12 ans et Kalpana, 14 ans est très sombre. Alors que Shankara Mandaukar avait espéré que son fils et sa fille auraient une vie meilleure grâce au boom économique que connaît l'Inde, ce qui les attend, c'est un travail d'esclave pour quelques centimes par jours. Désormais sans terre et sans toit, ils feront partie des plus pauvres, parmi les pauvres.
Shankara était un paysan respecté, un bon mari et un bon père, mais il s'est suicidé. Moins de 48 heures auparavant, et confronté à la perte de ses terres pour cause de dettes, il a bu un pesticide chimique.
Dans l'incapacité de payer l'équivalent de deux années de revenus, il était désespéré et ne voyait plus aucune issue
Sur le sol, on pouvait encore voir les traces qu'il avait laissées lorsqu'il se tordait, agonisant. D'autres paysans avaient regardé - sachant par expérience que toute intervention serait vaine - plié en deux sur le sol, hurlant de douleurs et vomissant.
Gémissant, il avait rampé jusque sur un banc devant sa petite maison située à 180 km de Nagpur en Inde Centrale. Une heure plus tard, tout son cessa et sa respiration s'est arrêtée. A 5 heures, ce dimanche la vie de Shandakar Mandaukar avait cessé.
Alors que les voisins se rassemblaient pour prier devant la maison familiale, Nirmanan Mandaukar, 50 ans, leur raconta comment elle était revenue précipitamment des champs pour trouver son mari mort. « C'était un mari aimant et attentionné » dit elle en pleurant. « Mais il n'en pouvait plus. L'angoisse psychologique était trop forte. Nous avons tout perdu. »
La récole de Shankara a été mauvaise deux fois. Bien sûr la famine et les épidémies font partie de la vieille histoire de l'Inde. Mais la mort de ce paysan respecté est due à quelque chose de bien plus moderne et sinistre : les plantes modifiées génétiquement.
On a promis à Shandakar comme à des millions d'autres paysans comme lui, des récoltes et des rentrées d'argent incroyables, s'il passait de la culture de semences traditionnelles à la culture de semences GM. Séduit par ces promesses de richesses futures, il a emprunté l'argent afin d'acheter des semences transgéniques. Mais les récoltes ne furent pas au rendez-vous et il se retrouva dans la spirale de l'endettement et sans revenu.
Shankara n'est qu'un de ces fermiers – on estime leur nombre à 125 000 - à se suicider à cause de cette offensive brutale qui utilise l'Inde comme champ d'essais pour OGM.
Cette crise appelée « Génocide OGM » par les militants a reçu un coup de projecteur lorsque récemment, le Prince Charles affirma que la question des OGM était « une question morale mondiale » et que le moment de mettre une fin à son avancée inexorable était venu.
S'adressant par vidéo à une conférence qui se tenait dans la capitale indienne New Delhi, il provoqua la colère des dirigeants des biotechnologies et de certains politiciens en condamnant « le taux vraiment effroyable et tragique de suicides chez les petits paysans indiens ayant pour cause… l'échec de nombreuses variétés d'OGM ».
En face du Prince, on trouve de puissants lobbyistes pro-OGM et des homme politiques importants qui prétendent que les plantes modifiées génétiquement ont transformé l'agriculture indienne en donnant des rendements plus élevés que jamais. Le reste du monde devrait choisir « l'avenir » et suivre cet exemple.
Alors qui dit la vérité ? Pour le savoir, je suis allé dans la « ceinture des suicides », dans l'état de Maharashtra.
Ce que j'ai découvert est extrêmement dérangeant et a de profondes implications pour les pays – y compris la Grande-Bretagne – où l'on débat pour savoir si on autorise ou pas la culture de semences manipulées par des scientifiques pour contourner les lois de la nature
Car même les chiffres officiels du Ministère Indien de l'Agriculture confirment que, dans un contexte de crise humanitaire immense, plus de 1000 paysans se suicident chaque mois.
Des petites gens de zones rurales, qui meurent dans une lente agonie. La plupart ingurgite de l'insecticide – une substance bon marché dont on leur avait pourtant promis lorsqu'ils furent obligés de cultiver des plantes GM coûteuses, qu'ils n'en auraient plus besoin.
Il apparaît qu'ils sont très nombreux à être endettés massivement auprès des prêteurs de fonds locaux, après avoir sur-empruntés pour acheter les semences OGM.
Pour les pro-OGM, les vraies raisons de ce chiffre épouvantable sont la pauvreté rurale, l'alcoolisme, les sécheresses et le « désespoir agraire ».
Mais comme j'ai pu le découvrir lors de mon voyage de 4 jours dans l'épicentre de la catastrophe, ce n'est qu'une partie de l'histoire.
Dans un petit village que je visitais, 18 paysans s'étaient suicidés après avoir été engloutis dans les dettes dues aux OGM. Dans certains cas, les femmes ont repris le ferme de leur mari défunt, mais pour finalement se suicider elles-mêmes.
Latta Ramesh, 38 ans but de l'insecticide, après une mauvaise récolte – deux ans après que son mari ne disparaisse lorsque les dettes OGM étaient devenues trop importantes. Elle a laissé un fils de 10 ans, Rashan, confié à des parents. La tante de la défunte, assise sans énergie à l'ombre près des champs, raconte « qu'il pleure lorsqu'il pense à sa mère ».
Village après village, des familles me racontent comment elles se sont endettées après qu'on les ait convaincues d'acheter des semences GM au lieu des semences de coton traditionnelles. La différence de prix est vertigineuse : 15 euros pour 100 grammes de semences OGM, par rapport à moins de 15 euros pour 100 kilos fois de semences traditionnelles
Mais les vendeurs ainsi que les représentants du gouvernement avaient promis aux paysans qu'il s'agissait de « semences magiques » avec de meilleurs plantes, sans parasites ni insectes.
En fait, dans une tentative pour promouvoir l'adoption des semences OGM, les variétés traditionnelles ont été interdites dans de nombreuses banques de semences gouvernementales.
Les autorités avaient un intérêt matériel dans la promotion de cette nouvelle biotechnologie. En essayant désespérément d'échapper à l'extrême pauvreté des années qui succédèrent à l'indépendance, le gouvernement avait accepté d'autoriser les nouveaux géants des biotechnologies comme le numéro un du marché, l'états-unien Monsanto à vendre leur nouvelles créations semencières
Déjà dans les années 80 et 90, l'Inde qui avait autorisé l'accès au marché du second pays le plus peuplé de la planète avec plus d'un milliard d'habitants, s'était vu garantir en contre-partie des crédits du fond Monétaire International, ce qui l'a aidé à lancé une révolution économique
Mais si des villes comme Mumbay et Delhi ont vécu un boum économique, la vie des paysans est retombée dans une période sombre.
Bien que la surface indienne plantée en OGM ait doublé en 2 ans – passant à 17 millions d'ha – pour de nombreux paysans, le prix à payer est terrible.
Les semences de coton GM, garanties protégées contre les parasites, se sont révélées ne pas être les semences magiques promises, mais ont été infestées par le vers de la capsule, un parasite vorace.
On n'avait pas prévenu les paysans non plus que ces variétés nécessitaient deux plus d'eau. C'est ce qui a fait la différence entre la vie et la mort. Avec l'absence de pluie, ces deux dernières années, les plantes GM ont tout simplement séché et sont mortes, laissant les paysans paralysés par les dettes et sans moyen pour les rembourser.
Comme l'argent a été emprunté à des prêteurs locaux à des taux d'usuriers, des centaines de milliers de petits paysans se sont vus perdre leurs terres lorsque les semences coûteuses ont été un échec.
Dans le passé, lorsqu'une récolte était mauvaise, les paysans pouvaient toujours conserver des graines et les replanter l'année suivante.
Par contre cela n'est pas possible avec les semences GM qui contiennent la technologie « Terminator », ce qui signifie qu'elles ont été modifiées génétiquement afin que la plante ne puisse plus produire de semences viables.
De ce fait, les paysans doivent chaque année acheter de nouvelles semences au même prix exorbitant. Pour certains il s'agit là aussi de la différence entre la vie et la mort.
Prenez le cas de Suresh Bhalasa, un autre paysan qui était incinéré cette semaine, laissant derrière lui une femme et deux enfants.
Lorsque la nuit fut tombée après la cérémonie et que les voisins se regroupèrent dehors, tandis que les vaches sacrées étaient ramenées des champs, il ne faisait aucun doute pour sa famille que tous les ennuis avaient commencé au moment où on les avait encouragés à acheter du coton Bt, une plante modifiée génétiquement par Monsanto.
« Nous sommes ruinés maintenant » dit la femme du défunt, âgée de 38 ans. « Nous avons acheté 100g de coton Bt. Notre récolte a été mauvaise deux fois. Mon mari est devenu dépressif. Il est parti dans les champs, s'est allongé et a bu de l'insecticide. »
Les villageois le mirent sur un rickshaw et se dirigèrent sur des chemins ruraux cahoteux, vers l'hôpital. Alors que sa famille et les voisins s'amassaient dans la maison pour lui rendre un dernier hommage, elle racontait : « Il a crié qu'il avait pris de l'insecticide et qu'il était désolé ».
Interrogée pour savoir si le défunt était un ivrogne ou souffrait de « problèmes sociaux » comme l'affirment les responsables pro-OGM, cette assemblée calme et digne explosa de colère. Un des frères du défunt nous expliqua « Non ! Non ! Suresh était un brave homme. Il envoyait ses enfants à l'école et payait ses impôts ».
« Ce sont ces semences magiques qui l'ont étranglé. Ils nous vendent ces semences en nous disant qu'elles n'ont plus besoin de pesticides coûteux, mais ce n'est pas vrai. Nous devons acheter les mêmes semences aux mêmes compagnies chaque année. Ca nous tue. S'il vous plait, dites au monde ce qui se passe ici. »
Monsanto a reconnu que la croissance de la dette était « un facteur de cette tragédie ». Mais, en pointant sur le fait que la production de coton avait doublé ces 7 dernières années, un porte-parole ajoutait qu'il y a d'autres raisons pour la crise récente, comme « des pluies au mauvais moment » ou des sécheresses, soulignant que les suicides avaient toujours fait partie de la vie de l'Inde rurale.
Les responsables soulignaient aussi le fait que de nombreuses études d'opinions montraient que les paysans indiens voulaient des semences GM – sans aucun doute encouragés qu'ils sont par des stratégies de marketing agressive
Durant le cours de mes enquêtes au Maharashtra, je rencontrai trois observateurs « indépendants » parcourant les villages pour se renseigner sur les suicides. Ils insistèrent sur le fait que les semences GM n'étaient que 50% plus chères – mais admettaient plus tard que la différence était de 1000%.
(Un porte-parole de Monsanto insistait ensuite, affirmant que leurs semences ne coûtaient que le double du prix « officiel » des semences traditionnelles, mais admettait que la différence pouvait être beaucoup plus grande, si les semences traditionnelles étaient vendues par des marchands « sans scrupules » qui vendent souvent aussi de « fausses » semences GM qui sont sujettes aux maladies.)
Alors qu'il y des rumeurs comme quoi le gouvernement proposerait de façon imminente des compensations pour stoper la vague de suicides, de nombreux paysans disaient qu'ils ont un besoin désespéré de toute forme d'assistance. « Nous voulons juste nous sortir de nos problèmes. Nous voulons de l'aide pour que plus aucun d'entre nous ne doive mourir ».
Le Prince Charles était si frappé par la détresse des paysans qui se sont suicidés qu'il a lancé une association caritative, la Fondation Bhumi Vaardan, pour aider ceux qui sont touchés et afin de promouvoir des plantes biologiques indiennes au lieu des OGM.
Les paysans indiens commencent aussi à se battre. Alors qu'ils ont pris en hôtage des distributeurs de semences et organisé des protestations de masse, un gouvernement attaque Monsanto en justice à cause du prix exorbitant de ses semenes.
Tout cela arrive trop tard pour Shandakar Mandaukar qui devait 80 000 roupies (1 500 euros) lorsqu'il s'est suicidé. « Je lui ai dit que nous pouvons survivre » nous dit sa veuve, ses deux enfants toujours à ses côtés, alors que la nuit tombe. « Je lui ai dit qu'on trouverait un moyen de s'en sortir. Il a juste répondu qu'il valait mieux qu'il meure ».
Mais la dette ne meurt pas avec lui : à moins qu'elle ne trouve un moyen de la rembourser, elle ne pourra plus payer l'éducation des enfants. Ils vont perdre leur terre et rejoindre les hordes que l'ont voit mendier par milliers, le long des routes de ce pays immense et chaotique.
Il est cruel de voir que ce sont les jeunes qui souffrent le plus de ce « génocide OGM », cette même génération censée pouvoir sortir de cette vie dure et miséreuse, grâce aux « semences magiques ».
Ici, dans la ceinture indienne des suicides, le coût de l'avenir modifié génétiquement est meurtrièrement élevé.
Traduction : C. Berdot pour les Amis de la Terre

02 novembre 2008

Bulletin du 25 octobre 2008

Syndicat d'Apiculture du Lot et Garonne "l'Abeille Gasconne"

Siège social: Maison de l’Agriculture 
Rue de Péchabout -47000 AGEN

Présidente:
Jacqueline Gastal
« Jamais »
47380 St Etienne de Fougères 
tel  05 53 01 37 67
fax 05 53 01 05 38
abeillegasconne@gmail.com



Invitation (Pour les Membres du Syndicat Uniquement)

Vous êtes cordialement invités à participer aux Assemblées Générales du GDSA et de l’Abeille Gasconne
qui se tiendront le:

Dimanche 16 Novembre 2008 à 9h00
A la salle des fêtes d’Allemans du Dropt



Déroulement de l'assemblée générale

08h00 – 09h00 Achat de matériel apicole et échange de cire Ets REMUAUX 05 63 45 01 29.
09h00  - 10h00 Réunion de L’Abeille Gasconne.
10h00  - 12h00 Assemblée générale du GDSA.
12h30  - 17h00 Repas pris en commun sur place : Le menu est joint au bulletin du GDSA. Inscription auprès de Mr. Siron Jean 05 53 83 02 67 avant le 8 Novembre 2008.


Etat Civil – Décès – 
Les apiculteurs qui nous ont quittés :
Mrs. Butty – Arade Paul – Calgaro Valentino – Lemonnier Robert – Martegoute Gérard – Richard René.
 
ORDRE DU JOUR DE L’ABEILLE GASCONNE


1. Compte rendu du Congrès apicole de Villefranche/Saone du 22 au 25 octobre 2008.
2. Marché du Miel.
3. Journées de l’arbre de Montesquieu du 29 et 30 Novembre 2008.
4. Le rucher école.
5. Cotisations assurances ruches.
6. Sirop de nourrissement.
7. Dépôt de matériel du syndicat.
8. Frelon Asiatique.
9. DSV déclaration des ruches.
10. Réglementation.
11. Question diverses

Le mot de la présidente
Chers(es) collègues.
Nous voici en fin de saison apicole. Faisons le bilan de 2008 :
Après un démarrage en flèche des colonies, en Février, celles-ci ont subi le mauvais temps au printemps ( pluie, froid…). Les ruches ont eu très faim surtout en mai, il a fallu nourrir énormément . De ce fait, la récolte de colza a été moyenne, l’acacia et le toute fleurs : nulle. Pour les transhumants, les rendements de châtaignier ont été corrects, ce qui a permis de faire une récolte de tournesol normale. Globalement beaucoup d’apiculteurs ont fait la moitié de la récolte par rapport à l’année passée.
Il faut souligner aussi la forte augmentation du prix du carburant…
Mais le travail à faire reste le même : traitements des varroas - visites des colonies, provisions, mise en hivernage - nourrissement stimulant permettant à la reine de pondre des abeilles en quantité suffisante pour bien passer l’hiver - Réduire les entrées des ruches afin d’éviter les petits rongeurs. Bref tous ces travaux sont terminés pour beaucoup d’entre vous et maintenant l’heure est à la vente de vos récoltes –
Hélas pas de transactions commerciales notables ! Les négociants ont adopté une stratégie très controversée qui consiste à donner quelques prix mais il y a peu d’achats effectifs. Je me tiens à votre disposition pour tous renseignements concernant les prix et le marché.
Nous comptons sur votre présence et celle de vos proches à notre réunion.
La présidente

Le marché du miel
Il semble que les prix annoncés par les négociants ne sont pas à la hausse . Les acheteurs ont pour excuse de grosses récoltes de Tournesol et par conséquent, ils baissent les prix – sachant qu’il n’y a pas de stocks de miel en France ni dans le monde, alors restons ferme sur le prix en partant sur la base de l’année dernière -
 
Journées de l’Arbre à Montesquieu
Les 29 et 30 Novembre2008 : Comme tous les ans, le syndicat présentera un stand avec du matériel, cire, livres et le miel du Rucher Ecole. A l’occasion de cette manifestation il y aura une conférence le samedi 29 novembre à 15h30 sur « La Pollinisation » par Mme Bernadette DARCHEN, maître de conférence honoraire de l’université Paris VI, spécialité abeilles et fourmis tropicales.
Nous prendrons également toutes les nouvelles inscriptions pour le Rucher Ecole. 


Le Rucher Ecole
Durant l’année 2008, les cours ont été suivis par une quinzaine d’élèves. Toutes les leçons d’apiculture ont été données à titre gracieux par Mr Germain assisté de Messieurs Carles, Lajoye, Lafraichine et Malardeau, le secrétariat étant assuré par mme Rosa. La récolte en tournesol a été moyenne. Tout le miel du Rucher Ecole a été vendu à l’occasion de la fête des Fleurs en Avril à Villeneuve-sur- Lot, et de la fête des Fruits en Août à Prayssas.
Si autour de vous, certaines personnes, des jeunes ou des retraités veulent apprendre l’apiculture, qu’ils n’hésitent pas, les inscriptions se font auprès de : Mr. Lucien Carles 05 53 41 27 51. Merci. 


Cotisations Assurances
Vous recevrez en Décembre la feuille des cotisations et abonnements pour 2009.


Déclaration des ruches
N’oubliez pas de déclarer vos ruches comme tous les ans en Décembre, avant le 31 Décembre 2008- auprès de la D.S.V.- Je vous le conseille fortement.


Sirop de Nourrissement
Nous allons faire un regroupage de sirop. Si vous êtes intéressé pour obtenir des fûts entiers de sirop de nourrissement vous contactez:
Monsieur Raymond Bernadet 05 53 41 92 83 aux heures des repas ou au 06 33 01 80 84 et ceci jusqu’au 16 Novembre 2008. Nous essayerons de faire la livraison la 1ère semaine de Décembre. Comme d’habitude, le sirop sera distribué chez la présidente à St Etienne de Fougères.


Dépôt de matériel
Nous vous informons qu’à partir du 1er Janvier 2009 Mr. et Mme Simoncello n’assureront plus le dépôt du matériel Apicole. Pour le moment le ou les remplaçants ne sont pas connus. Mais vous pouvez aller chercher du matériel jusqu’à épuisement du stock.
Nous les remercions encore pour leur dévouement, disponibilité et les conseils donnés à tous les apiculteurs qu’ils recevaient.
 
Frelons
Cette année encore le frelon asiatique est présent un peu partout. Des Apiculteurs ont détruit des nids cet été ;. On en trouve un peu partout dans les pruniers, pommiers ou appentis de cabane de Jardin etc. pas toujours très haut et en ville bien sûr. Les apiculteurs ont piégés avec des bouteilles plastiques (sirop+ bière ou jus de cire etc.) on en ramasse encore. Il semblerait que les dégâts faits par les frelons sur nos abeilles soient moins importants cette année, peut-être à cause du printemps qui leur a été défavorable !


Stands
L’Abeille Gasconne vous propose :
Bonbons au miel: L’hiver va arriver, n’hésitez pas à vous approvisionner à l’ Assemblée Générale.
Bibliothèque: Mr Siron se tient à votre disposition. Parmi tous les ouvrages publiés sur l’apiculture, nous avons sélectionné quelques livres techniques et d’autres plus ludiques pour les enfants.
Faites-leur bon accueil.
Tombola: La tombola sera organisée au cours du repas. Vous pourrez contribuer à son succès en apportant quelques lots. Nous vous en remercions. Votre participation sera appréciée et vous contribuerez ainsi au succès de cette manifestation sympathique.


Informations 
A l’assemblée Générale un menuisier ébéniste présentera quelques modèles de ruches et cadres. C’est tout nouveau pour lui, mais donnons lui sa chance. Il s’agit de Mr Covolan Jean Claude d’Allemans du Dropt. Peut être que certains d’entre vous seront intéressés pour faire des commandes.


Matériel d’occasion (à vendre)

  • Remorque 400 euros
  • Extracteur électrique 20 cadres 400 euros
  • Extracteur électrique 20 cadres 300 euros
  • Extracteur à main 8 cadres 200 euros
  • Hausses à 7 euros/pièce

Contacter Mr Maurice Mel
« au bourg »
82400 St Vincent Lespinasse
05  63  39  64  25

ARRETE PREFECTORAL du 10 janvier 1961

- APICULTURE -
(Emplacement des ruches)

Le PREFET de LOT-et-GARONNE,
Officier de la légion d’honneur,

Vu le Code rural et notamment les articles 206 et 207 ;
Vu l’avis du Conseil Général en date du 10 Janvier 1961 ; sur la proposition du Directeur des services Vétérinaires,

ARRETE :

Article 1er - Les ruches peuplées ne doivent pas être placées à moins de 20 mètres de la voie publique et des propriétés voisines.
Dans le cas où les propriétés voisines sont des bois, des landes et des friches, cette distance est de 10 mètres au moins.
Elle est de 100 mètres au moins si les propriétés voisines sont des habitations ou des établissements à caractère collectif (hôpitaux, casernes, écoles, etc.).

Article 2 – Toutefois, les dispositions spéciales d’emplacement peuvent être prises par le préfet, sur demande motivée des intéressés. 
La demande fait l’objet d’une enquête de la part du Directeur des services vétérinaires qui est chargé de concilier les parties. Il peut à cet effet se faire assister de personnalités désignées par le préfet. A défaut d’une solution de conciliation le directeur des services vétérinaires présente des propositions au préfet. Les dispositions spéciales font l’objet d’un arrêté préfectoral.

Article 3 - Conformément aux dispositions des deux derniers alinéas de l’article 207 du Code Rural ne sont assujetties à aucune prescription de distance les ruches isolées des propriétés voisines ou les chemins publics, par un mur, une palissade en planches jointes, une haie vive ou sèche, sans solution de continuité.
Ces clôtures doivent avoir une hauteur de deux mètres au-dessus du niveau de la planche d’envol la plus élevée et s’étendre sur au moins deux mètres de chaque côté de la ruche.

Article 4 – Toutes dispositions antérieures au présent arrêté relatives à l’emplacement des ruches sont abrogées.

Article 5 – MM le Secrétaire Général de la préfecture, les sous-préfets, le Directeur des services vétérinaires, les Maires et tous les agents de la force publique, sont chargés de l’exécution du présent arrêté qui sera inséré au recueil des Actes Administratifs.

Agen,  le 18 Janvier 1961. 
Le préfet, M.ELLIA.

Un plan secret européen pour activer la production d'OGM

Les dirigeants européens prépareraient secrètement une campagne d'une ampleur sans précédent pour propager les cultures et les aliments génétiquement modifiées dans toute l'Europe. Des documents confidentiels obtenus par le quotidien britannique The Independent, rédigés à la suite d'une série de réunions à huis clos des représentants des 27 gouvernements, dévoilent ces plans pour « activer » l'introduction des cultures et des aliments modifiés et « s’occuper » de la résistance du public contre eux. Ni la composition du groupe, ni ses objectifs, ni le résultat de ses réunions n’ont été rendus publics. La liste des participants montre que le Président français Nicolas Sarkozy et Madame Angela Merkel, la Chancelière de l'Allemagne, ont envoyé de proches collaborateurs. Pour les "Amis de la Terre", « le but de Barroso est d'obtenir aussi vite que possible des OGM en Europe. Alors, il fonce vers les Premiers ministres et Présidents pour leur dire de pousser leurs ministres et de les faire rentrer dans les rangs. »

31 octobre 2008

Abeille, sentinelle de l’environnement

Apparue avec les plantes à fleurs, l’abeille existe sur notre planète depuis plus de 80 millions d’années.

Aujourd’hui, plus de 80 % de notre environnement végétal est fécondé par les abeilles, qui jouent un rôle prépondérant de pollinisateurs. Ainsi, près de 20 000 espèces végétales menacées sont encore sauvegardées grâce à l’action pollinisatrice des abeilles.
Ainsi, près de 40 % de notre alimentation (fruits, légumes, oléagineux, etc...) dépend exclusivement de l’action fécondatrice des abeilles. Par ailleurs, le miel, le pollen, la gelée royale, la propolis, le venin, demeurent des produits naturels appréciés par les consommateurs et font l’objet de nombreuses recherches de par le monde pour leurs qualités diététiques et thérapeutiques.

Pourtant, aujourd’hui, après avoir survécu à tous les changements climatiques, les abeilles sont menacées en raison de mutations profondes de l’environnement dues notamment à des pratiques agricoles inadaptées (emploi abusif de produits phytosanitaires de plus en plus toxiques, remembrement, monoculture, ensilage, etc...).

En France, depuis 1995, près de 30 % des colonies d’abeilles disparaissent chaque année.

En 10 ans, 15 000 apiculteurs ont cessé leur activité.

De 1995 à 2005, la production nationale a chuté de 30 % et les importations ont triplé.

C’est pourquoi l’UNAF a lancé en 2005 l’action "L’abeille, sentinelle de l’environnement" pour alerter le grand public de cette situation inquiétante et tenter de protéger aussi bien l’abeille, que l’apiculture qui en dépend.

Un nombre croissant d’institutions et d’entreprises privées nous répondent, conscientes de l’importance de la préservation de cette faune pollinisatrice pour la sauvegarde de nos cultures et de la biodiversité. Ensemble, nous demandons qu’une réflexion soit menée au sein de notre gouvernement et des gouvernements des autres pays, car la situation que nous rencontrons en France est identique dans le reste du monde.

Nous demandons que cette réflexion soit suivie de faits et que la gestion agricole, aujourd’hui peu scrupuleuses vis-à-vis de notre environnement, évolue positivement en misant sur la recherche de moyens respectueux des bases d’un environnement sain.

Nous, collectivités et entreprises, partenaires de l’opération "L’abeille, sentinelle de l’environnement" nous engageons à :

1- Soutenir l’action de l’UNAF auprès des pouvoirs publics pour obtenir une véritable protection de l’abeille,
2- Exiger une stricte application de la directive 91/414 en matière d’homologation des produits phytosanitaires,
3- Favoriser une agriculture réellement respectueuse de l’environnement,
4- Ne pas utiliser de produits phytosanitaires toxiques pour les abeilles dans les parcs et jardins ou terrains à notre collectivité,
5- Ne pas procéder à la mise en culture de plantes génétiquement modifiées,
6- Favoriser l’implantation et la mise en culture de végétaux à vocation pollinifère et nectarifère,
7- Favoriser l’information en direction des agriculteurs,
8- Favoriser l’installation de nouvelles colonies et de nouveaux apiculteurs,
9- Favoriser la connaissance de l’abeille et de l’apiculture,
10- Promouvoir le rôle de l’abeille comme sentinelle de l’environnement,
11- Promouvoir les produits apicoles du terroir et les recherches dont ils peuvent faire l’objet,
12- Favoriser les échanges entre les apiculteurs sur le plan international.

17 octobre 2008

Pesticides : Révélations sur un scandale français

Nicolino, Fabrice - Veillerette, François
Fayard , Paris
collection Documents
Parution : Mars 2007


Résumé : De par l'action de fabricants de pesticides, de hauts fonctionnaires du ministère de l'Agriculture et de dirigeants de syndicats agricoles, la France détient le record mondial d'utilisation de pesticides par hectare de terre agricole. Est dès lors posé un problème de santé publique majeur à l'instar de celui de l'amiante. Les auteurs font un état des lieux avant de proposer des solutions.Quatrième de couverture : C'est un sujet qui peut nous paraître lointain, et pourtant il nous concerne tous. Car les pesticides sont partout, jusque dans la rosée du matin. Et dans la pluie des villes, bien sûr, de toutes les villes de France.Pour cette raison et quelques autres que vous apprendrez, les conséquences sanitaires de l'exposition aux pesticides sont d'ores et déjà massives. Des centaines d'études, à l'échelle internationale, montrent que ces produits de la chimie de synthèse agissent, même à des doses infinitésimales, sur notre équilibre le plus intime. Le cordon ombilical du foetus, le système endocrinien, la fabrication du sperme sont atteints. Les cancers et les maladies neurologiques se multiplient.Ce n'est pas drôle ? Non. Mais les auteurs de ce livre ont pris un parti : celui de raconter des histoires avec de vraies gens. Vivantes, parfois extravagantes. Depuis 1945, l'industrie des pesticides a pris le pouvoir en France, sans que personne s'en doute. Cet ouvrage donne des noms, livre des dates, fouille les archives. Oui, on a truqué des congrès prétendument scientifiques. Oui, les industriels ont infiltré, et continuent de le faire, les commissions officielles chargées du contrôle des pesticides. Oui, l'«agriculture raisonnée», que les pouvoirs publics français présentent comme la solution de l'avenir, est une farce, une incroyable manipulation.En lisant ce récit passionnant, vous découvrirez le rôle scandaleux de la haute administration de notre pays dans la mort de milliards d'abeilles. Vous découvrirez comment on dissimule l'existence de milliers de malades. Vous découvrirez une vérité que personne ne pouvait soupçonner.

Ce qui est important, c'est ce qui est petit...


L'abeille, grâce à son rôle pollinisateur, est à l'origine de la survie de plus de 80% des espèces végétales dans le monde. Or, elle est aujourd'hui gravement menacée.



La mauvaise utilisation de certains pesticides hyper-toxiques en agriculture décime chaque année des milliards d'entre elles. Mobilisons-nous, car leur disparition pourrait sonner le glas de l'espèce humaine.
Soutenons et signons la charte "Abeille, sentinelle de l'environnement".





« Si l'abeille venait à disparaître, l'homme n'aurait plus que quelques années à vivre. »
Albert Einstein


« La science contemporaine nous apprend l'interdépendance de toutes les espèces vivantes dans le grand écosystème planétaire. Chaque plante, chaque animal, joue un rôle précis dont l'effet est bénéfique à l'ensemble des vivants. La disparition d'une espèce peut avoir des conséquences dramatiques. Paradoxe de notre période, c'est au moment où nous découvrons ces propriétés de la vie terrestre que nous apprenons aussi l'immense saccage provoqué par notre industrie : l'érosion de la biodiversité. Le cas des abeilles en est un dramatique exemple. Lorsque l'abeille pénètre dans la fleur à la recherche de nectar, son corps se constelle de grains de pollen qu'elle dépose sur le pistil de la fleur suivante. C'est la pollinisation, un chaînon essentiel de la vie terrestre. La fleur abandonne ses pétales tandis que le fruit ou les graines se développent dans l'ovaire. Les pesticides de l'agriculture intensive ont décimé les abeilles. Sérieusement. Les résultats de cette perte s'étendent bien au-delà de la simple diminution des cueillettes de miel. Elle rejaillit sur l'avenir même des arbres fruitiers et, par là, sur les récoltes de fruits, éléments indispensables de notre alimentation. De proche en proche, les effets de l’hécatombe des abeilles se propagent sur toute la chaîne alimentaire et nous affectent directement. Quand nous malmenons une espèce, nous nous malmenons nous-mêmes. »
Hubert Reeves

11 octobre 2008

Les méfaits de la mauvaise alimentation et des pesticides

Pour que ce film qui dénonce les méfaits de la mauvaise alimentation et des pesticides, réalisé par un Français, soit correctement programmé lors de sa sortie en salle, il faut qu'un maximum de personnes regarde la bande-annonce.

http://www.nosenfantsnousaccuseront-lefilm.com/

En vous remerciant de bien vouloir faire suivre à tous vos contacts

17 mai 2008

NON A L’INSECTICIDE CRUISER®


Nous demandons le retrait de l’insecticide CRUISER® produit par la firme SYNGENTA
Le ministère de l’agriculture vient d’autoriser le Cruiser maïs (molécule active: le Thiametoxam).
Ce produit ne satisfait pas aux exigences de sécurité pour l’abeille et l’environnement . Cette molécule neurotoxique reste active très longtemps dans le sol, l’eau et les plantes dans lesquels elle se diffuse pour exprimer sa toxicité. Les abeilles et de nombreux autres insectes pollinisateurs, les oiseaux, les vers de terre en subissent les conséquences sur leur santé.
NON A L’INSECTICIDE CRUISER®
TUEUR D’ABEILLES ET DE BIODIVERSITE !
Un des objectifs du grenelle de l’environnement est la réduction de l’usage des pesticides.
Commençons dès maintenant à ne plus autoriser de molécules destinées aux « Traitements de Semences » alors qu’on les sait dangereuses, systémiques et persistantes.
Le ministère précise qu’il ne sera utilisé que sur les maïs ensilage et grain …soit déjà 3 millions d’hectares potentiellement concernés !
… en Italie des milliers de ruches ont péri au printemps 2007 au moment du semis à cause des poussières toxiques. Quelques millionièmes de grammes suffisent à tuer les abeilles..
Le Système d’évaluation est à revoir. Prés de 3000 formulations commerciales de produits insecticides sont autorisées en France. L’environnement est soumis à une pression trop grande par des expositions répétées à des toxiques ! des alternatives existent et d’autres sont à inventer.
Arrêtons là le gâchis et les mensonges !
La biodiversité est la richesse du monde .
Vivre du métier d’apiculteur nécessite que l’environnement soit respecté
et que soient respectés les engagements pris devant les Français !