20 décembre 2010

Quinze OGM, pour la plupart des maïs, sont en attente d'une autorisation de culture ou de commercialisation en Europe

Le président de la Commission européenne José Manuel Barroso a exclu mardi à Strasbourg de suspendre les autorisations de culture et de commercialisation des plantes transgéniques comme le réclame une pétition signée par plus d'un million d'européens.

Une pétition signée par plus d'un million de citoyens de l'UE appelle M.Barroso a « décréter un moratoire sur l'introduction des plantes génétiquement modifiées en Europe et à mettre en place un organisme éthique et scientifique indépendant chargé de mener à bien la recherche sur l'impact des OGM et à déterminer leur régulation ».

«Nous allons continuer à appliquer la législation européenne», a déclaré José Manuel Barroso pendant un débat au Parlement européen. «Je ne suis pas satisfait du régime d'autorisations car il n'est pas suffisamment clair, mais je suis tenu de le respecter», a-t-il ajouté.

Lancée en mars par Greenpeace et le mouvement Avaaz, cette pétition a été remise à la Commission jeudi dernier. Il s'agit de la première fois qu'il est fait usage d'une nouvelle possibilité créée par le traité de Lisbonne, l'«initiative citoyenne», permettant à un million ou plus de citoyens européens de demander à l'Union européenne de modifier sa législation sur un sujet donné.

Une pétition jugée non conforme

Cette pétition a toutefois été jugée non conforme au droit d'initiative prévu par le Traité de Lisbonne, car le nouveau régime n'est pas encore en vigueur. Les gouvernements européens ont en effet donné leur feu vert au projet , mais il doit encore être approuvé mercredi par le Parlement européen. Les États devront ensuite le ratifier pour permette son entrée en vigueur, prévue au mieux en 2012.

Quinze OGM, pour la plupart des maïs, sont en attente d'une autorisation de culture ou de commercialisation en Europe. Deux OGM sont actuellement cultivés dans l'UE : le maïs MON810 de l'Américain Monsanto, qui demande le renouvellement de cette autorisation, et la pomme de terre OGM Amflora développée par le groupe allemand BASF. En France, du fait du dépôt d'une clause de sauvegarde, le MON810 est toujours interdit à la culture commerciale.

Merci à Marc

11 décembre 2010

Deux formations sur la santé de l'abeille - 5 janvier et 25 mars 2011

Bonjour à tous,
Le CIVAM AGROBIO 47 vous invite à participer à 2 formations sur :
« LA SANTE DES ABEILLES »
Ces formations auront lieu : le mercredi 5 Janvier et le vendredi 25 Mars 2011 de 9h à 17h
 OBJECTIFS :
- Connaître la physiologie de l’abeille et son fonctionnement immunitaire.
- Connaître les moyens de renforcer les colonies afin qu’elles puissent se défendre contre les maladies et parasites

                 
Les modalités pratiques (lieu, tarifs,…) vous seront données lors de votre inscription.
Merci de vous inscrire auprès du CIVAM AGROBIO 47 ou d’AGROBIOPERIGORD avant le 22 Décembre 2010.
                     A bientôt
L’équipe du CIVAM Agrobio 47


      Claire MARY
    Animatrice technique
    CIVAM AGROBIO 47
NOUVELLE ADRESSE A PARTIR DU 1er SEPTEMBRE 2010    
    26 rue Victor Michaut 
    47300 Villeneuve sur Lot
    Tel : 05 53 41 75 03 
    Fax : 09 70 62 25 05
    Cel : 06 27 85 02 03
    Mail : cmary@agrobio47.fr
    Web Départemental : www.agrobio47.fr
    Web Régional : www.bio-aquitaine.com

09 décembre 2010

L'autorisation du Cruiser renouvelée pour un an

(08/12/10)

Le ministère de l'Agriculture annonce le renouvellement pour un an de l'autorisation d'utilisation de l'insecticide Cruiser pour l'enrobage des semences de maïs, contre l'avis des apiculteurs et associations de défense de l'environnement.

L'autorisation du Cruiser renouvelée pour la campagne 2010-2011 « fait suite à l'avis favorable de l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) du 15 octobre 2010 » selon laquelle l'usage de cet insecticide sur le maïs « ne présente pas de risque pour l'environnement », explique le ministère dans un communiqué. Le Cruiser est fabriqué par le groupe suisse Syngenta.

Apiculteurs et associations de défense de l'environnement estiment que ces insecticides sont en grande partie responsables de la surmortalité des abeilles. Ils se battent depuis des années pour le retrait des néocotinoïdes (Gaucho, Cruiser, Proteus...) du marché, utilisés en enrobage des semences ou en pulvérisation.

Les «semences enrobées» concernées par Ecophyto 2018

Parallèlement, le ministre de l'Agriculture annonce dans un communiqué que l'usage des « semences enrobées » - c'est le cas notamment des semences de maïs qui sont « enrobées » de Cruiser- sera inclus à partir de 2011 dans le plan Ecophyto 2018. Ce programme vise à réduire l'utilisation de pesticides de 50% dans un délai de 10 ans (2018) « si possible ».

Le ministère de l'Agriculture a aussi déclaré que le projet de loi de finances rectificative pour 2010, en discussion au Parlement, prévoyait d'élargir aux semences enrobées la redevance « pour pollutions diffuses ».

source

Merci à Marc

27 novembre 2010

BIODIVERSITE - Le Parlement européen souhaite renforcer l'aide au secteur apicole...



La PAC 2013 pourrait aider à freiner le déclin des colonies d'abeilles: le Parlement européen souhaite que l'Union européenne renforce son aide au secteur apicole à l'occasion de la révision de la Politique agricole commune (PAC) après 2013 alors que la population d'abeilles diminue de façon inquiétante en Europe. Les députés européens ont adopté jeudi une résolution invitant la Commission à accroître son aide au secteur par une révision de la législation et une augmentation de l'aide financière et des investissements dans la recherche.

Des règles d'étiquetage améliorées

"La mortalité des abeilles est en progression alors que le nombre d'apiculteurs en Europe diminue; ces deux phénomènes pourraient avoir une incidence grave sur la production alimentaire puisque la plupart des plantes, cultivées ou non, sont pollinisées par les abeilles", souligne la résolution du Parlement européen. Des règles d'étiquetage et des contrôles améliorés, un renforcement de la recherche sur la mortalité des abeilles, l'inclusion des maladies des abeilles dans la politique vétérinaire de l'Union européenne figurent parmi les recommandations du texte qui a été adopté à mains levées.

Les députés ont demandé une augmentation des fonds destinés aux apiculteurs et aux projets de recherche sur le varroa (un parasite accusé de 10% des cas de mortalité). L'étiquetage du miel vendu en Europe devrait être plus clair et renseigner sur l'origine et le contenu des pots, ont également souhaité les députés. Alors que les importations représentent plus de 40% du miel vendu en Europe, le Parlement a réclamé une amélioration des règles relatives à l'étiquetage d'origine afin d'éviter toute information trompeuse sur les mélanges de miel provenant de l'Union européenne et de pays tiers.

Favoriser la recherche indépendante sur la mortalité des abeilles

Les députés européens ont aussi demandé à la Commission de soutenir la recherche indépendante sur la mortalité des abeilles et de veiller à la publication de toutes les informations sur les effets des cultures OGM et des pesticides sur certaines espèces d'abeilles. Le Parlement a également suggéré une révision de la réglementation sur les pesticides et les produits phytopharmaceutiques pour permettre une évaluation des risques liés à l'exposition des abeilles à ces substances.

Apiculteurs et associations de défense de l'environnement estiment que les pesticides sont en grande partie responsables de la surmortalité des abeilles. Les professionnels se battent depuis des années pour le retrait des néocotinoïdes (Gaucho, Cruiser, Proteus...) du marché, utilisés en enrobage des semences ou en pulvérisation.

© 2010 AFP

23 novembre 2010

Déclaration annuelle des ruchers: voici le Cerfa 13995*01 obligatoire


La déclaration des ruchers et du nombre de ruches est devenue obligatoire le 1er janvier 2010. 
Voici le Cerfa N° 13995*01 nécessaire à la déclaration des ruchers. C'est celui qui est valable à partir du 1er janvier 2010 et qui remplace l'ancien (le Cerfa 50-4471).
Vous pouvez le télécharger sur Apivet.eu en cliquant sur:  Téléchargement Cerfa_13995_01 - déclaration de ruchers - jan 2010

Ce document est à renvoyer au GDS de votre département

Pour le Lot et Garonne (47) :
GDS
9, Bd Sylvain Dumon
BP 107
47004
AGEN

22 septembre 2010

Les pesticides, apprenons à nous en passer !


 -

Je jardine, tu jardines, nous jardinons… Des fleurs aux légumes, tout est bon et beau dans le jardin. Moment de découverte, et moment de plaisir, le jardin reste un espace privilégié pour petits et grands.



Pourtant, jardiner rime parfois avec danger. Contrôler les pucerons et les limaces, arracher les mauvaises herbes, sont autant de pratiques qui amènent trop souvent les jardiniers amateurs à utiliser des pesticides. Potentiellement dangereux pour la nature et la santé des hommes. Ces produits peuvent être remplacés par des solutions alternatives qui vous permettront de jardiner autrement, avec bon sens.

Initié à la suite du Grenelle Environnement, le plan Ecophyto 2018 vise à réduire progressivement l’usage des pesticides en France de 50%, si possible, d’ici à 2018.

Cliquez-ici pour découvrir une animation et tout comprendre sur les pesticides, pour jardiner autrement et des conseils si vous devez utiliser des pesticides.


16 septembre 2010

Banque du miel à la Bourse de Paris

Bonjour,

Une ruche en plein Paris, installée devant la Bourse: c'est l'action poétique de l'artiste Olivier Darné pour dénoncer la crise financière et la crise écologique. Visite avec la journaliste Laure Noualhat, entre le miel et les abeilles.

http://www.liberation.fr/terre/06012316-a-la-bourse-les-abeilles-butinent-contre-la-crise

LauRent

11 septembre 2010

Non-lieu confirmé pour Bayer et BASF (07/09/10)


La cour d'appel de Toulouse a confirmé le non-lieu rendu le 30 janvier 2009 au bénéfice de Bayer et BASF dans l'affaire du pesticide Régent, accusé de provoquer une surmortalité des abeilles.


Propriétaires successifs du fipronil, la molécule active du Régent, Bayer et BASF avaient bénéficié d'un non-lieu délivré fin janvier 2009 par une juge d'instruction de Saint-Gaudens, quatre ans après leur mise en examen.

Interrogé par téléphone, l'avocat de Bayer France a indiqué que « Bayer était satisfait de cette décision et tranquille sur la suite de la procédure ».

Dans son délibéré, daté du 2 septembre, la cour a « confirmé l'ordonnance de non-lieu, (...) sans avoir pris en compte les études montrant la dangerosité du Régent TS, fournies » par les plaignants (l'Union nationale de l'Apiculture française (Unaf) et la Confédération paysanne), a déclaré à l'AFP un responsable de cette dernière, Jean Sabench.

Selon la Confédération paysanne et l'Unaf, en 2002 et 2003, 90% de certaines ruches ont été éliminés quand les abeilles ont butiné des tournesols dont les semences avaient été enrobées de Régent. Ils rappellent que l'usage agricole du fipronil est interdit depuis 2004.

La Confédération paysanne a annoncé qu'elle se pourvoirait en Cassation mardi contre la décision de la cour d'appel.

08 septembre 2010

Récupération d'essaims : Etes-vous couvert ?

Décharge à faire signer par le propriétaire des lieux avant de récupérer un essaim d'abeilles afin d'être couvert par l'assurance "responsabilité civile" de celui-ci en cas d'accident et pour se décharger des dommages éventuels pouvant résulter de votre intervention.
Vous pouvez copier-coller le texte ci-dessous :


ATTESTATION

Le présent document de nature juridique et contradictoire, constitue en l’espèce, une totale décharge, à valoir au titre de toute responsabilité autant civile que pénale, qui pourrait être alléguée et revendiquée, s’avère relatif à une intervention bénévole, réalisée à titre gratuit, portant sur les opérations suivantes, ceci en respect avec la conservation de l’environnement :
poursuite, recherche, repérage, capture, récupération, emport avec transport en toute sécurité vers une nouvelle destination ou lieu, d’ (un) ou (d’essaims) d’insectes du genre hyménoptères, en l’espèce d’abeilles sauvages ou domestiques.
Le présente attestation est établie pour valoir ce que de droit et garantie des parties en présence, pouvant si nécessaire être produite en justice.


L’intervenant :

(nom, prénom, profession, adresse)

signature :



Le requérant ou demandeur :

(nom, prénom, adresse)

signature :

02 septembre 2010

Frelon asiatique : La traque au mangeur d'abeilles

L'Inra de Bordeaux repart pour deux années de recherche afin de mettre au point les pièges les mieux adaptés.

Article paru dans le journal Sud Ouest
 Denis Thiéry conduit les travaux sur le frelon asiatique.  Photo DR

Denis Thiéry conduit les travaux sur le frelon asiatique. PHOTO DR

La présence du frelon asiatique est attestée en France depuis 2005. Un lot de poteries chinoises destinées à un discounter de la région de Nérac (47) en aurait été le vecteur. En moins de dix ans, l'insecte s'est installé. Depuis son point d'ancrage aquitain, il n'a cessé de proliférer et d'étendre son aire géographique. Il atteint désormais le Bassin parisien.

Mais on est encore loin de tout connaître sur cet hyménoptère venu d'ailleurs. Par exemple, on n'en sait pas suffisamment pour fabriquer le ou les pièges qui permettront d'endiguer son action néfaste sur les abeilles, sans porter préjudice à la biodiversité alentour (1).

Cette mission est confiée à l'unité Santé végétale de l'Inra de Bordeaux (33). Après deux années de recherches interrompues par l'arrêt du financement, elle vient de trouver de nouvelles ressources auprès du ministère de l'Écologie au titre de la lutte contre les espèces invasives. « Nous avons tout de même progressé sur plusieurs points », explique Denis Thiéry, qui conduit les travaux, assisté d'Olivier Bonnard. « On connaît mieux son comportement alimentaire et son comportement de chasse devant la ruche. »

La ruche assiégée

Ainsi, durant l'été, le frelon asiatique exerce-t-il « une pression constante, tout au long de la journée. Il fixe les abeilles devant les ruches, ce qui a pour effet de les appauvrir. L'abeille se défend, mais l'objectif final reste le pillage de la ruche au moment où la défense s'affaiblit. »

Le maximum de la prédation est atteint en septembre, selon le chercheur, qui souligne « le comportement élaboré, la stratégie collective de chasse » mise en œuvre : « Le frelon asiatique est un insecte social. Ils sont de 30 à 50 à faire le siège d'une ruche après un repérage préalable par des insectes pionniers. »

S'agissant de son comportement alimentaire, une étude sur les fèces, menée sous l'égide du Muséum d'histoire naturelle, « a montré que les abeilles constituent 80 à 90 % de sa nourriture. Mais quand le ratio abeilles diminue, il va chercher une autre alimentation. Il s'attaque alors aux fruits mûrs, comme le constat en a été fait sur du raisin de table en Dordogne. »

Le mystère du nid

En revanche, indique Denis Thiéry, « on connaît mal son comportement au nid, car il est difficile de s'en approcher. Peut-être faudrait-il installer un endoscope pour observer, mais ce n'est pas simple et c'est dangereux. Et on ne sait pas recréer un nid de frelon en labo. »

On ne connaît pas non plus son rayon d'action : « Jusqu'à quelle distance de son nid le frelon chasse-t-il ? » Or, affirme le chercheur, c'est « la compréhension de son comportement qui va permettre d'élaborer les pièges les plus attractifs et les plus sélectifs ».

Car le frelon asiatique n'a toujours « pas trouvé de prédateur naturel », même si on pense que des oiseaux comme la mésange pourraient le devenir. Quant à la capture des reproductrices au printemps, elle n'est, dit-il, « tout simplement pas jouable ».

Molécules sensorielles

Le succès de la reproduction du frelon asiatique est l'un des axes de travail que privilégient désormais Denis Thiéry et Olivier Bonnard : « Il s'agit d'une espèce installée qui essaye d'optimiser la reproduction là où elle est. On étudie l'interaction entre les fondatrices et le partage du territoire. Au sortir de l'hiver, quel est le potentiel reproducteur ? On constate qu'au début, on a beaucoup d'abeilles et peu de frelons. »

L'objectif reste, au final, de mettre au point un piège satisfaisant, attractif et sélectif. « Il y a une grosse pression de l'apiculture sur la recherche, mais on n'a pour l'instant rien de concret. » Le mou de pomme offrirait certaines perspectives, de même qu'un « attractif à base de poisson frais ». En fait, il s'agit de « bien identifier les molécules sensorielles qui les attirent ». L'étape suivante consistant à « évoluer vers des arômes de synthèse ». La mission est fixée pour deux ans.

(1) Dans une note publiée au début du printemps, la Draaf Aquitaine rappelait que, selon une étude dirigée par le Muséum national d'histoire naturelle, « les pièges à bière comme les pièges à guêpes, ou les pièges recommandés par les associations apicoles, ne sont pas sélectifs ». Car « tous capturent un grand nombre d'hyménoptères utiles ».

28 mai 2010

POUR L'AVENIR DE L'HOMME, SAUVONS LES ABEILLES !


Depuis 1995, des milliards d'abeilles meurent intoxiquées chaque année en France, en Europe, et aux Etats-Unis ! Partout dans le monde, on déplore la disparition du cheptel apicole.

Des pesticides ultra-toxiques vis-a-vis des abeilles et des autres insectes pollinisateurs portent une grande part de responsabilité dans ce désastre, toxiques pour l'environnement, fortement suspectés sur la santé humaine, insuffisamment évalués ou illégalement mis sur le marché.

Ce scandale des insecticides a démontré des dysfonctionnements inadmissibles dans l'évaluation des pesticides, dont la France est le deuxieme plus grand consommateur au monde !

Sans abeilles, plus de 80% des especes végétales disparaîtront de la surface de la terre ! A la base de l’équilibre des écosystemes, elles représentent plus de 35% de nos ressources alimentaires…

Ce qui nous rappelle la citation d'Einstein :
"Si les abeilles venaient a disparaître, l'homme n'aurait plus que quatre années a vivre."

De toute urgence - c'est le devoir de chacun :
Pour l'avenir de l'homme, sauvons les abeilles !

Pour que cesse définitivement ce désastre écologique et économique, nous réclamons :

  • Le retrait définitif de tous les pesticides neurotoxiques et systémiques (tels que Cruiser, Gaucho, Regent…) et des produits a usage agricole contenant ces substances.
  • La plus grande rigueur pour la mise sur le marché des pesticides, dans le respect de l'environnement et de la santé publique.
  • L’interdiction de disséminer dans l’environnement des OGM/PGM.
  • La création d'un comité européen d'experts indépendants incluant des apidologues, chargé de l'évaluation de la toxicité des pesticides et des OGM/PGM.
  • Que l'abeille soit, dans la plus grande urgence, reconnue en tant qu’acteur irremplaçable de la pérennité de la biodiversité et protégée par le patrimoine mondial de l’UNESCO.

17 mai 2010

Fongicide sur blé - suite...

Bonjour,
nous suivons les cours au rucher école et recevons vos messages très intéressants.

Si cela peut vous aider ou donner des pistes, nous avons remarqué un nombre important d'abeilles mortes (issues d'essaims sauvages) seulement le lendemain d'un traitement fongicide sur blé;
produits utilisés : "opus" et "comet" de chez BASF.

Apicolement,
Cécile et Nicolas.

14 mai 2010

INTOXICATIONS SUR COLZA - AVRIL/MAI 2010 - Lot-et-Garonne

Historique des anomalies constatées : disparition des butineuses, mortalité de nymphes…

Jeudi 29.04 : constat perte de butineuses - rucher John Besnard, à Villebramar (présence de J. Besnard, M. Coudoin)

Vendredi 30.04 : mortalité de nymphes devant les ruches, à Verteuil (D. Goirand, apiculteur)

Informe : Mme Jacqueline Gastal (Présidente du syndicat départemental Abeille Gasconne).

Samedi 01.05 : mortalité de nymphes devant ses ruches à Tombeboeuf et Verteuil (M. Coudoin)

Informe : Mme Jacqueline Gastal, M. Pierre Lienard - GDSA 47, M. Frank Alétru (Vice-président Terre d’Abeilles)

Contacte : M. Gérard VENEREAU, Inspecteur Brigade Nationale d’Enquêtes vétérinaires et phytosanitaires.

M. J.F. Fage (apiculteur) constate et signale le même problème sur deux de ses ruchers, sur la même zone…

Dimanche 02.05 : visite ruchers D. Goirand et M. Coudoin avec M. Raymond Bernadet (agent sanitaire apicole)…

Mardi 04.05 : en présence de M. Pierre Lienard, j’informe le directeur de la DSV 47, qui détache M. Berthoumieux sur le terrain le jour même.

Vendredi 07.05 : constat, prélèvements sur 4 ruchers appartenant à Ms. Goirand, Fage, Coudoin…

Intervenants sur site : Mme M.P. Chauzat - AFSSA, Ms. Meziani et M. Berthoumieux - DSV 47

Apiculteurs présents : Mme J. Gastal, Ms. Lienard, Goirand, Fage, Coudoin…

Dimanche 09.05 : mêmes constats : perte des butineuses + mortalité de nymphes, sur 3 ruchers Gastal - ce qui agrandit la zone vers le nord…

Apiculteurs présents: M. Dimitri Crabeil, également victime, M. Bertrand Auzeral…

Autres constats : Secteur de La Sauvetat du Dropt (M. Siron)

Secteur de Sainte-Livrade (M. Mercier, vétérinaire)…

Remarques : La zone principale touchée forme un quadrilatère de 20 / 15 Km…

Les ruchers déplacés en début de la floraison du colza perdent beaucoup plus de butineuses.

Les ruches ont réussi à remplir deux hausses avant la disparition des butineuses…

Traitements effectués sur colza :

  • Un insecticide (Karaté K) a été appliqué au début de la floraison…
  • Deux traitements fongicides ont été effectués en cours de floraison (mi-floraison, fin floraison)
  • De très nombreux traitements ont été effectués en pleine journée, par forte chaleur, en pleine floraison.
Au cours des prélèvements effectués sur le rucher Fage à Labretonie, Mme M.P. Chauzat (AFSSA) déclare : « Nous sommes en présence d’un phénomène nouveau, jamais observé jusqu’à présent ; vraisemblablement dû à l’intervention d’un agent extérieur à la ruche »

(Maurice COUDOIN, apiculteur - 14 05 10)

13 mai 2010

Sauvons les abeilles !

Dernier coup de gueule...

Après mon analyse du rapport de l'OPESC
par Maurice COUDOIN

De par le "profil bas" qu'ils ont toujours adopté, bon nombre d'apiculteurs portent une large part de responsabilité dans la considération qui nous est accordée. Nous sommes en quelque sorte des citoyens de seconde zone et bon nombre d'entre nous se complaisent dans cette situation ; dont acte....

Selon ce rapport, il ressort que la fréquence des cas de cancers dans le monde agricole, en constante augmentation, serait due essentiellement à deux facteurs :

- les émanations du gazole respirées par les agriculteurs tractoristes d'une part...

- l'exposition aux rayons ultraviolets d'autre part..

De l'incidence de l'emploi des pesticides, point n'est question. Là, le dit rapport ne nous apprend rien, nous savons tous, nous les apiculteurs, qu'en aucun cas un insecticide peut détruire l'abeille...

En conséquence, veuillez placarder le présent avis à la population...

à compter de ce jour :

article 1 : seule l'utilisation des tracteurs à pédales reste autorisée...

article 2 : le port de la bourqua devient obligatoire sur l'ensemble du territoire national, y compris pour la gens masculine de la population.

article 3 : l'accès des plages sera désormais interdit à toute personne qui ne sera pas totalement embourquadée...

A noter que, une fois de plus, les apiculteurs apparaissent comme des précurseurs géniaux puisque la bourqua blanche, ils la portent depuis belle lurette...

L'ennui dans cette affaire de pesticides : c'est qu'ils sont aussi amenés à porter le chapeau...

Et pour conclure :

à l'occasion des prochaines élections : présidentielles, députationnelles, (avez-vous remarqué que dans député il y a pute) sénatoriales, ne votez pas bottez !!! Bottez leur les fesses afin que le trou du cul leur pèle jusqu'à leur dernier jour...

L'invraisemblable rapport parlementaire sur les pesticides


L'office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques vient de livrer un très étrange rapport d'information sur les pesticides et la santé. Signé du député Claude Gatignol et du sénateur Jean-Claude Etienne, il marque un retour en force de la promotion d'une agriculture inféodée à l'industrie chimique.
Et il fait fi de la préservation des écosystèmes, des ressources en eau et en sol, de la qualité des aliments, des revenus et de la santé des paysans.

Au moment du vote de ce texte, il n'y avait plus que 10 parlementaires présents sur 36. Je suis la seule à avoir voté contre. Je vous livre ici mes réflexions après avoir feuilleté avec assiduité le rapport, que les parlementaires n'ont découvert que le jour de sa présentation.

Comme par hasard, juste avant le Grenelle 2
Déposé sur la table une semaine avant l'examen du Grenelle 2 à l'Assemblée nationale, il participe au retour de flamme dont la prise en compte de l'environnement est victime depuis quelques mois.

Son sujet, les pesticides, est abordé par la juxtaposition d'auditions, et d'opinion contradictoires.

Mais les alertes des scientifiques sur les éventuels risques de ces produits ne sont pas prises en compte. L'incertitude, quand elle est mise en avant, l'est toujours au bénéfice des mêmes.

Le ton est donné dès l'introduction :

« L'agriculture s'est construite autour de l'utilisation des produits phyto-pharmaceutiques, moyen de proposer des produits végétaux de qualité et d'aspect irréprochables tels qu'attendus par le consommateur. »

Les abeilles ne seraient pas menacées de disparition
Le rapport est truffé de conclusions intermédiaires à la rédaction ambiguë. Par exemple, il est écrit :

« En France, les statistiques nationales ne permettent pas à ce jour de chiffrer précisément un phénomène de surmortalité touchant les ruchers du territoire national. »

Certes. Mais ainsi écrit, sans aucune conclusion tirée des morts d'abeilles et des doléances des apiculteurs, le lecteur pourra en déduire qu'il n'y a pas d'hécatombe visible.

La publication sert de cheval de Troie aux dispositifs de l'agriculture des grands groupes. L'agriculture dite « raisonnée » y est promue comme modèle, alors que chacun sait qu'elle repose sur des engagements a minima, qui équivaudraient pour un automobiliste à certifier qu'il ne brûlera pas les feux rouges et qu'il s'arrêtera au stop.

Attention à ne pas baisser trop brutalement les pesticides
Une vingtaine de pages présentent les OGM comme alternative, alors que leur implantation favorise l'usage de pesticides associés, comme les céréales « Roundup ready » ou bien qu'elles sécrètent en elles-mêmes les insecticides.

Le ton est donné :

« L'engagement du Grenelle de l'environnement de réduire l'usage des pesticides de 50% dans un délai de dix ans impliquerait, selon une simulation, que toute l'agriculture française passe en mode intégré. »

Mais si cet objectif était respecté, voici les menaces énoncées par le rapport : baisse des rendements, malnutrition dans le monde, hausse des prix agricoles, résistance des ravageurs, signal négatif pour la recherche, disparition des productions de fruits et légumes…

Les rapporteurs « rappellent les bénéfices de l'usage des pesticides et invitent les pouvoirs publics à anticiper les conséquences d'une diminution trop brutale de l'utilisation des pesticides en France ».

Le rôle cancérigène des pesticides est minoré
Tout cela fait le terrain des amendements de la majorité, qui prévoient de conditionner la réduction de ces substances à une évaluation des potentiels effets économiques.

Après avoir minoré la qualité comparée d'un aliment biologique et d'un aliment chargé de pesticides, ainsi que le rôle cancérigène des pesticides, le rapport évoque toutes les autres sources de perturbateurs endocriniens pour mieux dédouaner les pesticides.

Quant aux maladies professionnelles avérées des agriculteurs, un opportun tableau de leurs expositions quotidiennes flèche d'autres sources de pathologie : le fuel de leur tracteur, les fumées, les poussières du champ, et même les UV, puisqu'ils travaillent en plein air.

Et si une étude sur l'exposition domestique fait apparaître un surnombre de tumeurs du cerveau, les rapporteurs en concluent :

« Mais ce résultat est à prendre avec toutes les précautions d'usage d'autant que la question posée “Traitez-vous des plantes d'intérieur ? ” n'était pas assez précise et que les personnes ont très bien pu répondre par l'affirmative, qu'ils utilisent des insecticides, des engrais, des lustrants ou qu'ils ne font qu'arroser leurs plantes. »

Visiblement, quand on ne veut pas entendre, on ne veut pas entendre !

Pourtant, comme le note le Réseau environnement santé, « l'impact sanitaire des pesticides est avéré, il suffit de lire la littérature scientifique de façon non sélective. »

Les recommandations ont sans doute été beaucoup plus éclairées par le médecin Etienne que par le vétérinaire Gatignol. Elles accompagnent le travail et comportent beaucoup plus d'éléments intéressants, comme l'augmentation de la recherche en toxicologie ou les registres cancers.

Mais elles dissimulent des tentatives de déréglementation, la culpabilisation des apiculteurs -pour lesquels n'a pas été retenue ma proposition de les associer aux protocoles de recherche- ou encore la promotion des OGM.

09 mai 2010

Les intoxications sur colza continuent... même lorsque les ruches arrivent sur l'acacia !

Dimanche 9 mai, en Lot et Garonne

- Villebramar (47380), rucher le petit duc, appartenant à Sylvie Gastal:
Première constatation, l'activité est quasi inexistante!
La deuxième, une mortalité importante devant chaque ruche (abeilles, nymphes)
la troisième et dernière couvain semi ouvert et mort en partie.

- Laperche (47800), rucher prairie fleuries,appartenant à Dimitri Crabeil, les constatations sont les mêmes!

- Labretonnie (47350) rucher colza, appartenant à Philippe Gastal, toujours les mêmes constatations.

Aujourd'hui, mercredi 12 mai, sur des ruchers d'acacia provenant du colza (St Vivien 47210), toujours et encore la même!
Juste pour information, les ruchers sont composés de 32 ruches sur palette de 4, bref 128 ruches touchées aujourd'hui. Combien demain???

Personnellement, pas d'intoxication, même sur mes ruchers visités aujourd'hui à l'acacia.
je continu mes recherches sur les produits utilisés (colza,céréales) mes résultats vous parviendrons prochainement.

Je vous fais parvenir les photos commentées :

Ruche avec récolte, on suppose que le problème est survenu au cours de la miellée car ces ruches ont fait 2 hausses...

Pas ou peu d'abeilles dans les hausses

Le corps de ruche est vide

La mortalité devant les ruches.


Conclusion : Si mortalité devant vos ruches ou baisse d'activité, posez vous les bonnes questions et ne pensez pas forcément à une erreur apicole...

Allez au boulot les gars!! faites circuler au maximum les informations.

Apicolement.
Bertrand AUZERAL

05 mai 2010

Fongicide sur colza

mai 2010
J'ai eu l'occasion de dire à plusieurs représentants du monde agricole qu'il n'y avait plus de place pour l'abeille au sein de l'agriculture telle qu'elle est pratiquée aujourd'hui...

Hier matin avec le directeur des Services Vétérinaires, l'après-midi sur le terrain avec le technicien abeilles de la DSV ; oui, il y a des nymphes mortes (et non des larves) devant les ruches, et beaucoup devant certaines ruches ; les abeilles continent d'en sortir...

Ce matin avec le technicien de Terres du Sud qui a communiqué la liste des produits utilisés...

Oui, j'ai vu beaucoup de traitements effectués en pleine journée, en pleine chaleur, en pleine floraison des colza ; un non-sens total selon le dit technicien et ceci au niveau de l'efficacité, et bonjour le risque pour l'applicateur... et les abeilles et les mouches...

Non, la plupart des apiculteurs du 47 ne constatent pas de disparition de butineuses, toujours le nez dans le guidon ; quelle concentration de cons !....

Et toujours des salopards payés pour faire de la désinformation que dis-je de l'intoxication !...

Dès à présent, j'évacue mes ruches vers la forêt du Périgord, elles ne reviendront pas...

Maurice.

"Syngenta s’engage en faveur des abeilles" : La mauvaise blague




Voyage de presse

Agriculture & Biodiversité

Depuis sa création en 2001, Syngenta s’attache à concilier Agriculture compétitive et respect de l’environnement, notamment en accompagnant les agriculteurs dans la mise en place des bordures de champs fleuries, sources d’alimentation pour les abeilles et autres pollinisateurs.
Nous vous proposons de venir découvrir les essais menés sur ce thème par Syngenta sur des champs de colza à Nérac (Lot-et-Garonne) le 4 mai 2010.
En espérant avoir le plaisir de vous compter parmi nous…
Syngenta
Route de Francescas
47600 Nérac
(Cf plan en pièce jointe)
PROGRAMME

7h45 - Rendez-vous à l’aéroport d’Orly

8h45 - Départ vers Agen
10h00- Arrivée à Agen
11h30 - Café d’accueil à Nérac
11h45 - Visite des essais pollinisateurs sur notre plateforme colza
14h00 – Déjeuner
15 h30 - Echanges avec les experts
16h30 - Retour vers Paris
19h30 - Arrivée à Paris
Merci de confirmer votre participation avant le 30 avril 2010.
Contact Presse:
Delphine Nicolas
Syngenta

Syngenta figure parmi les leaders mondiaux pour ses activités. Le groupe emploie plus de 25 000 personnes dans plus de 90 pays qui n’ont qu’un seul objectif: exprimer le potentiel des plantes. Par nos capacités scientifiques de premier plan, notre présence mondiale et notre engagement en faveur des clients, nous aidons à accroître les rendements et la rentabilité des cultures, à protéger l’environnement et à améliorer la santé et la qualité de vie. Pour plus d’informations sur Syngenta, nous vous recommandons de consulter le site www.syngenta.com.
Delphine Nicolas
Responsable Relations Medias Grand Public
Direction de la Communication et des Affaires Publiques

SYNGENTA AGRO S.A.S.
1, avenue des Près
78 286 Guyancourt Cedex
France


Voila comment on traite la presse, sympa non ?
Qui sait si, en plus de l'apéro et du resto-trip d'un jour dans le Sud-Ouest, on ne leur a pas donné aussi un article tout prêt à publier, louant les mérites de cette fabrique de "toujours plus de produits chimiques pour votre bien" ?

Mme la Présidente de l'Abeille Gasconne et moi-même, intrigués par cette déclaration sur la plaquette : "Syngenta s’engage en faveur des abeilles" avons pris le temps de nous intéresser à cette journée.

Le champs de colza semence mentionné sur la plaquette étant bien connu de Jacqueline puisqu'elle y avait perdu les trois quarts du rucher qu'elle y avait porté il y a deux ans à cause de rémanence de Gaucho sur céréales à paille; nous nous sommes donc rendus à l'heure indiquée au lieu dit 'Tartifume'.

La pluie ayant manifestement changés les plans de la visite, personne n'était là à l'heure indiquée sur le papier. Au bout de cinq minutes d'attente nous nous sommes dirigés vers l'usine de Syngenta pour demander où se trouvait ce "groupe" qui semblait avoir une importance capitale.

Si vous n'êtes jamais allé chez Syngenta, c'est une expérience assez bizarre pour un api; On dirait qu'on entre dans une banque, une sorte de camp retranché; Si vous n'avez pas de badge vous n'irez pas loin.

Nous nous présentons à l'accueil comme étant la présidente et le secrétaire du syndicat représentant quatre apiculteurs Lot et Garonais sur cinq. On téléphone et on nous demande d'attendre 1/4 d'heure une "dame" qui doit "venir nous chercher".

La voiture arrive. En descendent M Laurent Peron et ladite dame qui m'ignore complètement alors que M Peron s'approche, souriant, proposant de nous recevoir.

Nous sommes alors très gentiment éconduits dans un petit bureau proche de la réception : Nous ne verrons que M Peron. La dame à lunette, cheveux châtain, attendra derrière la porte.

Nous faisons part de notre agréable surprise que "Syngenta s’engage en faveur des abeilles" et demandons ce que Syngenta fait de si beau qui mérite d'affréter avion, autocar, bar et restaurant "en faveur des abeilles" ?

Nous nous demandons ce que Syngenta, le producteur du mortel Cruiser si honteusement homologué, peut bien faire "en faveur des abeilles" pendant que ses produits les tuent par centaines de milliers?

En fait d'abeille il s'avère finalement que Syngenta veut "offrir" des semences de jachères fleuries pour ensemencer les bordures de champs ne pouvant pas être cultivées (bord de cours d'eau - PAC). Et peut-être ainsi justifier les immenses subventions bruxelloises dont les agriculteurs ne touchent qu'une petite partie ?

M Peron ira jusqu'à proposer de nous envoyer quelqu'un, je dirais "capable de nous convertir", il dira "capable de répondre à vos questions".

M Peron nous avons été franc avec vous. Nous vous avons dit dès le départ que nous avions l'impression d'être pris pour des C.. et vous n'avez rien trouvé de mieux que de nous resservir le plat du Varroa et de la Nozema. Croyez-vous pouvoir enseigner à un vieux singe a faire la grimace ?

Nous croyons qu'il s'agit en fait de ce que les abeilles peuvent faire "en faveur de Syngenta" : Un coup de pub !

Alors que l'on reparle du Grenelle de l'environnement et qu'une nouvelle tendance politique écologiste a fait de bons résultats aux élections régionales il est urgent que vous changiez votre image de "Tueurs d'abeilles" n'est-ce pas ?

Je trouve vraiment dommage qu'une personne talentueuse comme vous fasse totalement l'impasse sur l'éthique et la santé, s'aveugle elle-même pour plus facilement aveugler les autres, se cantonnant à des arguments si légers (nos produits sont vérifiés par des experts scientifiques, lol) qu'on en vient a se dire que vous ne travaillez finalement que pour l'argent, dans le mépris de la vie.

Jérôme Bayle, secrétaire de l'Abeille Gasconne.

04 mai 2010

Intoxications-disparition des abeilles butineuses

Mardi 4 mai 2010
Bonjour,

Aujourd'hui, nous avons visité des ruchers environnés de colza en fleurs, en zones de grandes cultures.

C'est une véritable catastrophe !

Les ruches qui à cette époque devraient déborder d'abeilles, sont complètement dégarnies. Les populations sont extrèmement réduites malgrè 7 cadres de couvain. Les abeilles sont absentes des hausses alors que la semaine passée la miellée démarrait.

Par le temps froid de ce jour nous aurions dû trouver toutes les butineuses dans la ruche, mais elles ont disparues sans laisser de traces. Nous n'avons constaté aucune mortalité d'abeilles devant les ruches.

Nous craignons que ceci soit l'effet néfaste du PROTEUS car les années passées nous faisions des récoltes abondantes de miel de colza dans ces secteurs.

Nos 4 ruchers situès dans ces zones céréalières présentes les mêmes symptômes d'affaiblissement et de récolte nulle, alors que nos ruchers situés en zones bocagères présentent des colonies très populeuses et nous avons triplé des hausses.

Notre cas rejoint celui énoncé ci-dessous.

Cordialement

Sophie D.

Deux cas d’intoxication sont à déplorer sur le secteur Verteuil d’Agenais – Montbahus, Lot-et-Garonne…

Lundi 3 mai 2010


1er cas : Près du village de Villebramar, rucher appartenant à John Besnard.

Environnement cultural : zone de grandes cultures comportant du colza et des céréales; objet de traitement au cours de la dernière dizaine (fongicides, insecticides, mélange ?), traitements effectués souvent en plein jour et sur colza en floraison…

Phénomènes constatés : Je possède personnellement plusieurs ruchers sur la même zone, à la différence que mes ruches sont présentes depuis plus de six mois, emplacement d’hivernage.

Pas de dégâts apparents au niveau des populations, néanmoins, la récolte de miel de colza n’est pas en rapport avec la météo, très favorable durant la floraison.

Mon stagiaire, possédant ses propres ruches, implante un rucher de 40 ruches environ sur la même zone (moins de 400 m d’un de mes ruchers) au tout début de la floraison du colza. Rucher disparatre (ruches bonnes et moins bonnes). Les bonnes ruches reçoivent rapidement une hausse pour la récolte.

Le jeudi 28 avril, par météo très favorable 26°, nous visitons le dit rucher. Première impression à l’arrivée sur les lieux : activité nulle sans mortalité apparente. L’ouverture des ruches démontre une absence de récolte, une absence d’abeilles adultes dans les hausses. Au niveau du nid à couvain, une disproportion importante entre la surface de la ponte et les abeilles adultes présentes (très peu d’abeilles)

Ces ruches ressemblent à ce que nous avons connu lors des intoxications sur tournesol traite Gaucho au cours des années précédentes…

2ème cas : sur la zone située entre le village de Verteuil d’Agenais et la limite nord de Tombeboeuf ; de part et d’autre de la départementale 120. Au moins 7 ruchers sont touchés…

Présence de larves mortes évacuées par les adultes devant l’entrée de la ruche.

Rucher appartenant à M. Goirand « au Tiers », commune de Verteuil : certaines ruches présentent un nombre considérable de larves mortes. Phénomènes constaté et signalé à Mme Gastal, Présidente de l’Abeille Gasconne au cours de la journée du 30 avril

Ruchers appartenant à Mme COUDOIN M.France, commune de Verteuil, Coulx, Tombeboeuf. 6 ruchers.

Intoxication plus récente : pas de larves mortes le 30 avril au matin, constat effectué par mes soins le 1er mai en début de journée. Moins de larves mortes que sur le rucher Goirant ; comme chez lui, ce sont les colonies les plus fortes les plus affectées…

Prélèvements effectués par mes soins en présence de Messieurs Goirant et Besnard ; larves conditionnées en enveloppes et stockées au congélateur.

Environnement cultural : zone de grandes cultures dont les colza en pleine fleur et les céréales ont reçu récemment divers traitements en plein jour et par température élevée (fongicides, insecticides, mélange ?)…

Brigade Nationale Enquête Vétérinaire : Inspecteur Gérard VENEREAU 06.73.67.09.41

mercredi 5 mai
Pierre Lienard et moi-même avons rencontré hier matin le Directeur des Services Vétérinaires. Celui-ci a mandaté Monsieur Berthoumieux pour venir constater sur le terrain immédiatement (mortalité de larves et nymphes). L'affaire suit son cours ; d'autres apiculteurs ont également signalé le phénomène, notamment :
Messieurs Fage, Baudis, Siron ; également le vétérinaire de Ste Livrade.

Concernant les pertes de butineuses sur colza qui, pour la plupart d'entre nous passent inaperçues ; sachez que des pesées systhématiques réalisées sur des ruches en Vendée (source Frank Aletru et Inspecteur Vénereau) démontrent une perte de butineuses de 1.6 kg par ruches en une semaine.

Tout apiculteur qui constate des mortalités (abeilles adultes, larves, nymphes) ou des dépopulations, a le devoir d'en informer les Services Vétérinaires. Il en va de la survie de l'apiculture.

Merci.
Maurice.

30 avril 2010

Haro sur le maïs traité au Cruiser

30 avril 2010

Il est dans le collimateur des apiculteurs. Le maïs traité avec l'insecticide Cruiser est, selon eux, à l'origine d'une forte mortalité des abeilles. À Kervignac, GillesLanio monte au créneau.

Il a tout perdu ou presque. Il ne lui reste qu'une quarantaine de ruches. En l'espace d'un an ses colonies d'abeilles ont disparu. Un phénomène de dépopulation qu'il avait du mal à expliquer jusqu'ici. Aujourd'hui il pointe du doigt le maïs enrobé avec l'insecticide Cruiser. Gilles Lanio est apiculteur à Kervignac, vice-président de la fédération d'apiculture Bretagne, Pays-de-la-Loire et président du syndicat des apiculteurs du Morbihan. «Depuis longtemps je soupçonnais la présence de maïs Cruiser dans le secteur pour expliquer une telle mortalité. J'ai même appris qu'en 2008, des expériences avaient été menées en plein champ à proximité de chez moi, sans en être informé». Depuis jeudi dernier Gilles Lanio ne décolère pas. Par hasard il a découvert que la Cecab, coopérative agricole de Saint-Allouestre qui commercialise ledit maïs, menait, avec un agriculteur, un test sur un champ voisin de sa maison et de ses ruches. «Je les ai pris sur le fait, en train de semer le maïs». Pour l'apiculteur, le Cruiser agit comme un neurotoxique. «À son contact les abeilles perdent la mémoire et ne retrouvent plus leur ruche. Or une abeille est incapable de vivre seule, elle doit être en colonie». En Allemagne le Cruiser est homologué sur la betterave et le colza mais plus sur le maïs. En Italie son utilisation est également interdite sur le maïs.

650.000 hectares de maïs Cruiser

Laurent Peron, directeur de la communication de Syngenta-France se défend, bien évidemment, de commercialiser un produit phytosanitaire dangereux pour les abeilles. «Nous avons une autorisation de mise sur le marché qui a été renouvelée cette année par le ministère de l'Agriculture. Nous n'avons pas eu de plainte depuis que le Cruiser est en vente, il y a cinq ans, après dix ans de recherche. Le Cruiser, c'est le produit phytosanitaire qui a fait l'objet du plus grand nombre d'études d'impact sur les abeilles. En 2008 et 2009 ce sont 650.000 hectares de maïs traité Cruiser qui ont été semés et aucune colonie d'abeilles n'a été mise en danger». Chez Syngenta, on admet, en revanche, «des disparitions de ruches, mais les causes sont multiples». Laurent Peron évoque la présence d'un acarien ou encore d'une maladie, la nosémose, qui affaiblit l'abeille. «L'alimentation peut être en cause. À certaines périodes de l'année, les abeilles n'ont plus rien à manger». Ces explications, Gilles Lanio les connaît et n'y accorde guère de crédit : «C'est un produit hautement toxique. D'ailleurs, au moment des semis les agriculteurs doivent prendre des précautions. Il doit travailler sous protection, porter un masque et une combinaison. Enfin, il faut semer par vent faible». Ce que confirme de site internet de Syngenta.

«40% de l'alimentation dépend des abeilles»

Preuve, pour l'apiculteur, que le Cruiser n'est pas tout à fait inoffensif. Selon certains scientifiques la molécule du Cruiser serait même 5.400 fois plus toxique que le DDT, premier insecticide moderne. «Or, 40% de l'alimentation humaine dépend des abeilles. 20.000 espèces de végétaux n'existent que grâce à la pollinisation des abeilles», rappelle l'apiculteur.

Laurent Marc

25 avril 2010

Compte rendu de l’assemblée Générale 2010


L’assemblée Générale 2010 de notre syndicat départemental s'est déroulée à la salle des fêtes de Tombeboeuf le dimanche 7 mars.

Invités : Richard Legrand (président de l’Abeille périgordine) Mr Raymond Saunier (président de l’Abeille Girondine) M. Pierre Cabé (président de l’Abeille Landaise) M. Jean-Pierre Sourzat (Président de l’abeille corresienne) s’est excusé .

Madame Jacqueline Gastal, notre présidente, prend la parole à 10H15.
La séance est ouverte, environ 120 personnes sont présentes lors de notre assemblée générale annuelle.

La lecture du compte rendu de l’Assemblée Générale de 2009 est faite par le secrétaire et approuvé par l’assemblée.

Madame Gastal continue l’assemblée générale par la lecture du rapport moral de notre syndicat ou il est mentionné les nouvelles menaces phytosanitaire pour l’apiculture (enrobage de semences, etc.), inquiétudes par rapport au frelon asiatique, problématique de déclaration des ruches pour les « petits » apiculteurs ; nouvelles du rucher école ; remerciement à M. Bernadet pour l’organisation de la distribution de sirop du syndicat et pour son action bénévole au sein du bureau depuis de nombreuses années ; appel à candidatures pour le renouvellement du bureau de notre syndicat.

Madame Gastal fait le compte rendu de la réunion de trois membres du bureau de notre syndicat à la MSA ; les apiculteurs sont informés sur les différents droits et obligations des retraités, impôts, déclarations, cotisations sociales, etc. On est cotisant solidaire à partir de 50 ruches jusqu'à 199 ; Explication de l’utilité du n° de numagrit.

M. Richard Legrand prend la parole a 10h45 pour expliquer la position de l’UNAF par rapport a l’enregistrement du n° numagrit qui sera faite par les DDCSPP (Direction Départementale de la Cohésion Sociale et de la Protection des Populations) ; la déclaration des ruches est importante par rapport aux emplacements qui permettent de savoir qui était là en premier entre le rucher et un éventuel champ d’OGM ;



M. Pierre Cabé prend la parole à 10h50 pour reprendre et approfondir les explications au sujet des différentes déclarations.


Renouvellement du tiers sortant du bureau en 2010,
Sont réélus :
  • Mr Bertrand AUZERAL : tout le monde est pour.
  • Mme Anny AUZERAL : 1 personne est contre, le reste de l’assemblée est pour.
  • M. Alain COUSTOU: 1 personne est contre, le reste de l’assemblée est pour.
  • M. Alain FOURNIER: 1 personne est contre, le reste de l’assemblée est pour.
  • Mr Jean-Louis SIMONCELLO : tout le monde est pour.
  • Mr Alain HAURET : tout le monde est pour.

Madame Gastal fait un appel à candidature dans la salle pour inviter les apiculteurs à s’investir dans notre syndicat. Elle explique les raisons de l’absence de comptable dans notre syndicat et pourquoi la comptabilité 2009 sera faite par le centre de comptabilité CER47.
Une candidature spontanée se présente dans la salle:
  • M. ESCABASSE : tout le monde est pour.
M. Bertrand Auzeral notre vice président qui à assisté à l’Assemblée Générale de l’UNAF à Paris nous en fait le compte rendu : Dossiers juridiques (trois dossiers en cours : 1 - Cruiser reconduit, 2 - affaire de Verteuil (M. Maurice Coudoin prend le micro pour nous en faire l’historique) 3 - Les trafiquants d’agrochimie de saint Gaudens;
Produit phytos (protéus) ; marché du miel.

M. Richard Legrand, assisté de Mrs Pierre Cabé et Raymond Saunier développe le compte rendu de l’AG 2010 de l’UNAF et spécialement aux sujets de l’institut Technique et de notre présence au sein de la FNSEA qui vient d’être remise en question (voté a l’unanimité) essentiellement a cause de la divergence d’intérêts.

M. Auzeral qui est également notre responsable des assurances nous fait part d’un sinistre dont il vient de prendre note.

M. Raymond Saunier de l’Abeille Girondine nous parle du frelon asiatique dans son département et dans la France entière. Présentations des différent modèles de pièges et appâts. Invitation insistante pour chaque apiculteur de piéger le maximum de « Fondatrices ». Présentation d’une plaquette écrite avec M. Richard Legrand pour la revue Abeille et Fleurs, plaquette qui donne l’essentiel des renseignements disponibles sur le frelon asiatique.
M. Legrand nous parle d’un nouveau piège « japonais » apparemment très efficace ; il nous explique aussi le phénomène de guttation (gouttes sécrétés par les plantes) et nous parle des plantes mutagènes (les OGM cachés).

M. Bertrand Auzeral revient sur le succès du congrès Apimondia
2009 et nous parle du marché du miel et de la production Française.

Madame Gastal reprend la parole pour nous parler de la pollinisation des pruniers (les pruniculteurs en 2010 sont subventionnés de 50% a 100% par leur syndicat pour faire cette pollinisation).

M. Carles nous parle de notre rucher école qui compte 18 élèves inscrits au 7 mars 2010. Tout semble bien se passer.

Intervention de Mme Limousin sur les déclarations de ruches (elle précise que jusqu'à 50 ruches la MSA conserve la déclaration mais n’en fait « rien » sachant que la cotisation solidaire se fait a partir de 50 ruches jusqu'à 199 ruches. Jusqu'à 49 ruches les gens n’ont pas a s’inquiéter.

Madame la présidente remercie les présents à cette Assemblée Générale.

La réunion prend fin à 12H40.

Proteus & Cruiser : Vigilance

avril 2010
Le Proteus est homologué depuis l'automne 2009, il sera utilisé pour la première fois en France en mars, avril et mai 2010 en pulvérisation sur les champs de colza (aussi sur céréales, betteraves et pommes de terre).

C'est un grand sujet d'inquiétude pour les apiculteurs de plaine où la culture de colza représente jusqu'à plus de 30% des surfaces agricoles et 50% de la récolte de miel annuelle.

Soyez vigilants lors des premiers traitements jusqu'à la fin de la floraison du colza... Le Proteus est composé de 2 molécules insecticides dangereuses pour l'abeille. Il s'agit de la deltaméthrine ayant une durée d'action de 3 jours et de la thiaclopride de la même famille que le Gaucho et le Cruiser (néonicotinoïdes), avec une action systémique prolongée dans le temps (45 jours).

Le Cruiser est à nouveau autorisé en traitement de semences de maïs pour 2010.
En 2009 des cas d'intoxications ont été répertoriés, mais de nombreux apiculteurs ont
subi des pertes d'abeilles conséquentes sans en faire part. L'Administration fait donc état de cas isolés, accidentels et ne prend pas les mesures nécessaires pour retirer le Cruiser.

Soyez vigilants lors des semis de maïs. Les poussières d'insecticide peuvent intoxiquer vos abeilles par contact et ingestion.

Ne relâchez pas votre vigilance à la levée du maïs. Le jeune plant, en raison de l'action insecticide systémique du thiametoxam (molécule du Cruiser), est hautement toxique pour l'abeille lorsqu'elle boit la gouttelette qui perle à l'extrémité des jeunes feuilles. Ce phénomène de transpiration de la sève montante est appelé guttation, il a lieu le matin entre 7h et 9h.

Ensuite, ce sera lors de la floraison du maïs que les abeilles rapporteront du pollen chargé de thiametoxam, et là l'action insecticide pour l'ensemble de la colonie d'abeilles se prolongera jusqu'à l'hivernage.

Voici quelques conseils
Observez vos colonies et le comportement des abeilles, aux moments critiques énoncés ci-dessus...

Prenez des photos et des vidéos dés vous constatez des mortalités ou des comportements anormaux des abeilles...Alertez aussitôt la DDPP (nouvelle DDSV) qui rapidement devra prélever des abeilles et du pollen...Déposez plainte en gendarmerie...Prévenez votre société d'assurance... Vous pouvez aussi faire appel à un huissier de justice...

Appel à témoignage
Merci de transmettre à l'UNAF vos photos et vidéos sur vos observations, et d'informer sur vos démarches et résultats d'analyses.
Ainsi, vous contribuerez à étayer des argumentaires au niveau national et européen, afin d'aboutir à l'interdiction des insecticides néonicotinoïdes.

Sophie Dugué
Membre du bureau de l’UNAF

20 avril 2010

Questionnaire Troubles apicoles



Pour accéder au questionnaire, cliquez sur le lien : Questionnaire

Votre OSAD et la FNOSAD vous adressent ce questionnaire portant sur les pertes de colonies. L'objectif est de mieux comprendre les raisons de ces pertes et en particulier de vérifier si elles sont corrélées à des conditions climatiques spécifiques, à une zone géographique ou à d'autres facteurs.

Nous vous demandons de répondre le plus précisément possible. Il est possible que des informations complémentaires vous soient par la suite demandées, c'est pourquoi, nous souhaitons disposer de vos coordonnées qui resteront confidentielles.

Par ce questionnaire et les réponses que vous voudrez bien apporter, nous nous intéressons à la probabilité d'une ruche d'être atteinte de mortalité et/ou de dépopulation. Les études réalisées jusqu'à ce jour s'accordent à expliquer ces phénomènes par des causes multifactorielles, à savoir une combinaison de problèmes liés à la qualité de l'environnement des colonies (qualité et quantité de nourriture disponible pour les abeilles, perturbations du comportement des abeilles liées à l'environnement direct du rucher), et à une pression de varroa et d'éventuelles maladies sur les colonies. Ce questionnaire essaie de cerner l'ensemble de ces problèmes et une analyse statistique des réponses devrait permettre, on l'espère, de hiérarchiser l'influence de ces différents facteurs et de mieux comprendre les perturbations que subissent nos colonies. Ceci a pour but à long terme d'être en mesure de limiter ces perturbations grâce à de meilleures pratiques apicoles ou par le choix d'emplacements mieux adaptés au bon développement des colonies.

Votre participation sera vivement appréciée. Elle permettra de donner à notre démarche sa crédibilité.

19 avril 2010

Les Exsudats ou guttation

Les exsudats sont le phénomène de transpiration de la sève montante des plantes, le xylème. Ce phénomène est très fréquent. Selon le DBIB (syndicat Allemand membre de la Coordination Européenne), il se produit toute l’année (sauf en période de gel). Il a été observé au printemps, en été, en automne, en hiver… Et même la veille de la réunion de la Coordination Européenne à Paris, le 09 décembre 2009.

Les gouttelettes se forment à l’extrémité des feuilles des plantes tout particulièrement sur les plantules au début de leur croissance.

Le meilleur moment pour observer ce phénomène est le matin entre 7h et 9h après une nuit claire.

Les exsudats sont différents de la rosée qui se dépose sur toute la surface de la feuille.

Après 2 heures, la rosée a disparu, L’exsudat continu d’être présent.

Les exsudats sont une source importante d’eau pour les abeilles. Elle est très attractive pour les abeilles car elle est composée d’eau, de protéines, de minéraux, de sucres. Malheureusement pour nos abeilles, elle est également extrêmement concentrée en matières actives présentes dans les plantes traitées avec des produits systémiques ou les semences traitées. (172ppb dans des gouttes prélevées sur colza au stade 4 feuilles, 63 ppb au stade 6 feuilles)

Le même problème se pose également pour les herbicides utilisés sur les OGM tolérants, ou les plantes mutées tolérantes. Quant aux plantes génétiquement modifiées capables de synthétiser leurs propres pesticides, les abeilles y sont également confrontées.

La ruche peut être considérée comme un super-organisme constitué de milliers d’abeilles. L’estomac de la ruche est constitué de la somme de tous les estomacs des abeilles. L’effet « boule de neige » bien documenté nous montre que l’ensemble de la colonie partage l’eau sucrée entrée dans la ruche en 24h.

Ce « nouveau » vecteur d’exposition des abeilles est de toute première importance car il touche
l’ensemble des cultures : Céréales, pommes de terres, betteraves, maïs, colza… ainsi que les
« mauvaises herbes » présentes entre les rangées.

Nos abeilles sont en danger sur toutes les zones de culture traitées.

Il est important de faire remonter à vos responsables syndicaux des éléments (photos-vidéos…) prises en France en précisant la date et le lieu. Il faut au plus vite être en mesure de présenter des éléments nationaux au ministère de l’agriculture afin d’obtenir comme l’Italie et l’Allemagne l’on obtenu la suspension de tous les produits systémiques et de traitement de semence jusqu’à l’obtention de résultats scientifiques prouvant l’absence de danger pour l’abeille.

A vos appareils photos…

Olivier BELVAL
Membre du bureau de l’UNAF

15 avril 2010

Lettre d'information de l'UNAF - avril 2010

Paris, le 15 avril 2010

Chers Amis,

L’Assemblée Générale de l’Union Nationale de l’Apiculture Française qui s’est déroulée le 27 février 2010 a connu un grand succès. Nous avions pris le parti de changer de salle car année après année vous êtes toujours plus nombreux. Nous nous en réjouissons.

Vous trouverez ci-joint la présentation qui a été diffusé durant cette Assemblée durant laquelle ont eu lieu deux votes à bulletin secret.

Les questions posées étaient les suivantes :

- Après exposé de l’ensemble des discussions et actions de l’UNAF au sujet de la mise en place du futur institut technique de l’apiculture :

o Adhésion de l’UNAF à l’Institut Technique et Scientifique de l’Apiculture et de la Pollinisation (ITSAP) ?

§ Vote OUI à l’Unanimité des membres présents.

- Après exposé de la position de la FNSEA à l’égard de l’UNAF :

o L’UNAF doit-elle continuer d’adhérer à la FNSEA ?

§ Vote NON à 91% des voix.

L’année 2009 a été riche et dense et l’UNAF a été sollicité sur tous les fronts (syndical, juridique, sanitaire, environnementale…).

L’année 2010 nous demandera tout autant de vigilance :

- sur la mise en place de la déclaration des ruches

- les états généraux du sanitaire

- la refonte des directives européennes

- les pesticides (Cruiser ® et Proteus ®)

- L’observation du phénomène des Exsudats (ou guttation)

- Les nombreux partenariats pour lesquels nous avons été sollicités.

L’UNAF a également un nouvel expert comptable : Mr Jean Marc Romilly qui nous a présenté le Bilan 2009 lors de l’Assemblée Générale. Vous trouverez ci-joint un résumé de ce bilan.

Vous trouverez également deux courriers rédigés à votre attention afin de rester en alerte sur les cas d’intoxication Cruiser ® et Proteus ® ainsi que sur le phénomène des exsudats pour lequel nous vous demandons de réaliser des photos afin de nous aider à remonter l’information aux ministères concernés (Agriculture et Environnement).

En outre, la FNOSAD vient de mettre en ligne un questionnaire pour étudier les pertes et troubles dont nos abeilles sont victimes.

Elle espère que dans l'intérêt général les apiculteurs victimes de ces troubles accepteront de renseigner ce questionnaire.

En tant que responsables de l’UNAF nous vous engageons à participer à cette enquête et à remplir le questionnaire en ligne à l’adresse :

http://tbvaleurs.free.fr/FNOSAD-troubles-apicoles.htm .

Enfin, l’UNAF est sollicitée pour de nombreux partenariats cette année 2010 qui est, rappelons le, l’Année internationale de la biodiversité.

Nous sommes partenaires du concours des prairies fleuries et le SPIPOLL (suivi photographique des insectes pollinisateurs) mis en place avec le Museum d’Histoire Naturelle et l’OPIE. et de la capitale de la biodiversité avec Natureparif.

Nous vous communiquerons dans la revue « Abeilles et Fleurs » et sur le site internet les éléments qui vous permettront de participer activement à ces partenariats.

Je vous souhaite une belle saison apicole…

Si les conditions météos sont favorables et si nos abeilles ne sont pas victimes d’intoxications inacceptables…

NB : Infos dernière : la DGAL vient de nous communiquer les coordonnées pour l’enregistrement et la saisie de déclaration des ruches, nous vous le communiquons aussitôt.

Henri CLEMENT