28 mai 2010

POUR L'AVENIR DE L'HOMME, SAUVONS LES ABEILLES !


Depuis 1995, des milliards d'abeilles meurent intoxiquées chaque année en France, en Europe, et aux Etats-Unis ! Partout dans le monde, on déplore la disparition du cheptel apicole.

Des pesticides ultra-toxiques vis-a-vis des abeilles et des autres insectes pollinisateurs portent une grande part de responsabilité dans ce désastre, toxiques pour l'environnement, fortement suspectés sur la santé humaine, insuffisamment évalués ou illégalement mis sur le marché.

Ce scandale des insecticides a démontré des dysfonctionnements inadmissibles dans l'évaluation des pesticides, dont la France est le deuxieme plus grand consommateur au monde !

Sans abeilles, plus de 80% des especes végétales disparaîtront de la surface de la terre ! A la base de l’équilibre des écosystemes, elles représentent plus de 35% de nos ressources alimentaires…

Ce qui nous rappelle la citation d'Einstein :
"Si les abeilles venaient a disparaître, l'homme n'aurait plus que quatre années a vivre."

De toute urgence - c'est le devoir de chacun :
Pour l'avenir de l'homme, sauvons les abeilles !

Pour que cesse définitivement ce désastre écologique et économique, nous réclamons :

  • Le retrait définitif de tous les pesticides neurotoxiques et systémiques (tels que Cruiser, Gaucho, Regent…) et des produits a usage agricole contenant ces substances.
  • La plus grande rigueur pour la mise sur le marché des pesticides, dans le respect de l'environnement et de la santé publique.
  • L’interdiction de disséminer dans l’environnement des OGM/PGM.
  • La création d'un comité européen d'experts indépendants incluant des apidologues, chargé de l'évaluation de la toxicité des pesticides et des OGM/PGM.
  • Que l'abeille soit, dans la plus grande urgence, reconnue en tant qu’acteur irremplaçable de la pérennité de la biodiversité et protégée par le patrimoine mondial de l’UNESCO.

17 mai 2010

Fongicide sur blé - suite...

Bonjour,
nous suivons les cours au rucher école et recevons vos messages très intéressants.

Si cela peut vous aider ou donner des pistes, nous avons remarqué un nombre important d'abeilles mortes (issues d'essaims sauvages) seulement le lendemain d'un traitement fongicide sur blé;
produits utilisés : "opus" et "comet" de chez BASF.

Apicolement,
Cécile et Nicolas.

14 mai 2010

INTOXICATIONS SUR COLZA - AVRIL/MAI 2010 - Lot-et-Garonne

Historique des anomalies constatées : disparition des butineuses, mortalité de nymphes…

Jeudi 29.04 : constat perte de butineuses - rucher John Besnard, à Villebramar (présence de J. Besnard, M. Coudoin)

Vendredi 30.04 : mortalité de nymphes devant les ruches, à Verteuil (D. Goirand, apiculteur)

Informe : Mme Jacqueline Gastal (Présidente du syndicat départemental Abeille Gasconne).

Samedi 01.05 : mortalité de nymphes devant ses ruches à Tombeboeuf et Verteuil (M. Coudoin)

Informe : Mme Jacqueline Gastal, M. Pierre Lienard - GDSA 47, M. Frank Alétru (Vice-président Terre d’Abeilles)

Contacte : M. Gérard VENEREAU, Inspecteur Brigade Nationale d’Enquêtes vétérinaires et phytosanitaires.

M. J.F. Fage (apiculteur) constate et signale le même problème sur deux de ses ruchers, sur la même zone…

Dimanche 02.05 : visite ruchers D. Goirand et M. Coudoin avec M. Raymond Bernadet (agent sanitaire apicole)…

Mardi 04.05 : en présence de M. Pierre Lienard, j’informe le directeur de la DSV 47, qui détache M. Berthoumieux sur le terrain le jour même.

Vendredi 07.05 : constat, prélèvements sur 4 ruchers appartenant à Ms. Goirand, Fage, Coudoin…

Intervenants sur site : Mme M.P. Chauzat - AFSSA, Ms. Meziani et M. Berthoumieux - DSV 47

Apiculteurs présents : Mme J. Gastal, Ms. Lienard, Goirand, Fage, Coudoin…

Dimanche 09.05 : mêmes constats : perte des butineuses + mortalité de nymphes, sur 3 ruchers Gastal - ce qui agrandit la zone vers le nord…

Apiculteurs présents: M. Dimitri Crabeil, également victime, M. Bertrand Auzeral…

Autres constats : Secteur de La Sauvetat du Dropt (M. Siron)

Secteur de Sainte-Livrade (M. Mercier, vétérinaire)…

Remarques : La zone principale touchée forme un quadrilatère de 20 / 15 Km…

Les ruchers déplacés en début de la floraison du colza perdent beaucoup plus de butineuses.

Les ruches ont réussi à remplir deux hausses avant la disparition des butineuses…

Traitements effectués sur colza :

  • Un insecticide (Karaté K) a été appliqué au début de la floraison…
  • Deux traitements fongicides ont été effectués en cours de floraison (mi-floraison, fin floraison)
  • De très nombreux traitements ont été effectués en pleine journée, par forte chaleur, en pleine floraison.
Au cours des prélèvements effectués sur le rucher Fage à Labretonie, Mme M.P. Chauzat (AFSSA) déclare : « Nous sommes en présence d’un phénomène nouveau, jamais observé jusqu’à présent ; vraisemblablement dû à l’intervention d’un agent extérieur à la ruche »

(Maurice COUDOIN, apiculteur - 14 05 10)

13 mai 2010

Sauvons les abeilles !

Dernier coup de gueule...

Après mon analyse du rapport de l'OPESC
par Maurice COUDOIN

De par le "profil bas" qu'ils ont toujours adopté, bon nombre d'apiculteurs portent une large part de responsabilité dans la considération qui nous est accordée. Nous sommes en quelque sorte des citoyens de seconde zone et bon nombre d'entre nous se complaisent dans cette situation ; dont acte....

Selon ce rapport, il ressort que la fréquence des cas de cancers dans le monde agricole, en constante augmentation, serait due essentiellement à deux facteurs :

- les émanations du gazole respirées par les agriculteurs tractoristes d'une part...

- l'exposition aux rayons ultraviolets d'autre part..

De l'incidence de l'emploi des pesticides, point n'est question. Là, le dit rapport ne nous apprend rien, nous savons tous, nous les apiculteurs, qu'en aucun cas un insecticide peut détruire l'abeille...

En conséquence, veuillez placarder le présent avis à la population...

à compter de ce jour :

article 1 : seule l'utilisation des tracteurs à pédales reste autorisée...

article 2 : le port de la bourqua devient obligatoire sur l'ensemble du territoire national, y compris pour la gens masculine de la population.

article 3 : l'accès des plages sera désormais interdit à toute personne qui ne sera pas totalement embourquadée...

A noter que, une fois de plus, les apiculteurs apparaissent comme des précurseurs géniaux puisque la bourqua blanche, ils la portent depuis belle lurette...

L'ennui dans cette affaire de pesticides : c'est qu'ils sont aussi amenés à porter le chapeau...

Et pour conclure :

à l'occasion des prochaines élections : présidentielles, députationnelles, (avez-vous remarqué que dans député il y a pute) sénatoriales, ne votez pas bottez !!! Bottez leur les fesses afin que le trou du cul leur pèle jusqu'à leur dernier jour...

L'invraisemblable rapport parlementaire sur les pesticides


L'office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques vient de livrer un très étrange rapport d'information sur les pesticides et la santé. Signé du député Claude Gatignol et du sénateur Jean-Claude Etienne, il marque un retour en force de la promotion d'une agriculture inféodée à l'industrie chimique.
Et il fait fi de la préservation des écosystèmes, des ressources en eau et en sol, de la qualité des aliments, des revenus et de la santé des paysans.

Au moment du vote de ce texte, il n'y avait plus que 10 parlementaires présents sur 36. Je suis la seule à avoir voté contre. Je vous livre ici mes réflexions après avoir feuilleté avec assiduité le rapport, que les parlementaires n'ont découvert que le jour de sa présentation.

Comme par hasard, juste avant le Grenelle 2
Déposé sur la table une semaine avant l'examen du Grenelle 2 à l'Assemblée nationale, il participe au retour de flamme dont la prise en compte de l'environnement est victime depuis quelques mois.

Son sujet, les pesticides, est abordé par la juxtaposition d'auditions, et d'opinion contradictoires.

Mais les alertes des scientifiques sur les éventuels risques de ces produits ne sont pas prises en compte. L'incertitude, quand elle est mise en avant, l'est toujours au bénéfice des mêmes.

Le ton est donné dès l'introduction :

« L'agriculture s'est construite autour de l'utilisation des produits phyto-pharmaceutiques, moyen de proposer des produits végétaux de qualité et d'aspect irréprochables tels qu'attendus par le consommateur. »

Les abeilles ne seraient pas menacées de disparition
Le rapport est truffé de conclusions intermédiaires à la rédaction ambiguë. Par exemple, il est écrit :

« En France, les statistiques nationales ne permettent pas à ce jour de chiffrer précisément un phénomène de surmortalité touchant les ruchers du territoire national. »

Certes. Mais ainsi écrit, sans aucune conclusion tirée des morts d'abeilles et des doléances des apiculteurs, le lecteur pourra en déduire qu'il n'y a pas d'hécatombe visible.

La publication sert de cheval de Troie aux dispositifs de l'agriculture des grands groupes. L'agriculture dite « raisonnée » y est promue comme modèle, alors que chacun sait qu'elle repose sur des engagements a minima, qui équivaudraient pour un automobiliste à certifier qu'il ne brûlera pas les feux rouges et qu'il s'arrêtera au stop.

Attention à ne pas baisser trop brutalement les pesticides
Une vingtaine de pages présentent les OGM comme alternative, alors que leur implantation favorise l'usage de pesticides associés, comme les céréales « Roundup ready » ou bien qu'elles sécrètent en elles-mêmes les insecticides.

Le ton est donné :

« L'engagement du Grenelle de l'environnement de réduire l'usage des pesticides de 50% dans un délai de dix ans impliquerait, selon une simulation, que toute l'agriculture française passe en mode intégré. »

Mais si cet objectif était respecté, voici les menaces énoncées par le rapport : baisse des rendements, malnutrition dans le monde, hausse des prix agricoles, résistance des ravageurs, signal négatif pour la recherche, disparition des productions de fruits et légumes…

Les rapporteurs « rappellent les bénéfices de l'usage des pesticides et invitent les pouvoirs publics à anticiper les conséquences d'une diminution trop brutale de l'utilisation des pesticides en France ».

Le rôle cancérigène des pesticides est minoré
Tout cela fait le terrain des amendements de la majorité, qui prévoient de conditionner la réduction de ces substances à une évaluation des potentiels effets économiques.

Après avoir minoré la qualité comparée d'un aliment biologique et d'un aliment chargé de pesticides, ainsi que le rôle cancérigène des pesticides, le rapport évoque toutes les autres sources de perturbateurs endocriniens pour mieux dédouaner les pesticides.

Quant aux maladies professionnelles avérées des agriculteurs, un opportun tableau de leurs expositions quotidiennes flèche d'autres sources de pathologie : le fuel de leur tracteur, les fumées, les poussières du champ, et même les UV, puisqu'ils travaillent en plein air.

Et si une étude sur l'exposition domestique fait apparaître un surnombre de tumeurs du cerveau, les rapporteurs en concluent :

« Mais ce résultat est à prendre avec toutes les précautions d'usage d'autant que la question posée “Traitez-vous des plantes d'intérieur ? ” n'était pas assez précise et que les personnes ont très bien pu répondre par l'affirmative, qu'ils utilisent des insecticides, des engrais, des lustrants ou qu'ils ne font qu'arroser leurs plantes. »

Visiblement, quand on ne veut pas entendre, on ne veut pas entendre !

Pourtant, comme le note le Réseau environnement santé, « l'impact sanitaire des pesticides est avéré, il suffit de lire la littérature scientifique de façon non sélective. »

Les recommandations ont sans doute été beaucoup plus éclairées par le médecin Etienne que par le vétérinaire Gatignol. Elles accompagnent le travail et comportent beaucoup plus d'éléments intéressants, comme l'augmentation de la recherche en toxicologie ou les registres cancers.

Mais elles dissimulent des tentatives de déréglementation, la culpabilisation des apiculteurs -pour lesquels n'a pas été retenue ma proposition de les associer aux protocoles de recherche- ou encore la promotion des OGM.

09 mai 2010

Les intoxications sur colza continuent... même lorsque les ruches arrivent sur l'acacia !

Dimanche 9 mai, en Lot et Garonne

- Villebramar (47380), rucher le petit duc, appartenant à Sylvie Gastal:
Première constatation, l'activité est quasi inexistante!
La deuxième, une mortalité importante devant chaque ruche (abeilles, nymphes)
la troisième et dernière couvain semi ouvert et mort en partie.

- Laperche (47800), rucher prairie fleuries,appartenant à Dimitri Crabeil, les constatations sont les mêmes!

- Labretonnie (47350) rucher colza, appartenant à Philippe Gastal, toujours les mêmes constatations.

Aujourd'hui, mercredi 12 mai, sur des ruchers d'acacia provenant du colza (St Vivien 47210), toujours et encore la même!
Juste pour information, les ruchers sont composés de 32 ruches sur palette de 4, bref 128 ruches touchées aujourd'hui. Combien demain???

Personnellement, pas d'intoxication, même sur mes ruchers visités aujourd'hui à l'acacia.
je continu mes recherches sur les produits utilisés (colza,céréales) mes résultats vous parviendrons prochainement.

Je vous fais parvenir les photos commentées :

Ruche avec récolte, on suppose que le problème est survenu au cours de la miellée car ces ruches ont fait 2 hausses...

Pas ou peu d'abeilles dans les hausses

Le corps de ruche est vide

La mortalité devant les ruches.


Conclusion : Si mortalité devant vos ruches ou baisse d'activité, posez vous les bonnes questions et ne pensez pas forcément à une erreur apicole...

Allez au boulot les gars!! faites circuler au maximum les informations.

Apicolement.
Bertrand AUZERAL

05 mai 2010

Fongicide sur colza

mai 2010
J'ai eu l'occasion de dire à plusieurs représentants du monde agricole qu'il n'y avait plus de place pour l'abeille au sein de l'agriculture telle qu'elle est pratiquée aujourd'hui...

Hier matin avec le directeur des Services Vétérinaires, l'après-midi sur le terrain avec le technicien abeilles de la DSV ; oui, il y a des nymphes mortes (et non des larves) devant les ruches, et beaucoup devant certaines ruches ; les abeilles continent d'en sortir...

Ce matin avec le technicien de Terres du Sud qui a communiqué la liste des produits utilisés...

Oui, j'ai vu beaucoup de traitements effectués en pleine journée, en pleine chaleur, en pleine floraison des colza ; un non-sens total selon le dit technicien et ceci au niveau de l'efficacité, et bonjour le risque pour l'applicateur... et les abeilles et les mouches...

Non, la plupart des apiculteurs du 47 ne constatent pas de disparition de butineuses, toujours le nez dans le guidon ; quelle concentration de cons !....

Et toujours des salopards payés pour faire de la désinformation que dis-je de l'intoxication !...

Dès à présent, j'évacue mes ruches vers la forêt du Périgord, elles ne reviendront pas...

Maurice.

"Syngenta s’engage en faveur des abeilles" : La mauvaise blague




Voyage de presse

Agriculture & Biodiversité

Depuis sa création en 2001, Syngenta s’attache à concilier Agriculture compétitive et respect de l’environnement, notamment en accompagnant les agriculteurs dans la mise en place des bordures de champs fleuries, sources d’alimentation pour les abeilles et autres pollinisateurs.
Nous vous proposons de venir découvrir les essais menés sur ce thème par Syngenta sur des champs de colza à Nérac (Lot-et-Garonne) le 4 mai 2010.
En espérant avoir le plaisir de vous compter parmi nous…
Syngenta
Route de Francescas
47600 Nérac
(Cf plan en pièce jointe)
PROGRAMME

7h45 - Rendez-vous à l’aéroport d’Orly

8h45 - Départ vers Agen
10h00- Arrivée à Agen
11h30 - Café d’accueil à Nérac
11h45 - Visite des essais pollinisateurs sur notre plateforme colza
14h00 – Déjeuner
15 h30 - Echanges avec les experts
16h30 - Retour vers Paris
19h30 - Arrivée à Paris
Merci de confirmer votre participation avant le 30 avril 2010.
Contact Presse:
Delphine Nicolas
Syngenta

Syngenta figure parmi les leaders mondiaux pour ses activités. Le groupe emploie plus de 25 000 personnes dans plus de 90 pays qui n’ont qu’un seul objectif: exprimer le potentiel des plantes. Par nos capacités scientifiques de premier plan, notre présence mondiale et notre engagement en faveur des clients, nous aidons à accroître les rendements et la rentabilité des cultures, à protéger l’environnement et à améliorer la santé et la qualité de vie. Pour plus d’informations sur Syngenta, nous vous recommandons de consulter le site www.syngenta.com.
Delphine Nicolas
Responsable Relations Medias Grand Public
Direction de la Communication et des Affaires Publiques

SYNGENTA AGRO S.A.S.
1, avenue des Près
78 286 Guyancourt Cedex
France


Voila comment on traite la presse, sympa non ?
Qui sait si, en plus de l'apéro et du resto-trip d'un jour dans le Sud-Ouest, on ne leur a pas donné aussi un article tout prêt à publier, louant les mérites de cette fabrique de "toujours plus de produits chimiques pour votre bien" ?

Mme la Présidente de l'Abeille Gasconne et moi-même, intrigués par cette déclaration sur la plaquette : "Syngenta s’engage en faveur des abeilles" avons pris le temps de nous intéresser à cette journée.

Le champs de colza semence mentionné sur la plaquette étant bien connu de Jacqueline puisqu'elle y avait perdu les trois quarts du rucher qu'elle y avait porté il y a deux ans à cause de rémanence de Gaucho sur céréales à paille; nous nous sommes donc rendus à l'heure indiquée au lieu dit 'Tartifume'.

La pluie ayant manifestement changés les plans de la visite, personne n'était là à l'heure indiquée sur le papier. Au bout de cinq minutes d'attente nous nous sommes dirigés vers l'usine de Syngenta pour demander où se trouvait ce "groupe" qui semblait avoir une importance capitale.

Si vous n'êtes jamais allé chez Syngenta, c'est une expérience assez bizarre pour un api; On dirait qu'on entre dans une banque, une sorte de camp retranché; Si vous n'avez pas de badge vous n'irez pas loin.

Nous nous présentons à l'accueil comme étant la présidente et le secrétaire du syndicat représentant quatre apiculteurs Lot et Garonais sur cinq. On téléphone et on nous demande d'attendre 1/4 d'heure une "dame" qui doit "venir nous chercher".

La voiture arrive. En descendent M Laurent Peron et ladite dame qui m'ignore complètement alors que M Peron s'approche, souriant, proposant de nous recevoir.

Nous sommes alors très gentiment éconduits dans un petit bureau proche de la réception : Nous ne verrons que M Peron. La dame à lunette, cheveux châtain, attendra derrière la porte.

Nous faisons part de notre agréable surprise que "Syngenta s’engage en faveur des abeilles" et demandons ce que Syngenta fait de si beau qui mérite d'affréter avion, autocar, bar et restaurant "en faveur des abeilles" ?

Nous nous demandons ce que Syngenta, le producteur du mortel Cruiser si honteusement homologué, peut bien faire "en faveur des abeilles" pendant que ses produits les tuent par centaines de milliers?

En fait d'abeille il s'avère finalement que Syngenta veut "offrir" des semences de jachères fleuries pour ensemencer les bordures de champs ne pouvant pas être cultivées (bord de cours d'eau - PAC). Et peut-être ainsi justifier les immenses subventions bruxelloises dont les agriculteurs ne touchent qu'une petite partie ?

M Peron ira jusqu'à proposer de nous envoyer quelqu'un, je dirais "capable de nous convertir", il dira "capable de répondre à vos questions".

M Peron nous avons été franc avec vous. Nous vous avons dit dès le départ que nous avions l'impression d'être pris pour des C.. et vous n'avez rien trouvé de mieux que de nous resservir le plat du Varroa et de la Nozema. Croyez-vous pouvoir enseigner à un vieux singe a faire la grimace ?

Nous croyons qu'il s'agit en fait de ce que les abeilles peuvent faire "en faveur de Syngenta" : Un coup de pub !

Alors que l'on reparle du Grenelle de l'environnement et qu'une nouvelle tendance politique écologiste a fait de bons résultats aux élections régionales il est urgent que vous changiez votre image de "Tueurs d'abeilles" n'est-ce pas ?

Je trouve vraiment dommage qu'une personne talentueuse comme vous fasse totalement l'impasse sur l'éthique et la santé, s'aveugle elle-même pour plus facilement aveugler les autres, se cantonnant à des arguments si légers (nos produits sont vérifiés par des experts scientifiques, lol) qu'on en vient a se dire que vous ne travaillez finalement que pour l'argent, dans le mépris de la vie.

Jérôme Bayle, secrétaire de l'Abeille Gasconne.

04 mai 2010

Intoxications-disparition des abeilles butineuses

Mardi 4 mai 2010
Bonjour,

Aujourd'hui, nous avons visité des ruchers environnés de colza en fleurs, en zones de grandes cultures.

C'est une véritable catastrophe !

Les ruches qui à cette époque devraient déborder d'abeilles, sont complètement dégarnies. Les populations sont extrèmement réduites malgrè 7 cadres de couvain. Les abeilles sont absentes des hausses alors que la semaine passée la miellée démarrait.

Par le temps froid de ce jour nous aurions dû trouver toutes les butineuses dans la ruche, mais elles ont disparues sans laisser de traces. Nous n'avons constaté aucune mortalité d'abeilles devant les ruches.

Nous craignons que ceci soit l'effet néfaste du PROTEUS car les années passées nous faisions des récoltes abondantes de miel de colza dans ces secteurs.

Nos 4 ruchers situès dans ces zones céréalières présentes les mêmes symptômes d'affaiblissement et de récolte nulle, alors que nos ruchers situés en zones bocagères présentent des colonies très populeuses et nous avons triplé des hausses.

Notre cas rejoint celui énoncé ci-dessous.

Cordialement

Sophie D.

Deux cas d’intoxication sont à déplorer sur le secteur Verteuil d’Agenais – Montbahus, Lot-et-Garonne…

Lundi 3 mai 2010


1er cas : Près du village de Villebramar, rucher appartenant à John Besnard.

Environnement cultural : zone de grandes cultures comportant du colza et des céréales; objet de traitement au cours de la dernière dizaine (fongicides, insecticides, mélange ?), traitements effectués souvent en plein jour et sur colza en floraison…

Phénomènes constatés : Je possède personnellement plusieurs ruchers sur la même zone, à la différence que mes ruches sont présentes depuis plus de six mois, emplacement d’hivernage.

Pas de dégâts apparents au niveau des populations, néanmoins, la récolte de miel de colza n’est pas en rapport avec la météo, très favorable durant la floraison.

Mon stagiaire, possédant ses propres ruches, implante un rucher de 40 ruches environ sur la même zone (moins de 400 m d’un de mes ruchers) au tout début de la floraison du colza. Rucher disparatre (ruches bonnes et moins bonnes). Les bonnes ruches reçoivent rapidement une hausse pour la récolte.

Le jeudi 28 avril, par météo très favorable 26°, nous visitons le dit rucher. Première impression à l’arrivée sur les lieux : activité nulle sans mortalité apparente. L’ouverture des ruches démontre une absence de récolte, une absence d’abeilles adultes dans les hausses. Au niveau du nid à couvain, une disproportion importante entre la surface de la ponte et les abeilles adultes présentes (très peu d’abeilles)

Ces ruches ressemblent à ce que nous avons connu lors des intoxications sur tournesol traite Gaucho au cours des années précédentes…

2ème cas : sur la zone située entre le village de Verteuil d’Agenais et la limite nord de Tombeboeuf ; de part et d’autre de la départementale 120. Au moins 7 ruchers sont touchés…

Présence de larves mortes évacuées par les adultes devant l’entrée de la ruche.

Rucher appartenant à M. Goirand « au Tiers », commune de Verteuil : certaines ruches présentent un nombre considérable de larves mortes. Phénomènes constaté et signalé à Mme Gastal, Présidente de l’Abeille Gasconne au cours de la journée du 30 avril

Ruchers appartenant à Mme COUDOIN M.France, commune de Verteuil, Coulx, Tombeboeuf. 6 ruchers.

Intoxication plus récente : pas de larves mortes le 30 avril au matin, constat effectué par mes soins le 1er mai en début de journée. Moins de larves mortes que sur le rucher Goirant ; comme chez lui, ce sont les colonies les plus fortes les plus affectées…

Prélèvements effectués par mes soins en présence de Messieurs Goirant et Besnard ; larves conditionnées en enveloppes et stockées au congélateur.

Environnement cultural : zone de grandes cultures dont les colza en pleine fleur et les céréales ont reçu récemment divers traitements en plein jour et par température élevée (fongicides, insecticides, mélange ?)…

Brigade Nationale Enquête Vétérinaire : Inspecteur Gérard VENEREAU 06.73.67.09.41

mercredi 5 mai
Pierre Lienard et moi-même avons rencontré hier matin le Directeur des Services Vétérinaires. Celui-ci a mandaté Monsieur Berthoumieux pour venir constater sur le terrain immédiatement (mortalité de larves et nymphes). L'affaire suit son cours ; d'autres apiculteurs ont également signalé le phénomène, notamment :
Messieurs Fage, Baudis, Siron ; également le vétérinaire de Ste Livrade.

Concernant les pertes de butineuses sur colza qui, pour la plupart d'entre nous passent inaperçues ; sachez que des pesées systhématiques réalisées sur des ruches en Vendée (source Frank Aletru et Inspecteur Vénereau) démontrent une perte de butineuses de 1.6 kg par ruches en une semaine.

Tout apiculteur qui constate des mortalités (abeilles adultes, larves, nymphes) ou des dépopulations, a le devoir d'en informer les Services Vétérinaires. Il en va de la survie de l'apiculture.

Merci.
Maurice.