22 septembre 2010

Les pesticides, apprenons à nous en passer !


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Je jardine, tu jardines, nous jardinons… Des fleurs aux légumes, tout est bon et beau dans le jardin. Moment de découverte, et moment de plaisir, le jardin reste un espace privilégié pour petits et grands.



Pourtant, jardiner rime parfois avec danger. Contrôler les pucerons et les limaces, arracher les mauvaises herbes, sont autant de pratiques qui amènent trop souvent les jardiniers amateurs à utiliser des pesticides. Potentiellement dangereux pour la nature et la santé des hommes. Ces produits peuvent être remplacés par des solutions alternatives qui vous permettront de jardiner autrement, avec bon sens.

Initié à la suite du Grenelle Environnement, le plan Ecophyto 2018 vise à réduire progressivement l’usage des pesticides en France de 50%, si possible, d’ici à 2018.

Cliquez-ici pour découvrir une animation et tout comprendre sur les pesticides, pour jardiner autrement et des conseils si vous devez utiliser des pesticides.


16 septembre 2010

Banque du miel à la Bourse de Paris

Bonjour,

Une ruche en plein Paris, installée devant la Bourse: c'est l'action poétique de l'artiste Olivier Darné pour dénoncer la crise financière et la crise écologique. Visite avec la journaliste Laure Noualhat, entre le miel et les abeilles.

http://www.liberation.fr/terre/06012316-a-la-bourse-les-abeilles-butinent-contre-la-crise

LauRent

11 septembre 2010

Non-lieu confirmé pour Bayer et BASF (07/09/10)


La cour d'appel de Toulouse a confirmé le non-lieu rendu le 30 janvier 2009 au bénéfice de Bayer et BASF dans l'affaire du pesticide Régent, accusé de provoquer une surmortalité des abeilles.


Propriétaires successifs du fipronil, la molécule active du Régent, Bayer et BASF avaient bénéficié d'un non-lieu délivré fin janvier 2009 par une juge d'instruction de Saint-Gaudens, quatre ans après leur mise en examen.

Interrogé par téléphone, l'avocat de Bayer France a indiqué que « Bayer était satisfait de cette décision et tranquille sur la suite de la procédure ».

Dans son délibéré, daté du 2 septembre, la cour a « confirmé l'ordonnance de non-lieu, (...) sans avoir pris en compte les études montrant la dangerosité du Régent TS, fournies » par les plaignants (l'Union nationale de l'Apiculture française (Unaf) et la Confédération paysanne), a déclaré à l'AFP un responsable de cette dernière, Jean Sabench.

Selon la Confédération paysanne et l'Unaf, en 2002 et 2003, 90% de certaines ruches ont été éliminés quand les abeilles ont butiné des tournesols dont les semences avaient été enrobées de Régent. Ils rappellent que l'usage agricole du fipronil est interdit depuis 2004.

La Confédération paysanne a annoncé qu'elle se pourvoirait en Cassation mardi contre la décision de la cour d'appel.

08 septembre 2010

Récupération d'essaims : Etes-vous couvert ?

Décharge à faire signer par le propriétaire des lieux avant de récupérer un essaim d'abeilles afin d'être couvert par l'assurance "responsabilité civile" de celui-ci en cas d'accident et pour se décharger des dommages éventuels pouvant résulter de votre intervention.
Vous pouvez copier-coller le texte ci-dessous :


ATTESTATION

Le présent document de nature juridique et contradictoire, constitue en l’espèce, une totale décharge, à valoir au titre de toute responsabilité autant civile que pénale, qui pourrait être alléguée et revendiquée, s’avère relatif à une intervention bénévole, réalisée à titre gratuit, portant sur les opérations suivantes, ceci en respect avec la conservation de l’environnement :
poursuite, recherche, repérage, capture, récupération, emport avec transport en toute sécurité vers une nouvelle destination ou lieu, d’ (un) ou (d’essaims) d’insectes du genre hyménoptères, en l’espèce d’abeilles sauvages ou domestiques.
Le présente attestation est établie pour valoir ce que de droit et garantie des parties en présence, pouvant si nécessaire être produite en justice.


L’intervenant :

(nom, prénom, profession, adresse)

signature :



Le requérant ou demandeur :

(nom, prénom, adresse)

signature :

02 septembre 2010

Frelon asiatique : La traque au mangeur d'abeilles

L'Inra de Bordeaux repart pour deux années de recherche afin de mettre au point les pièges les mieux adaptés.

Article paru dans le journal Sud Ouest
 Denis Thiéry conduit les travaux sur le frelon asiatique.  Photo DR

Denis Thiéry conduit les travaux sur le frelon asiatique. PHOTO DR

La présence du frelon asiatique est attestée en France depuis 2005. Un lot de poteries chinoises destinées à un discounter de la région de Nérac (47) en aurait été le vecteur. En moins de dix ans, l'insecte s'est installé. Depuis son point d'ancrage aquitain, il n'a cessé de proliférer et d'étendre son aire géographique. Il atteint désormais le Bassin parisien.

Mais on est encore loin de tout connaître sur cet hyménoptère venu d'ailleurs. Par exemple, on n'en sait pas suffisamment pour fabriquer le ou les pièges qui permettront d'endiguer son action néfaste sur les abeilles, sans porter préjudice à la biodiversité alentour (1).

Cette mission est confiée à l'unité Santé végétale de l'Inra de Bordeaux (33). Après deux années de recherches interrompues par l'arrêt du financement, elle vient de trouver de nouvelles ressources auprès du ministère de l'Écologie au titre de la lutte contre les espèces invasives. « Nous avons tout de même progressé sur plusieurs points », explique Denis Thiéry, qui conduit les travaux, assisté d'Olivier Bonnard. « On connaît mieux son comportement alimentaire et son comportement de chasse devant la ruche. »

La ruche assiégée

Ainsi, durant l'été, le frelon asiatique exerce-t-il « une pression constante, tout au long de la journée. Il fixe les abeilles devant les ruches, ce qui a pour effet de les appauvrir. L'abeille se défend, mais l'objectif final reste le pillage de la ruche au moment où la défense s'affaiblit. »

Le maximum de la prédation est atteint en septembre, selon le chercheur, qui souligne « le comportement élaboré, la stratégie collective de chasse » mise en œuvre : « Le frelon asiatique est un insecte social. Ils sont de 30 à 50 à faire le siège d'une ruche après un repérage préalable par des insectes pionniers. »

S'agissant de son comportement alimentaire, une étude sur les fèces, menée sous l'égide du Muséum d'histoire naturelle, « a montré que les abeilles constituent 80 à 90 % de sa nourriture. Mais quand le ratio abeilles diminue, il va chercher une autre alimentation. Il s'attaque alors aux fruits mûrs, comme le constat en a été fait sur du raisin de table en Dordogne. »

Le mystère du nid

En revanche, indique Denis Thiéry, « on connaît mal son comportement au nid, car il est difficile de s'en approcher. Peut-être faudrait-il installer un endoscope pour observer, mais ce n'est pas simple et c'est dangereux. Et on ne sait pas recréer un nid de frelon en labo. »

On ne connaît pas non plus son rayon d'action : « Jusqu'à quelle distance de son nid le frelon chasse-t-il ? » Or, affirme le chercheur, c'est « la compréhension de son comportement qui va permettre d'élaborer les pièges les plus attractifs et les plus sélectifs ».

Car le frelon asiatique n'a toujours « pas trouvé de prédateur naturel », même si on pense que des oiseaux comme la mésange pourraient le devenir. Quant à la capture des reproductrices au printemps, elle n'est, dit-il, « tout simplement pas jouable ».

Molécules sensorielles

Le succès de la reproduction du frelon asiatique est l'un des axes de travail que privilégient désormais Denis Thiéry et Olivier Bonnard : « Il s'agit d'une espèce installée qui essaye d'optimiser la reproduction là où elle est. On étudie l'interaction entre les fondatrices et le partage du territoire. Au sortir de l'hiver, quel est le potentiel reproducteur ? On constate qu'au début, on a beaucoup d'abeilles et peu de frelons. »

L'objectif reste, au final, de mettre au point un piège satisfaisant, attractif et sélectif. « Il y a une grosse pression de l'apiculture sur la recherche, mais on n'a pour l'instant rien de concret. » Le mou de pomme offrirait certaines perspectives, de même qu'un « attractif à base de poisson frais ». En fait, il s'agit de « bien identifier les molécules sensorielles qui les attirent ». L'étape suivante consistant à « évoluer vers des arômes de synthèse ». La mission est fixée pour deux ans.

(1) Dans une note publiée au début du printemps, la Draaf Aquitaine rappelait que, selon une étude dirigée par le Muséum national d'histoire naturelle, « les pièges à bière comme les pièges à guêpes, ou les pièges recommandés par les associations apicoles, ne sont pas sélectifs ». Car « tous capturent un grand nombre d'hyménoptères utiles ».