23 décembre 2011

Action : Informons nos élus locaux sur le grave problème des pollens OGM dans le miel

Voici, ci-dessous, un simple modèle de lettre que tout apiculteur (amateur ou professionnel) peut [devrait] envoyer à son Maire et Conseiller Général.

Cela ne coûte que 2 timbres !

Bien sur à adapter par chacun !

Jean-Marie SIRVINS
Vice-président de l'UNAF
Chargé des dossiers OGM
_______________________________________


lieu
le date
Mr X
Conseiller General
Maire de lieu,

Monsieur Le Conseiller Général,
Monsieur Le Maire,

OBJET : OGM et abeilles : conséquences de la décision de la Cour de justice de l’Union européenne

Apiculteur sur la commune de lieu, depuis 30 ans, je me permets de vous contacter car la culture de plantes GM (PGM) en plein champ représenterait une réelle menace pour mon activité. Cette menace a récemment pris corps sous l'effet d'une décision de la Cours de Justice de l'Union Européenne (CJUE).

M.BABLOK, apiculteur allemand, a constaté la présence de pollen de maïs OGM MON810 dans son miel, et a alors saisi la justice. En date du 6 septembre 2011, la CJUE a rendu son arrêt : un tel miel ne peut pas être commercialisé. Vous pourrez trouver le communiqué de presse de la CJUE relatif à cette affaire à l'adresse suivante :
http://curia.europa.eu/jcms/upload/docs/application/pdf/2011-09/cp110079fr.pdf

Ce jugement est très lourd de conséquence. Dans l'état actuel des choses, il signifie que l'apiculture est amenée à disparaître là où pousseront des OGM. En effet, l'abeille butinant dans un rayon de plusieurs kilomètres autour de sa ruche, la présence de plantes OGM pollinifères dans sa zone de butinage entrainera obligatoirement la présence de pollen OGM dans les miels, les rendant donc impropres à la commercialisation. Vous n'êtes pas sans connaître l'impact qu'aurait la disparition de l'abeille sur la flore et sur les cultures.

Conscients qu'une telle disparition serait du plus mauvais effet pour son image de marque, le lobby des OGM et des semenciers a immédiatement mis la Commission Européenne sous pression, afin que des solutions règlementaires soient envisagées, telles qu'une modification de la Directive 2001/110/CE relative au miel, ou l'introduction de dérogations concernant le pollen MON810 par rapport à l'alimentation humaine. Dans tous les cas, ces mesures sont destinées à contourner le problème en autorisant la présence de ces pollens OGM dans les miels, au mépris de l'information des consommateurs et/ou de la pureté du produit.

Si de telles mesures venaient à être adoptées, il fait peu de doutes que les consommateurs ne seraient pas dupes, et les produits de la ruche, qui aujourd'hui bénéficient à juste titre d'une image de produits sains et naturels, seraient irrémédiablement dépréciés.

Sans compter que cela ne soulagerait en rien nos autres inquiétudes dans ce dossier des OGM en plein champ. Nous vous rappelons en effet que le pollen en pelotes, autre produit de la ruche, n'échapperait pas à l'étiquetage infamant « contient des OGM ».

D'autre part, qu'il s'agisse du maïs MON 810, ou d'autres PGM susceptibles de faire l'objet de demandes d'homologation, l'innocuité de telles plantes sur les colonies d'abeilles n'a jamais fait l'objet d'évaluations sérieuses selon les règles en cours pour les pesticides.

Dès le mois de septembre, l'Union Nationale de l’Apiculture Française s'est adressée au gouvernement français et à la Commission européenne pour l'alerter de cette situation.

Compte tenu de l'état d'urgence dans ce dossier, 17 organisations apicoles, agricoles et environnementales ont décidé de lancer une vaste campagne d'information du public au travers d'une pétition que vous pourrez consulter à l'adresse suivante : www.ogm-abeille.org

Dans ce contexte, nous vous serions gré, Monsieur le Maire, d'user de votre influence auprés de nos députés et Sénateurs du Département pour qu'ils interviennent afin que:
le gouvernement français renouvelle dans les plus brefs délais son moratoire à l'encontre du maïs MON 810 ;
- le Comité scientifique du Haut Conseil des Biotechnologies soit saisi sur le sujet de la coexistence ruches/PGM ;
la Commission Européenne oriente ses préoccupations sur ce dossier vers la seule voie possible, à savoir le non-renouvellement de l'autorisation de culture de cette variété, et le blocage de tous les dossiers de PGM nectarifère ou pollinifères.

Vous remerciant d'avance pour l'attention que vous porterez à ce dossier, je reste bien sûr à votre entière disposition pour vous apporter tous les éclaircissements dont vous pourriez avoir besoin.

Veuillez agréer, Monsieur Le Maire, l'assurance de mes salutations respectueuses.

Mon nom

05 décembre 2011

Pétition contre les OGM

Bonjour à tous,

En septembre dernier, la Cour de justice de l’Union européenne décidait que du miel contenant du pollen de maïs OGM MON810 ne pouvait être commercialisé faute d’autorisation de ce pollen dans le miel. Par cette décision, ce sont toutes les productions apicoles situées dans un rayon de 10km d’un champ d’OGM qui sont menacées : le miel, le pollen, ou tout complément alimentaire contenant du pollen.

Depuis, les tractations vont bon train. Des manipulations juridiques qui permettraient de contourner cette décision dans le cas du miel sont à l'étude, au mépris de la transparence exigée par les consommateurs. Le 12 décembre prochain, la Commission devrait présenter aux Etats membres les pistes qu’elle retient.

La prise de conscience environnementale est devenue telle que la Commission Européenne ne peut prendre le risque de sacrifier délibérément l'abeille au profit des intérêts des multinationales. La coexistence des cultures OGM et de l'apiculture est impossible. L'abeille est un élément indispensable de l'environnement, de la biodiversité, et un atout incontournable pour la pollinisation de nombreuses cultures. Déjà mise à mal par la pression des pesticides, l’apiculture pourrait tout bonnement disparaître des campagnes européennes par décision politique. OGM ou abeille, il va falloir choisir !

C’est pour cela que l’UNAF a souhaité mobiliser les organisations apicoles, agricoles et environnementales pour appeler les citoyens à signer une pétition face au risque des OGM.

Nous vous invitons à signer cette pétition en ligne sur :
N’hésitez pas à la faire circuler autour de vous : voisins, famille, amis, clients.
La semaine prochaine, nous vous transmettrons des modèles de courriers à transmettre aux parlementaires sur cette même question.

Bien cordialement,

Olivier Belval
Président de l’UNAF

La magie de la pollinisation

4 mn. Extraits du film "POLLEN".

30 novembre 2011

Le berger des abeilles

Voici un article sur Bertrand Auzeral paru dans le numéro de novembre 2011 de la revue du Conseil Général de Lot et Garonne.
Cliquez sur l'image pour l'agrandir :

29 novembre 2011

Le maïs transgénique est de nouveau légal en France

Lundi 28 novembre 2011, le Conseil d’Etat vient d’annuler le moratoire français sur la culture du maïs MON810. L’UNAF prend acte de cette décision et demande que la France renouvelle immédiatement son interdiction afin de protéger l’apiculture.

En février 2008, le Ministre de l’agriculture interdisait la culture du maïs MON810, seul OGM alors cultivé à grande échelle en France. Monsanto ainsi que différentes entreprises semencières avaient attaqué la décision devant le Conseil d’Etat qui avait saisi la Cour de justice de l’Union européenne d’une question préjudicielle. Le 8 septembre dernier, les juges européens ont partiellement invalidé les fondements juridiques du moratoire français. La décision du Conseil d’Etat a donc été prise à la suite de l’arrêt de la Cour, qui a décidé que la base juridique utilisée par la France n’était pas correcte.
Cette décision de la Haute juridiction française intervient alors que les OGM sont au cœur de la tourmente pour les apiculteurs. Le 6 septembre dernier, la Cour de justice de l’UE décidait que du miel contenant du pollen de maïs MON810 ne pouvait être commercialisé faute d’autorisation de ce pollen dans l’alimentation humaine.

Pour Olivier Belval, Président de l’UNAF, « du maïs MON810 dans les champs en 2012 serait une vraie catastrophe pour l’apiculture. Tout le miel contaminé serait invendable, sans compter des coûts d’analyses de détection exorbitants. La filière est déjà bien affaiblie par des mortalités accrues, nous demandons à Madame la Ministre de l’environnement et à Monsieur le Ministre de l’agriculture de confirmer l’annonce du gouvernement de septembre dernier et de reprendre immédiatement une interdiction du maïs MON810. Ce choix s’impose si on ne veut pas tuer l’apiculture française. »

Selon une étude de l’INRA de 2008, l’activité pollinisatrice des insectes, et de l’abeille en particulier, engendre 35% de nos ressources alimentaires dans le monde et le chiffre d’affaire induit est estimé à 153 milliards d’euros par an.

16 novembre 2011

Mortalité des abeilles: attention danger en Europe

La hausse de la mortalité des abeilles pourrait avoir un impact sérieux sur la production alimentaire de l'Europe et la stabilité de l'environnement, ont mis en garde mardi les parlementaires européens.

Le Parlement européen a adopté à une large majorité, par 534 voix contre 16 et 92 abstentions, une résolution demandant notamment à l'Union européenne de renforcer ses investissements dans la recherche de nouveaux médicaments pour mettre un frein à la mortalité des abeilles.
"Seule une action commune européenne peut préserver la pollinisation, un bien public au profit de toute l'agriculture européenne", a déclaré l'auteur de la résolution, le socialiste hongrois, Csaba Sándor Tabajdi.

Les pays de l'UE devraient mettre en commun leurs recherches sur la prévention des maladies et leurs efforts de contrôle. Ils devraient également partager les résultats de recherche des laboratoires, des apiculteurs, des agriculteurs et de l'industrie en vue d'éviter les chevauchements et d'accroître l'efficacité, préconise la résolution.
Les règles relatives à l'autorisation et à la mise à disposition de produits vétérinaires pour les abeilles devraient être plus souples et les firmes pharmaceutiques devraient être incitées à développer de nouveaux médicaments pour traiter des maladies qui les frappe telles que celle de l'acarien Varroa, souhaite également le texte adopté par le Parlement.
Mais, a regretté l'élue écologiste Michèle Rivasi, la résolution contient "d'importantes lacunes" concernant l'effet des pesticides et les effets sanitaires et économiques des OGM sur les abeilles et l'activité des apiculteurs.
"Les préconisations du rapporteur sont d'investir principalement dans la recherche de médicaments pour préserver la santé des abeilles, un scandale de plus qui favoriserait encore les industriels", a dit l'élue écologiste.
84% des espèces végétales et 76% de la production alimentaire en Europe dépendent de la pollinisation des abeilles. Le secteur de l'apiculture fournit un revenu, directement ou indirectement, à plus de 600.000 citoyens européens.

Merci à Joséphine
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Apiculture : le combat quotidien contre les pesticides et les OGM
 
Enquête : les abeilles meurent et le serial killer court toujours…..
 
Savoie : une enquête sur les pertes hivernales
 
EUROPE 1 : Un frelon prédateur qui inquiète
 
Les apiculteurs préoccupés par un traitement pour le colza
 
Des ruche dans Paris : 3 questions à Yves Védrenne


03 novembre 2011

Participation à la cyberaction Pour notre droit à la souveraineté alimentaire - Non aux royalties sur les semences de ferme


Cyberaction mise en ligne le 02/11/2011 , proposée par : Agir pour l'environnement, les Amis de la Terre, Artisan du Monde, ASPRO PNPP, ATTAC, Chrétiens dans le Monde Rural, Confédération paysanne, Coordination Nationale de Défense des Semences Fermières, Croqueurs de carottes, Demeter France, Fédération Nationale des Agriculteurs Biologiques, Fondation Sciences citoyennes, Générations Futures, Minga, Mouvement d'Agriculture Biodynamique, Nature & Progrès, OGM Dangers, Réseau Semences Paysannes
Elle sera envoyée à : Monsieur le Président de l'Assemblée Nationale et à votre député.
Elle prendra fin le : 30/11/2012

Pour participer : http://www.cyberacteurs.org/cyberactions/droit-souverainete-alimentaire-royalties-semences-ferme-386.html
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Une nouvelle proposition de loi sur le Certificat d'Obtention végétale sera débattue à l’Assemblée Nationale en Novembre. Le 8 Juillet dernier, l'ancienne majorité sénatoriale a déjà cédé aux pressions du lobby semencier en approuvant ce texte. Si les députés confirmaient ce vote, les paysans connaîtraient une régression sans précédent de leur droit le plus fondamental : celui de ressemer librement leur propre récolte et d'échanger leurs semences.

Au prétexte fallacieux de « sauver la recherche », l’industrie veut forcer les paysans à acheter les semences qu’elle vend et les empêcher d’utiliser celles qu’ils produisent eux-mêmes ! Ceci nous concerne tous directement : les semences sont la base de notre alimentation et le contenu de nos assiettes dépend de qui les produit. La souveraineté alimentaire ne sera jamais assurée par des sociétés commerciales orientées vers la satisfaction des intérêts de leurs actionnaires.

Le Certificat d'Obtention Végétale est une forme originale de propriété industrielle sur les plantes cultivées. Il permet de garantir à l'obtenteur d'une nouvelle variété le monopole de la commercialisation de ses semences, tout en autorisant son utilisation pour d'autres sélections. La proposition de loi vise à étendre ce droit de propriété aux récoltes, aux semences qui en sont issues et aux aliments qu'elles produisent jusque dans nos assiettes. Elle voudrait interdire aux paysans d'utiliser une partie de leurs récoltes comme semences, ou pour quelques espèces comme le blé, ne les y autoriser qu'en échange du paiement de royalties à l'industrie. Elle veut ensuite interdire la commercialisation des semences que les paysans sélectionnent et conservent dans leurs champs. En cas d'utilisation « illégale » de semences de ferme ou de non-paiement des royalties, elle voudrait que la récolte et les produits issus de la récolte soient considérés comme une contrefaçon ! Or l’industrie semencière n’a jamais rien payé pour utiliser toutes les semences qu’elle a prises dans les champs des paysans afin de sélectionner les siennes. Elle s'est ainsi livrée à une gigantesque biopiraterie. Quelle légitimité a-t-elle pour aujourd’hui exiger des royalties aux agriculteurs qui réutilisent leurs propres semences ?

Le droit ancestral des paysan(ne)s de ressemer et d’échanger librement leurs semences de fermes fait partie de droits collectifs inaliénables qui découlent de leur énorme contribution passée, présente, et future à la conservation et au renouvellement de la biodiversité cultivée. Il est le fondement de l'agriculture, à l’origine de notre culture, de notre gastronomie et d’une cuisine française classée au patrimoine de l’Unesco. Ce droit est indispensable à l’adaptation des cultures aux changements climatiques et à l'environnement local. Il est aussi le garant du stock semencier des fermes et donc de la sécurité alimentaire. Il ne saurait s'effacer devant un quelconque droit privé.

Le métier difficile d’agriculteur repose sur un ressort essentiel : la liberté de choisir et d’agir au fil des saisons. Cette liberté et les droits qui l’accompagnent ont été conquis au fil des siècles par de nombreuses luttes paysannes. Ce projet de loi remet ainsi en cause des siècles d’émancipation paysanne construite sur la contestation du servage. Il balaye de la main cet acquis pour instaurer une nouvelle féodalité dans laquelle l'industrie semencière prélève des taxes sur le produit du travail du paysan.

Il est inacceptable que la loi, censée défendre l'intérêt général, renforce les droits privés de l'industrie semencière au détriment des droits collectifs paysans, parmi lesquels le droit de ressemer librement sa propre récolte est l’un des plus emblématiques.

Cette cyber @ction pour la défense des semences de ferme, se situe dans le cadre plus général de la CAMPAGNE POUR UNE LOI DE RECONNAISSANCE POSITIVE DES DROITS DES AGRICULTEURS PAR LA LIBERATION DES SEMENCES PAYSANNES ET FERMIÈRES
http://www.semonslabiodiversite.com/

Cette Campagne a pour objectif de promouvoir une loi globale, garantissant d'abord les droits fondamentaux et ancestraux des agriculteurs, des jardiniers et des artisans semenciers de conserver, de ressemer, d'échanger et de vendre leurs propres semences, et de les protéger de la biopiraterie et des contaminations génétiques. Cette loi devra concerner le brevet, le catalogue, les OGM, la gestion et la conservation des ressources phytogénétiques à la ferme et dans les collections..., tout autant que le Certificat d'Obtention Végétale, afin de ne pas abandonner l'avenir de notre alimentation à quelques firmes multinationales.
Ces différents sujets feront l'objet d'autres actions pétitions ou cyberactions.

Hausses d'occasion à vendre - Lot et Garonne

Je souhaiterai faire passer une annonce pour vendre des hausses d'occasion :
  • 60 hausses de taille 50 x 43 x 17 cm
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L'état général est excellent (cadre bâtis pour la plupart et quelques cires qui commencent à être un peu vieilles).
Je vend la hausse 12€ TTC .
John 06 84 91 18 41

18 octobre 2011

MANIF DES APICULTEURS 15 OCTOBRE 2011



Voici les retombées « médias » de ce week-end concernant les manifestations des apiculteurs… Une bonne reprise de la dépêche AFP malgré un samedi très chargé en actualité ! (manifestations des indignés dans le monde – manifestations anti-nucléaire – match de Rugby – primaire socialistes – etc…)
FRANCE CULTURE Emission spéciale « un monde sans abeilles » ITV d’ Olivier Belval et de nombreux apiculteurs : la famille Gastal, Bertrand Auzeral,…. – annonce des manifs
MANIFESTATION des apiculteurs le 15 OCTOBRE 2011 :
Reprise de la dépêche AFP dans tous les grands quotidiens et hebdomadaires français
L’EXPRESS
FRANCE SOIR
LE NOUVEL OBSERVATEUR
LE POINT
LA DEPECHE
SUD OUEST
LE COURRIER PICARD
ACTU ORANGE
EUROPE 1
FRANCE 3 AQUITAINE
FRANCE 3 ALPES
TV 5 MONDE
SCIENCES ET AVENIR
VAR MATIN
CORSE MATIN
LA NOUVELLE REPUBLIQUE
VOILA
SILLON 38
FRAPNA 38
DIJON SCOPE
ROMANDIE NEWS
INFO CHALONS
Le JDC

15 octobre 2011

Merci à ceux qui étaient là !

Pétition : Pour le retrait de l’insecticide CRUISER tueur d’abeilles

Veuillez faire connaître cette pétition au plus grand nombre de personnes possible. En effet, plus il y aura de signatures, plus cette pétition aura l’attention des médias et des décideurs.
Signer la pétition : http://www.petitions24.net/cruiser
Ces « Cruiser » contiennent la substance active « thiamethoxam », un insecticide classé dangereux pour les abeilles. L’autorisation sur le colza, plante très visitée par les hyménoptères, est gravissime pour l’avenir du cheptel apicole français.

Les populations d’abeilles domestiques et sauvages ne cessent de disparaitre : ces autorisations sont une catastrophe pour les apiculteurs, pour l’agriculture et pour labiodiversité !

l'Abeille Gasconne

10 octobre 2011

MANIFESTATION à AGEN CONTRE LE CRUISER OSR - MOBILISATION GÉNÉRALE


Face à la menace que représente le Cruiser sur le colza pour nos abeilles en sortie d’hivernage,
Face aux autorisations répétées du Cruiser sur le maïs, malgré l’annulation par le Conseil d'État en février 2011,
Face à des années d’ignorance du gouvernement des demandes d’interdiction des insecticides néonicotinoïdes,
Nous vous appelons à vous rassembler
à Agen, Parking du Gravier
Samedi 15 octobre 2011 à 13h30
avec vos combinaisons et enfumoirs pour cheminer en direction de la préfecture en disant :
« Non au Cruiser, et non aux enrobages de semences par des neurotoxiques ! »


Cher(e)s collègues,

Notre syndicat départemental organise le samedi 15 octobre une manifestations contre l’autorisation du pesticide Cruiser OSR sur le colza.

L’UNAF vous invite à suivre ce mouvement. Depuis l’autorisation en juin dernier du Cruiser OSR, l’UNAF a attaqué la décision devant les tribunaux et le dossier suit son cours. Avec votre concours, députés et sénateurs ont posé plus de 130 questions parlementaires. L’intersyndicale que nous souhaitions organiser n’a pas abouti, mais il est aujourd’hui important que les apiculteurs se mobilisent.

Bien cordialement,
Le bureau de l'Abeille Gasconne

Ailleurs en France, le même jour :

A Dijon avec les apiculteurs des syndicats de la Région Bourgogne et Franche-Comté et le GDSA de la Côte-d’Or
Point de RDV de la manifestation : 9H30 devant l’Hôtel de la Préfecture – rue de la Préfecture - Dijon

A Grenoble, manifestation unitaire de toute la profession apicole
Point de RDV de la manifestation : 14H30 devant l’Hôtel de la Préfecture – Place de Verdun - Grenoble
____________________________

Le Cruiser OSR®
Fabricant : SYNGENTA Agro S.A.S
Matières actives : combinaison d’un insecticide et de deux fongicides
1. Thiamétoxam (insecticide de la famille des néonicotinoïdes)
2. Fludioxonil (fongicide)
3. Métalaxyl-M (fongicide)
Autorisation de mise sur le marché (AMM) délivrée par le Ministre de l’agriculture :
- Date : 3 juin 2011 Plantes concernées : les crucifères oléagineux (donc le colza, plante très attractive pour les abeilles)
- Autorisation rendue sur avis favorable de l’ANSES du 15 octobre 2010 (http://www.anses.fr/Documents/DPR2007ha3336.pdf)
Le Cruiser OSR, cousin des insecticides Cruiser et Cruiser 350
Comme ses cousins le Cruiser et le Cruiser 350, le Cruiser OSR est utilisé en traitement de semences, ce qui lui permet d’être diffusé tout au long de la vie de la plante dans l’ensemble de ses parties, y compris les fleurs, dans lesquelles les abeilles vont puiser le nectar et le pollen.
Comme eux, il contient la substance active « thiamétoxam », insecticide systémique extrêmement puissant aux effets toxiques avérés pour l’abeille (5400 fois plus toxique pour les hyménoptères que le DDT). Avec l’AMM du Cruiser OSR, la substance est désormais autorisée sur le maïs, les betteraves, les pois, le colza et plusieurs légumes. La structure chimique du « thiamétoxam » est très proche de l’imidaclopride, la substance active du « Gaucho ».
De 2008 à 2011, le Ministre de l’agriculture a accordé année par année des AMM au Cruiser et au Cruiser 350 pour l’enrobage des semences du maïs (visité par les abeilles pour son pollen). Le Cruiser 350 est identique au Cruiser, il a simplement changé de nom pour contourner les différents recours juridictionnels. L'UNAF a en effet déposé quatre recours au Conseil d’Etat en 2008, 2009 pour le Cruiser, et 2010 et 2011 pour le Cruiser 350. En février 2011, la Haute juridiction a annulé l’AMM « Cruiser » au motif que son autorisation reposait sur une méthode d'évaluation du risque non conforme à la réglementation. Néanmoins, cette victoire juridique est intervenue alors que l’autorisation du Cruiser avait expiré, et le Cruiser 350 peut toujours être commercialisé dans l’attente d’une décision du Conseil d’Etat. Ce printemps, la Slovénie a retiré l’AMM Cruiser sur maïs du fait des surmortalités des colonies apicoles.

Aujourd'hui, le Cruiser OSR est autorisé en enrobage de semences de colza, plante à fleurs très attractives pour les abeilles, alors qu'il était préconisé de ne pas implanter de cultures à fleurs après un maïs Cruiser.
Des risques pour les abeilles
Les abeilles sont soumises à des risques d’exposition à toutes les étapes de la culture du colza traité, et même au-delà :
- lors des semis - avec les émanations de poussières de matière active ;
- lors de la guttation - ce processus biologique de la plante qui conduit à l’apparition de gouttelettes est une source importante d’eau pour les abeilles ;
- lors de la floraison - les abeilles viennent prélever nectar et pollen ;
- lors des cultures suivantes - les insecticides néonicotinoïdes persistent plusieurs années dans les sols et contaminent les cultures suivantes.

Audit de la filière apicole

Chers Collègues,

La société mandatée par l'Etat pour réaliser cet audit (le cabinet PROTEIS) a réuni les responsables de la filière apicole (dont l'UNAF), au Ministère de l'agriculture le 5 octobre 2011.

Pour l'instant, les apiculteurs sont peu nombreux à avoir répondu au questionnaire envoyé à un panel d'apiculteurs choisi au hasard par le cabinet Protéis.

Cet audit sera très important pour la politique apicole des 3 prochaines années. Il est de l'intérêt de tous les apiculteurs de l'UNAF qui nous ont mandatés pour les défendre d'y répondre.

Un seul exemple : si une majorité des réponses dit que le problème majeur rencontré par les apiculteurs sont les pesticides et le varroa, il nous sera plus facile de faire prendre en compte ces problèmes à nos décideurs politiques. Mais si une majorité répond qu'ils ne se sentent pas compétents pour élever leurs abeilles et ont besoin d'encadrement technique, alors des techniciens seront embauchés.

Nous vous rappelons que ce questionnaire est très complet, mais que chaque apiculteur remplit seulement les cases qu'il veut. Ceci est particulièrement vrai pour les petits producteurs.

De plus, ce questionnaire sera exploité en respectant l'anonymat.

Aussi, nous vous invitons à envoyer ce questionnaire par mail ou papier à vos adhérents, et à les inciter fortement à y répondre. Il nous sera ensuite plus facile de les défendre au niveau national et européen.

Il faudrait que les envois se fassent rapidement (avant la fin octobre )si possible.

Merci de relayer auprès de tous nos apiculteurs, quel que soit leur nombre de ruches.


Infos pratiques : pour obtenir ce questionnaire en ligne, il suffit de cliquer sur le lien suivant : https://sites.google.com/site/auditapiculture2011proteis/home, ensuite vous aurez la marche à suivre pour une saisie en ligne ou pour un envoi par la poste.

Bien cordialement.

Olivier Belval,

Président de l’UNAF

05 octobre 2011

Cruiser 350 : l'autorisation de 2011 n'a pas été délivrée pour 10 ans mais pour un an renouvelable

Contrairement aux propos du Ministre, l’autorisation de 2011 n’a pas été délivrée pour 10 ans mais pour un an renouvelable sous réserve d’évaluation annuelle.

Contrairement à ce qu’annonce le Ministre de l’agriculture dans son communiqué de presse en date du 3 octobre, l’autorisation du Cruiser 350 pour l’année 2011 n’a pas été délivrée pour dix ans mais selon les propres termes de cette autorisation, pour : « un an renouvelable par tacite
reconduction »

Cette autorisation annuelle est assortie d’une obligation d’« évaluation annuelle par l’ANSES » qui prouve l’incertitude actuelle de l’innocuité du produit notamment à long terme et la nécessité de la vérifier année par année.

Ce système reproduit à l’identique les violations de la loi commises par le ministère de l’Agriculture pour 2010 et condamnées par le Conseil d’Etat dans son arrêt du 3 octobre 2011, consistant à autoriser un produit pour une courte durée dans l’incertitude de son innocuité.
La décision d’autorisation pour 2011 est plus perfide encore, dans la mesure où la « tacite reconduction » ne donnera aucune prise aux apiculteurs pour attaquer devant le juge administratif des décisions expresses de renouvellement annuel.

Le communiqué de Presse du ministère de l’agriculture est donc faux

16 septembre 2011

Le Conseil d’Etat devra annuler l’AMM du Cruiser 350 selon le Rapporteur Public



A l’audience du 14 septembre 2011, le Conseil d’Etat a examiné à 14 heures la demande de l’Union Nationale de l’Apiculture Française visant à l’annulation de l’autorisation de mise sur le marché de l’insecticide Cruiser 350 délivrée par le Ministre de l’Agriculture pour l’année 2010.

Après avoir annulé en février dernier l’AMM du Cruiser pour 2008, puis l’AMM du Cruiser pour 2009, le Conseil d’Etat examinait aujourd’hui la légalité du Cruiser 350 autorisé pour 2010.

Le rapporteur public, Monsieur Edouard Geffray, a conclu fermement à l’annulation de l’AMM de ce pesticide, et il a demandé la condamnation de l’Etat au profit de l’UNAF.

Ce haut magistrat a stigmatisé à l’audience l’illégalité sournoise de la méthode de délivrance des AMM année par année, en soulignant que cette méthode « prive les citoyens de leur droit à un recours effectif » puisqu’il est évident qu’une juridiction n’a pas le temps matériel de juger avant qu’une nouvelle AMM n’intervienne pour l’année suivante.

Il a en outre affirmé, communiqués de presse du ministre à l’appui, que cette méthode illégale de tronçonnement année par année prouvait que le ministre de l’Agriculture savait en accordant chaque AMM annuelle pour le CRUISER 350, que l’innocuité du produit n’était pas encore démontrée par le fabricant. Le magistrat a martelé qu’en matière d’innocuité d’un pesticide « le doute est interdit ! ».

De 2008 à 2011, le Ministre de l’agriculture a en effet accordé année par année des autorisations de mise sur le marché au Cruiser et au Cruiser 350, deux produits parfaitement identiques dont Syngenta a simplement changé le nom commercial pour se protéger des recours juridictionnels.

Cette pratique inadmissible a imposé à l’UNAF de déposer quatre recours au Conseil d’Etat en 2008 et 2009 pour le Cruiser, puis en 2010 et 2011 pour le Cruiser 350.

En février 2011, le Conseil d’Etat a déjà annulé les deux premières AMM du Cruiser pour les mêmes motifs d’évaluation illégale et il va, selon toute évidence, annuler l’AMM du Cruiser 350 pour 2010.

A cause du subterfuge des autorisations annuelles du Ministre délivrées au compte goutte au lieu d’une autorisation pour dix ans prévue par la loi, les décisions du Conseil d’Etat arrivent en effet malheureusement toujours trop tard alors que le mal est fait dans nos campagnes.

Dénoncé par l’UNAF, ce stratagème illégal est désormais ouvertement condamné.

Pour Olivier Belval, président de l’UNAF, « ces arrêts du Conseil d’Etat dont l’UNAF salue l’indépendance, jettent une lumière crue sur des pratiques inacceptables du ministre de l’Agriculture et de ses services et donnent au citoyen le sentiment d’une connivence insupportable de l’administration avec une industrie agrochimique toute puissante. Après le Gaucho en 1999, 2002 et 2003, le Régent en 2004, le Cruiser pour 2008 et 2009 et aujourd'hui le Cruiser 350 pour 2010, on voit le peu de cas qui est fait de la protection de
l’environnement par les institutions publiques qui en sont les garantes et la difficulté pour nos juridictions de freiner la dérive. »

Malgré les désaveux continuels du Conseil d’Etat et l’opposition résolue des apiculteurs et de grandes organisations environnementales, Bruno LE MAIRE osera t-il autoriser le Cruiser 350 pour la campagne 2012 ?

Le Congrès Apimondia qui va réunir dans quelques semaines les organisations apicoles du monde entier à Buenos Aires pour faire le point sur la destruction des abeilles, sera l’occasion pour les apiculteurs français d’exposer cette situation française, sur une tribune internationale.

Incompétence du Conseil d’Etat pour les prochaines AMM de pesticides depuis de nombreuses années, après avoir constaté l’extermination du cheptel apicole par les pesticides, l’UNAF mène un combat devant le Conseil d’Etat contre des autorisations ministérielles qui sont la honte de notre pays et qui détruisent à grande échelle tous nos insectes pollinisateurs. Gaucho, Régent, Cruiser, Cruiser 350 etc, devant le Conseil d’Etat, autant de grandes victoires de l’UNAF pour l’apiculture et pour la biodiversité.

Comme un fait exprès, un décret de février 2010 entré en vigueur récemment vient de retirer au Conseil d’Etat sa compétence directe pour statuer sur la légalité des AMM des pesticides agricoles. Il faudra désormais s’adresser a un Tribunal administratif, puis à une Cour administrative d’appel avant, enfin, d’accéder au Conseil d’Etat au terme d’un marathon juridictionnel, pour qu’il statue sur la légalité des pesticides utilisés en grandes cultures.

Ce changement que certains trouveront bien opportun, est un mauvais coup porté à la préservation de l’environnement et à la protection des abeilles.

Pour mémoire :

Le Cruiser 350 – Matière active : thiamétoxam® – Famille des néonicotinoïdes – Insecticide neurotoxique systémique – Fabriquant : Syngenta Agro

Le Cruiser 350 est un insecticide neurotoxique utilisé en traitement de semences, ce qui lui permet d’être diffusé tout au long de la vie de la plante dans l’ensemble de ses parties, y compris les fleurs du maïs, dans lesquelles les abeilles vont puiser le pollen. Il contient la substance active « thiamétoxam », insecticide systémique extrêmement puissant aux effets toxiques avérés pour l’abeille (5400 fois plus toxique pour les hyménoptères que le DDT).

Ce printemps, la Slovénie a retiré l’AMM Cruiser sur maïs du fait des surmortalités des colonies apicoles. Fin juin, c’était l’Italie qui renouvelait pour la troisième année consécutive son interdiction du Cruiser sur le maïs. Quelques jours plus tard, paraissait dans ce même pays une étude de l’évolution de la mortalité des abeilles dans les régions maïsicoles : de 37,5 % sur la période 2007-2008 (avant l’interdiction), les mortalités observées sont tombées à 15% pour la période 2010-2011. A noter, les mortalités sont de 30% en moyenne dans les autres pays de l’UE.

Olivier BELVAL, Président de l’UNAF

12 septembre 2011

La Cour de justice de l’Union européenne vient de décider que le miel contenant des OGM est interdit

L’Union Nationale de l’Apiculture Française prend acte de cette décision de justice et exige que la France protège l’apiculture.

Le 6 septembre, la Cour de justice de l’Union européenne a rendu une décision déterminante pour l’avenir de l’apiculture et la commercialisation des produits apicoles. En effet, le miel contenant dans les pollens présents des traces infinitésimales de MON810 ne peut être commercialisé. Le pollen issu de maïs MON810 contenu dans le miel et les compléments alimentaires est défini par la Cour comme un « ingrédient produit à partir d’OGM » et à ce titre, il doit faire l’objet d’une autorisation spécifique. A défaut de cette autorisation, les produits qui le contiennent ne peuvent être commercialisés 1.

En 2005, M. Bablock, apiculteur allemand, a constaté la présence de pollen issu d’OGM dans les productions de ses ruches, situées à proximité d’un champ de maïs MON810. Estimant que cette présence rendait ses productions impropres à la consommation, il a décidé de saisir la justice pour obtenir réparation de son préjudice. La décision de la Cour de l’UE intervient à la suite d’une saisine d’une juridiction allemande sur plusieurs questions préjudicielles pour pouvoir statuer dans cette affaire.

L’aire de butinage de l’abeille est de 3 à 5 km mais elle peut parcourir jusqu’à 10km pour aller prélever le pollen nécessaire à la nourriture de la colonie. Par cette décision, ce sont toutes les productions apicoles situées dans un rayon de 10km d’un champ d’OGM qui sont menacées : le miel, le pollen, ou tout complément alimentaire contenant du pollen.

Mais les productions européennes ne sont pas les seules visées, c’est également le miel importé qui est concerné par cette décision. La France importe chaque année plus de 20 000 tonnes de miel en provenance notamment de pays producteurs d’OGM. L’UNAF s’interroge sur l’avenir de ses importations.

Pour Olivier Belval, « cette décision confirme que la coexistence est impossible entre les OGM et l’apiculture et la France va devoir faire un choix entre ces deux productions. Le miel est un produit naturel, il doit le rester ! Le consommateur l’exige ». En effet, le 8 septembre, la Cour de justice de l’UE statuera sur la légalité du moratoire français sur le MON810 et l’UNAF sera vigilante à ce que cette interdiction de la culture du MON810 soit maintenue comme toute autre culture d’OGM. Dans les prochains mois, les règles de coexistence entre les OGM et les autres productions seront définies par le gouvernement français. Les apiculteurs veilleront à ce que l’apiculture soit protégée contre toute pollution par des OGM. L’UNAF interrogera les candidats aux présidentielles sur ce sujet.

1 Aujourd’hui, la culture du maïs MON810 est autorisé en vertu de la directive 90/220 remplacée par la directive 2001/18, et sous l’angle alimentaire, plusieurs produits dérivés de la lignée MON810 ont été autorisés en vertu du règlement n°258/97 : il s’agit du maïs, du gluten de maïs, de la semoule de maïs, de l’amidon de maïs, du glucose de maïs et de l’huile de maïs. Cette liste limitative ne fait pas état de l’autorisation du pollen de maïs MON810. 

Olivier BELVAL, Président de l’UNAF
Jean-Marie SIRVINS, Vice-président de l’UNAF
26, rue des Tournelles – 75004 PARIS
Tél. +33 (0)1 48 87 47 15 – Fax +33 (0)1 48 87 76

07 septembre 2011

LES SECRETS DE LA RUCHE



Le miel a mille vertus et des pouvoirs sur notre santé. Ses bienfaits, mais aussi ceux de la gelée royale et du pollen, sont connus depuis la nuit des temps.

Démonstration de matériel apicole - Dax, 16 septembre 2011

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JOURNÉE DÉMONSTRATION DE MATÉRIEL
Venez découvrir du matériel de transhumance, de manutention, d'entretien de parcelle, ainsi que d’extraction lors de la journée "Démonstration de matériel" coorganisée par l'ADAAQ et l'ADAM le:


Vendredi 16 septembre
au Lycée agricole de Dax (40)
à partir de 9H30

Exposants présents: Ickowicz, Thomas-apiculture, Beekeeper, Apidistribution, Union Pyrénées Miel, Api-culture...

Des apiculteurs seront également présent pour vous faire découvrir (et parfois même tester) leurs propres matériels (du commerce ou artisanal)Si vous souhaitez présenter votre matériel de transhumance, merci de nous retourner le coupon ci-dessous.

Entrée gratuite et ouverte à tous. 
Afin de faciliter l'organisation l'inscription est obligatoire.



Pour plus d’infos :

Contact :
Animateurs de l’ADAAQ :
lea.bensa@adaaq.itsap.asso.fr 

Léa BENSA 06 45 51 42 13 - 05 58 85 45 48
Johann DESTOMBES 06 45 51 42 38

19 août 2011

Repas de fin de saisons

Pour les adhérents, inscriptions jusqu'au mardi 23 août !
Les adhérents de l'Abeille Gasconne se réuniront le 27 Août 2011, autour d’un repas champêtre, et une après-midi détente chez Jacqueline et Roland Gastal au lieu dit « Jamais » 47380 St Etienne des Fougères.
Nous vous accueillerons à partir 11 heure où nous vous présenterons les dernières actualités syndicales apicoles.
L’Abeille Gasconne vous offrira l’Apéritif.
Pour des soucis d’organisation, nous vous demandons de confirmer votre présence auprès de Jacqueline au 05 53 01 37 67.
Une participation de 12€ vous sera demandée pour le repas.
Pour ceux qui le souhaitent, vous pouvez amener un dessert concocté par vos soins.

16 août 2011

Voyage en Espagne, vous pouvez encore venir !

4 jours (du lundi 22 au jeudi 25 août 2011), 3 nuits sur place (région de Burgos), 250 euros environ.
Visite de coopératives apicoles, éleveurs, producteurs de miel (l'Espagne est le premier producteur européen), Tourisme, etc.
Il reste cinq places disponibles pour le voyage en Espagne.
Contacter (jusqu’à dimanche 21 août) Mr Pierre Cabé au 05 58 45 24 68 ou pierrecabe@wanadoo.fr

06 août 2011

Le Conseil d’Etat se déclare incompétent pour statuer sur le retrait du marché de l’insecticide CUISER OSR : réaction de l’Union Nationale de l’Apiculture Française.

Le 29 juillet dernier, le Conseil d’Etat qui s’est déclaré incompétent, a rejeté la requête présentée par l’Union Nationale de l’Apiculture Française tendant la suspension de l’autorisation de mise sur le marché du CRUISER OSR. L’Union Nationale de l’Apiculture Française reste néanmoins déterminée à poursuivre son combat juridique contre le Cruiser OSR et tous les insecticides néonicotinoïdes qui produisent des effets délétères avérés sur les abeilles.

Le 29 juillet, le Conseil d’Etat s’est déclaré incompétent pour statuer sur la requête présentée par l’UNAF en référé contre l’autorisation de mise sur le marché du pesticide « Cruiser OSR », délivrée le 3 juin 2011 pour l’enrobage de semence de colza. C’est une très mauvaise nouvelle pour le monde apicole, car cette décision intervient à 15 jours seulement des premiers semis de colza, ce qui prive de toute efficacité un éventuel recours devant une autre juridiction.

La publication très tardive de l’avis de l’ANSES ainsi que le manque de transparence et de publicité qui entoure la procédure de délivrance des autorisations de mise sur le marché des produits phytopharmaceutiques, a très largement contribué à cette situation.

Cette décision est d’autant plus regrettable qu’elle est intervenue sur un moyen de procédure soulevé par le Conseil d’Etat lui-même sans que ni la Société Syngenta (pétitionnaire), ni l’Union Française des Semenciers (intervenant volontaire à la procédure), n’aient jamais invoqué l’incompétence de cette juridiction.

L’UNAF et la branche professionnelle qu’elle représente, manifeste les plus vives inquiétudes après cette décision qui prend le contrepied de plus de dix années de contentieux des autorisations de mise sur le marché devant le Conseil d’Etat.

En dernier lieu et le 16 février 2011, la Haute juridiction a annulé les AMM du « Cruiser » pour 2008 et 2009 au motif que son autorisation reposait déjà sur une méthode d'évaluation du risque non conforme à la réglementation.

Les AMM délivrées pour les années 2010 et 2011 sont toujours en cours d’instruction au Conseil d’Etat cependant que la Slovénie a retiré l’AMM « Cruiser » sur maïs au printemps dernier en raison de la surmortalité des colonies apicoles. Le 30 juin dernier, c’est l’Italie qui a renouvelé pour la deuxième fois son interdiction des insecticides néonicotinoïdes sur le maïs, après avoir constaté que les mortalités apiaires dans le pays avaient chutées de moitié.

De 37,5 % sur la période 2007-2008 (avant l’interdiction), les mortalités observées sont tombées à 15% pour la période 2010-2011.

Olivier Belval, Président de l’UNAF déclare :
« Les apiculteurs sont très inquiets des conséquences de cette décision pour le printemps 2012. L’UNAF reste déterminée à poursuivre son combat juridique contre le Cruiser OSR et contre tous les insecticides néonicotinoïdes dont les effets délétères sont avérés sur les abeilles.»
Le Cruiser OSR en quelques mots :
_________________________________
Fabricant : SYNGENTA Agro S.A.S
Matières actives : combinaison d’un insecticide (Thiamétoxam - insecticide de la famille des néonicotinoïdes) et de deux fongicides (Fludioxonil et Métalaxyl-M)
Autorisation de mise sur le marché (AMM) délivrée par le Ministre de l’agriculture le 3 juin 2011 sur avis favorable de l’ANSES du 15 octobre 2010.

Le Cruiser OSR, cousin des insecticides Cruiser et Cruiser 350 :
Comme ses cousins le Cruiser et le Cruiser 350, le Cruiser OSR est utilisé en traitement de semences, ce qui lui permet d’être diffusé tout au long de la vie de la plante dans l’ensemble de ses parties, y compris les fleurs, dans lesquelles les abeilles vont puiser le nectar et le pollen.

Comme eux, il contient la substance active « thiamétoxam », insecticide systémique extrêmement puissant aux effets toxiques avérés pour l’abeille (5400 fois plus toxique pour les hyménoptères que le DDT).

Aujourd'hui, le Cruiser OSR est autorisé en enrobage de semences de colza, plante à fleurs très attractives pour les abeilles, alors qu'il était préconisé de ne pas implanter de cultures à fleurs après un maïs Cruiser.

UNAF - 26, rue des Tournelles – 75004 PARIS – Métro-Bastille – Tél. +33 (0)1 48 87 47 15 – Fax +33 (0)1 48 87 76 44

Récolte de miel 2011 : il est encore bien trop tôt pour faire le bilan !

Communiqué de presse UNAF du mercredi 4 Août 2011;

Contrairement à la déclaration optimiste de la FNSEA fondée sur des témoignages prématurés, sectoriels et peu représentatifs du monde apicole français, l’Union Nationale de l’Apiculture Française estime pour sa part qu’un bilan de la Récolte de miel 2011 en milieu de saison est tout à fait prématuré.

Une évaluation sérieuse ne sera possible qu’après les dernières miellées récoltées à l’automne (sapin, sarrazin, bruyère callune). Par ailleurs les récoltes sont très variables d’une région à l’autre en raison des différentes conditions climatiques (sécheresse, orage, vent, etc.) mais aussi de la force des colonies dont certaines ont été intoxiquées par des produits phytosanitaires aux effets persistants ou affaiblies dans certaines régions par le frelon Vespa velutina.

L’UNAF constate que si la saison a bien commencé avec un printemps assez favorable, l’été pourrait décevoir avec des volumes inférieurs à ceux de l’année 2010 en particulier pour les miels de montagne et de tournesol.

Rappelons que la France demeure toujours en dessous des niveaux de production de miel qui précédaient la mise sur le marché des insecticides néonicotinoïdes en 1994. La moyenne annuelle de production sur la période allant de 1988 à 1994 était de 32 000 tonnes par an.

Depuis, la production française a été divisée par deux et se situe à moins de 20 000 tonnes en raison de la faiblesse des productions de miel provenant des zones de grandes cultures comme le colza et le tournesol (qui représentait à elles seules 50 pour cent des volumes récoltés)

L’invasion du frelon asiatique, mangeur d’abeilles


Cette vidéo extraite d'un documentaire diffusé par la chaîne BBC montre la rapidité à laquelle un essaim de frelons peut décimer une ruche d'abeilles. Ames sensibles s'abstenir...

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La découverte de frelons asiatiques dans le Sud-Ouest remonte à 2004, à Tonneins (Lot-et-Garonne), chez un producteur de bonsaïs. Les insectes seraient arrivés avec des poteries chinoises importées dans le département et dans lesquelles des reines auraient hiberné. "On peut être quasiment certain qu'il s'agit d'une origine chinoise provenant d'une province autour de Shanghaï", précise Claire Villemant, entomologiste au Muséum national d'histoire naturelle et coordinatrice de travaux financés par le programme européen pour l'apiculture.

Le bilan des travaux publiés en juin par le Muséum montre l'expansion de l'insecte : trois nids recensés en 2004 dans un seul département; près de 2 000 en 2010 dans 39 départements. Et deux nids viennent d'être repérés pour la première fois en Espagne. "Chaque année, le front d'invasion s'élargit de 100 kilomètres, avec une forte présence en Aquitaine car les conditions climatiques de cette région sont aussi bonnes, voire meilleures, que dans sa zone d'origine en Chine", constate Quentin Rome, chargé d'études au Muséum. Selon l'étude, la plupart des pays d'Europe ont un risque non négligeable de voir ce frelon s'acclimater sur leur territoire, en particulier le long des côtes atlantique et du nord de la Méditerranée. L'Europe de l'Est et la Turquie pourraient être aussi envahies.

En dépit de ce tableau, le frelon asiatique n'est pas encore classé parmi les espèces nuisibles. Car s'il fait des dégâts chez les apiculteurs amateurs, les professionnels, qui réalisent 60 % de la production nationale, sont encore relativement épargnés : "Même si nous constatons un impact récent du frelon sur les miellées tardives de septembre-octobre, les conséquences de sa prédation sont faibles et, de toute façon, moins dommageables sur un rucher de 100 unités que sur celui d'un amateur qui en compte généralement une dizaine", explique Thomas Mollet, président de l'Association de développement de l'apiculture en Aquitaine.

Il n'existe pas encore d'étude économique sur l'impact de ces "goinfres" sur la production de miel et les cheptels d'abeilles. Mais les choses bougent. Le ministère de l'agriculture a saisi, en septembre 2010, l'Institut technique de l'apiculture et de la pollinisation afin qu'il travaille sur le sujet.

AUCUNE TECHNIQUE DE PIÉGEAGE FIABLE

Reste la question des piqûres. Rien d'alarmant visiblement en termes de santé publique. Certes, une quinquagénaire est morte en juin dans le Médoc, suite à des piqûres de frelons asiatiques et plusieurs personnes, dont des pompiers, se font régulièrement surprendre par l'insecte. Mais rien d'alarmant. Les hôpitaux d'Agen, de Bergerac ou de Bordeaux, parmi les zones les plus envahies, n'ont pas constaté d'augmentation de cas. "Le “Vespa velutina” n'est pas agressif, surtout s'il est seul, mais il peut être potentiellement dangereux et attaquer avec ses congénères s'il se sent en danger", précise Denis Thiery, directeur de recherche d'une unité mixte de l'Institut national de la recherche agronomique (INRA) de Bordeaux. Depuis 2007, son département travaille sur l'éthologie et les techniques de piégeage de l'insecte.

A ce jour, aucune technique fiable et sélective à 100 % n'a été trouvée. Les apiculteurs utilisent de manière très artisanale un mélange à base d'alcool et de solution sucrée, qui attire, certes, les frelons asiatiques mais aussi d'autres insectes. Une solution que les chercheurs regrettent, surtout quand ces pièges sont placés au printemps, dès le mois de mars, dans l'espoir d'attraper des fondatrices pour diminuer le nombre de nids à venir. "Quand on piège n'importe où, on tue en même temps la faune auxiliaire, des milliers d'insectes sans rapport avec le frelon", proteste Mme Villemant. Même si on attrape une centaine de frelons, c'est dérisoire. En revanche, piéger en août à côté des ruchers permet de diminuer la pression sur les abeilles." Ce raisonnement fait fulminer Richard Legrand, spécialiste du frelon à pattes jaunes à l'Union nationale des apiculteurs français : "Si le piégeage est fait de manière régulière, avec un emplacement, un appât et une période bien choisie, comme celle du retour des hirondelles, alors c'est efficace sans trop de casse sur la faune auxiliaire." "De toute façon, il faut être lucide, tranche Claire Villemant : cette espèce fait désormais partie de la faune française. Il va falloir apprendre à vivre avec." [...]

source

25 juin 2011

Nous y étions !

Les mercredi 29 et jeudi 30 juin 2011 nous étions présent au Salon International de l'Agriculture Durable (SIAD) au parc des expositions à Agen.