19 août 2011

Repas de fin de saisons

Pour les adhérents, inscriptions jusqu'au mardi 23 août !
Les adhérents de l'Abeille Gasconne se réuniront le 27 Août 2011, autour d’un repas champêtre, et une après-midi détente chez Jacqueline et Roland Gastal au lieu dit « Jamais » 47380 St Etienne des Fougères.
Nous vous accueillerons à partir 11 heure où nous vous présenterons les dernières actualités syndicales apicoles.
L’Abeille Gasconne vous offrira l’Apéritif.
Pour des soucis d’organisation, nous vous demandons de confirmer votre présence auprès de Jacqueline au 05 53 01 37 67.
Une participation de 12€ vous sera demandée pour le repas.
Pour ceux qui le souhaitent, vous pouvez amener un dessert concocté par vos soins.

16 août 2011

Voyage en Espagne, vous pouvez encore venir !

4 jours (du lundi 22 au jeudi 25 août 2011), 3 nuits sur place (région de Burgos), 250 euros environ.
Visite de coopératives apicoles, éleveurs, producteurs de miel (l'Espagne est le premier producteur européen), Tourisme, etc.
Il reste cinq places disponibles pour le voyage en Espagne.
Contacter (jusqu’à dimanche 21 août) Mr Pierre Cabé au 05 58 45 24 68 ou pierrecabe@wanadoo.fr

06 août 2011

Le Conseil d’Etat se déclare incompétent pour statuer sur le retrait du marché de l’insecticide CUISER OSR : réaction de l’Union Nationale de l’Apiculture Française.

Le 29 juillet dernier, le Conseil d’Etat qui s’est déclaré incompétent, a rejeté la requête présentée par l’Union Nationale de l’Apiculture Française tendant la suspension de l’autorisation de mise sur le marché du CRUISER OSR. L’Union Nationale de l’Apiculture Française reste néanmoins déterminée à poursuivre son combat juridique contre le Cruiser OSR et tous les insecticides néonicotinoïdes qui produisent des effets délétères avérés sur les abeilles.

Le 29 juillet, le Conseil d’Etat s’est déclaré incompétent pour statuer sur la requête présentée par l’UNAF en référé contre l’autorisation de mise sur le marché du pesticide « Cruiser OSR », délivrée le 3 juin 2011 pour l’enrobage de semence de colza. C’est une très mauvaise nouvelle pour le monde apicole, car cette décision intervient à 15 jours seulement des premiers semis de colza, ce qui prive de toute efficacité un éventuel recours devant une autre juridiction.

La publication très tardive de l’avis de l’ANSES ainsi que le manque de transparence et de publicité qui entoure la procédure de délivrance des autorisations de mise sur le marché des produits phytopharmaceutiques, a très largement contribué à cette situation.

Cette décision est d’autant plus regrettable qu’elle est intervenue sur un moyen de procédure soulevé par le Conseil d’Etat lui-même sans que ni la Société Syngenta (pétitionnaire), ni l’Union Française des Semenciers (intervenant volontaire à la procédure), n’aient jamais invoqué l’incompétence de cette juridiction.

L’UNAF et la branche professionnelle qu’elle représente, manifeste les plus vives inquiétudes après cette décision qui prend le contrepied de plus de dix années de contentieux des autorisations de mise sur le marché devant le Conseil d’Etat.

En dernier lieu et le 16 février 2011, la Haute juridiction a annulé les AMM du « Cruiser » pour 2008 et 2009 au motif que son autorisation reposait déjà sur une méthode d'évaluation du risque non conforme à la réglementation.

Les AMM délivrées pour les années 2010 et 2011 sont toujours en cours d’instruction au Conseil d’Etat cependant que la Slovénie a retiré l’AMM « Cruiser » sur maïs au printemps dernier en raison de la surmortalité des colonies apicoles. Le 30 juin dernier, c’est l’Italie qui a renouvelé pour la deuxième fois son interdiction des insecticides néonicotinoïdes sur le maïs, après avoir constaté que les mortalités apiaires dans le pays avaient chutées de moitié.

De 37,5 % sur la période 2007-2008 (avant l’interdiction), les mortalités observées sont tombées à 15% pour la période 2010-2011.

Olivier Belval, Président de l’UNAF déclare :
« Les apiculteurs sont très inquiets des conséquences de cette décision pour le printemps 2012. L’UNAF reste déterminée à poursuivre son combat juridique contre le Cruiser OSR et contre tous les insecticides néonicotinoïdes dont les effets délétères sont avérés sur les abeilles.»
Le Cruiser OSR en quelques mots :
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Fabricant : SYNGENTA Agro S.A.S
Matières actives : combinaison d’un insecticide (Thiamétoxam - insecticide de la famille des néonicotinoïdes) et de deux fongicides (Fludioxonil et Métalaxyl-M)
Autorisation de mise sur le marché (AMM) délivrée par le Ministre de l’agriculture le 3 juin 2011 sur avis favorable de l’ANSES du 15 octobre 2010.

Le Cruiser OSR, cousin des insecticides Cruiser et Cruiser 350 :
Comme ses cousins le Cruiser et le Cruiser 350, le Cruiser OSR est utilisé en traitement de semences, ce qui lui permet d’être diffusé tout au long de la vie de la plante dans l’ensemble de ses parties, y compris les fleurs, dans lesquelles les abeilles vont puiser le nectar et le pollen.

Comme eux, il contient la substance active « thiamétoxam », insecticide systémique extrêmement puissant aux effets toxiques avérés pour l’abeille (5400 fois plus toxique pour les hyménoptères que le DDT).

Aujourd'hui, le Cruiser OSR est autorisé en enrobage de semences de colza, plante à fleurs très attractives pour les abeilles, alors qu'il était préconisé de ne pas implanter de cultures à fleurs après un maïs Cruiser.

UNAF - 26, rue des Tournelles – 75004 PARIS – Métro-Bastille – Tél. +33 (0)1 48 87 47 15 – Fax +33 (0)1 48 87 76 44

Récolte de miel 2011 : il est encore bien trop tôt pour faire le bilan !

Communiqué de presse UNAF du mercredi 4 Août 2011;

Contrairement à la déclaration optimiste de la FNSEA fondée sur des témoignages prématurés, sectoriels et peu représentatifs du monde apicole français, l’Union Nationale de l’Apiculture Française estime pour sa part qu’un bilan de la Récolte de miel 2011 en milieu de saison est tout à fait prématuré.

Une évaluation sérieuse ne sera possible qu’après les dernières miellées récoltées à l’automne (sapin, sarrazin, bruyère callune). Par ailleurs les récoltes sont très variables d’une région à l’autre en raison des différentes conditions climatiques (sécheresse, orage, vent, etc.) mais aussi de la force des colonies dont certaines ont été intoxiquées par des produits phytosanitaires aux effets persistants ou affaiblies dans certaines régions par le frelon Vespa velutina.

L’UNAF constate que si la saison a bien commencé avec un printemps assez favorable, l’été pourrait décevoir avec des volumes inférieurs à ceux de l’année 2010 en particulier pour les miels de montagne et de tournesol.

Rappelons que la France demeure toujours en dessous des niveaux de production de miel qui précédaient la mise sur le marché des insecticides néonicotinoïdes en 1994. La moyenne annuelle de production sur la période allant de 1988 à 1994 était de 32 000 tonnes par an.

Depuis, la production française a été divisée par deux et se situe à moins de 20 000 tonnes en raison de la faiblesse des productions de miel provenant des zones de grandes cultures comme le colza et le tournesol (qui représentait à elles seules 50 pour cent des volumes récoltés)

L’invasion du frelon asiatique, mangeur d’abeilles


Cette vidéo extraite d'un documentaire diffusé par la chaîne BBC montre la rapidité à laquelle un essaim de frelons peut décimer une ruche d'abeilles. Ames sensibles s'abstenir...

Cliquez sur l'image pour l'agrandir

La découverte de frelons asiatiques dans le Sud-Ouest remonte à 2004, à Tonneins (Lot-et-Garonne), chez un producteur de bonsaïs. Les insectes seraient arrivés avec des poteries chinoises importées dans le département et dans lesquelles des reines auraient hiberné. "On peut être quasiment certain qu'il s'agit d'une origine chinoise provenant d'une province autour de Shanghaï", précise Claire Villemant, entomologiste au Muséum national d'histoire naturelle et coordinatrice de travaux financés par le programme européen pour l'apiculture.

Le bilan des travaux publiés en juin par le Muséum montre l'expansion de l'insecte : trois nids recensés en 2004 dans un seul département; près de 2 000 en 2010 dans 39 départements. Et deux nids viennent d'être repérés pour la première fois en Espagne. "Chaque année, le front d'invasion s'élargit de 100 kilomètres, avec une forte présence en Aquitaine car les conditions climatiques de cette région sont aussi bonnes, voire meilleures, que dans sa zone d'origine en Chine", constate Quentin Rome, chargé d'études au Muséum. Selon l'étude, la plupart des pays d'Europe ont un risque non négligeable de voir ce frelon s'acclimater sur leur territoire, en particulier le long des côtes atlantique et du nord de la Méditerranée. L'Europe de l'Est et la Turquie pourraient être aussi envahies.

En dépit de ce tableau, le frelon asiatique n'est pas encore classé parmi les espèces nuisibles. Car s'il fait des dégâts chez les apiculteurs amateurs, les professionnels, qui réalisent 60 % de la production nationale, sont encore relativement épargnés : "Même si nous constatons un impact récent du frelon sur les miellées tardives de septembre-octobre, les conséquences de sa prédation sont faibles et, de toute façon, moins dommageables sur un rucher de 100 unités que sur celui d'un amateur qui en compte généralement une dizaine", explique Thomas Mollet, président de l'Association de développement de l'apiculture en Aquitaine.

Il n'existe pas encore d'étude économique sur l'impact de ces "goinfres" sur la production de miel et les cheptels d'abeilles. Mais les choses bougent. Le ministère de l'agriculture a saisi, en septembre 2010, l'Institut technique de l'apiculture et de la pollinisation afin qu'il travaille sur le sujet.

AUCUNE TECHNIQUE DE PIÉGEAGE FIABLE

Reste la question des piqûres. Rien d'alarmant visiblement en termes de santé publique. Certes, une quinquagénaire est morte en juin dans le Médoc, suite à des piqûres de frelons asiatiques et plusieurs personnes, dont des pompiers, se font régulièrement surprendre par l'insecte. Mais rien d'alarmant. Les hôpitaux d'Agen, de Bergerac ou de Bordeaux, parmi les zones les plus envahies, n'ont pas constaté d'augmentation de cas. "Le “Vespa velutina” n'est pas agressif, surtout s'il est seul, mais il peut être potentiellement dangereux et attaquer avec ses congénères s'il se sent en danger", précise Denis Thiery, directeur de recherche d'une unité mixte de l'Institut national de la recherche agronomique (INRA) de Bordeaux. Depuis 2007, son département travaille sur l'éthologie et les techniques de piégeage de l'insecte.

A ce jour, aucune technique fiable et sélective à 100 % n'a été trouvée. Les apiculteurs utilisent de manière très artisanale un mélange à base d'alcool et de solution sucrée, qui attire, certes, les frelons asiatiques mais aussi d'autres insectes. Une solution que les chercheurs regrettent, surtout quand ces pièges sont placés au printemps, dès le mois de mars, dans l'espoir d'attraper des fondatrices pour diminuer le nombre de nids à venir. "Quand on piège n'importe où, on tue en même temps la faune auxiliaire, des milliers d'insectes sans rapport avec le frelon", proteste Mme Villemant. Même si on attrape une centaine de frelons, c'est dérisoire. En revanche, piéger en août à côté des ruchers permet de diminuer la pression sur les abeilles." Ce raisonnement fait fulminer Richard Legrand, spécialiste du frelon à pattes jaunes à l'Union nationale des apiculteurs français : "Si le piégeage est fait de manière régulière, avec un emplacement, un appât et une période bien choisie, comme celle du retour des hirondelles, alors c'est efficace sans trop de casse sur la faune auxiliaire." "De toute façon, il faut être lucide, tranche Claire Villemant : cette espèce fait désormais partie de la faune française. Il va falloir apprendre à vivre avec." [...]

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