09 octobre 2013

Le miel à la fête !



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pour cette journée sucrée !



14 septembre 2013

Frelon asiatique : les Ministres de l’Ecologie et de l’Agriculture autorisent enfin l’utilisation du SO2 !


Malgré des conditions météorologiques défavorables ce printemps, le frelon asiatique, vespa velutina arrivé en France en 2005, continue inexorablement sa progression… De nombreux départements du Sud-est et du Centre sont aujourd’hui, à leur tour, touchés : Drôme, Ile-de-France, Sarthe… L’incidence de ce grand prédateur d’insectes et en particulier de l’abeille domestique, peut s’avérer  dramatique  pour  la survie des ruchers les plus exposés.
En l’absence d’une véritable stratégie de lutte élaborée  par les pouvoirs publics au niveau national, les apiculteurs ont dû s’organiser tant bien que mal pour protéger leurs abeilles en  mettant en place d’une part,  des systèmes de piégeage sélectif, essentiellement au printemps qui est la période la plus propice pour lutter contre sa propagation et d’autre part, en collaboration avec les collectivités territoriales, l’organisation de la destruction des nids.

L’Union Nationale de l’Apiculture Française et les 22 000 apiculteurs qu’elle représente accueillent très favorablement la décision des Ministres de l’Ecologie et de l’Agriculture d’autoriser temporairement et à titre dérogatoire le dioxyde de soufre dans la lutte contre le frelon asiatique, autorisation prise sur la base d’un avis de l’agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES) qui conclut à l’efficacité de cette substance dans la destruction des nids de frelon ainsi qu’à sa non dangerosité sur l’environnement.

Les apiculteurs attendaient avec impatience l’autorisation de l’utilisation de ce produit et s’en réjouissent. Ils regrettent toutefois que cet arrêté ne soit pas paru plus tôt en saison et craignent que l’obligation de formation conditionnant son utilisation, toute indispensable qu’elle soit, ne retarde la destruction des nids au SO2.
Richard Legrand, Apiculteur en Dordogne, spécialiste de la question du Frelon au sein de l’UNAF et auditionné par l’ANSES se félicite de cette décision : « les pratiques de lutte contre le frelon asiatique développées par les apiculteurs et l’ensemble des citoyens concernés par cette question sont enfin reconnues par les pouvoirs publics. Cette reconnaissance permet d’éviter le recours aux insecticides de synthèse qui eux présentent un fort risque de toxicité pour l’environnement du fait de leur longue rémanence».

28 août 2013

Un frelon asiatique à Fargues-Saint-Hilaire, en Gironde, en décembre 2009.
Un frelon asiatique à Fargues-Saint-Hilaire, en Gironde, en décembre 2009. | REUTERS/© Regis Duvignau / Reuters

Bonjour à tous, voici deux articles concernant la lutte contre le frelon asiatique ... dont nous connaissons tous les ravages !
Vous trouverez le premier article (AFP) ci-dessous, le deuxième sur le lien suivant : article-lemonde-frelonasiatique,

L'arme anti-frelons des apiculteurs approuvée par l'Anses, selon des élues

Paris (France), 22 août 2013 (Afp) - Trois élues écologistes ont appelé jeudi le gouvernement à autoriser les apiculteurs à utiliser le dioxyde de soufre contre les frelons asiatiques, une technique jugée «efficace» par l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) dans une réponse aux élues.
Le dioxyde de soufre, utilisé depuis des années par les apiculteurs, n'a jamais été formellement autorisé pour la destruction des frelons asiatiques, qui sont des prédateurs pour les abeilles. Il a donc été présenté comme interdit dans une circulaire envoyée en mai aux apiculteurs.
Trois élues écologistes du Sud-Ouest, la députée européenne Catherine Grèze, la vice-présidente de la région Aquitaine Monique de Marco et la conseillère municipale de Bordeaux Marie-Claude Noël, avaient sollicité l'Anses, saisie du sujet par le ministère de l'Ecologie, pour connaître sa position.
Dans une réponse écrite rendue publique par les élues, le directeur général de l'Anses indique que l'agence a remis «aux ministères compétentes» un avis en date du 23 juillet sur l'usage du dioxyde de soufre (SO2).
Impact sur l'environnement limité
Cet avis, précise le responsable de l'Anses, conclut que le dioxyde de soufre est «une technique efficace de lutte contre le frelon asiatique». «Les impacts sur l'environnement et en particulier les organismes non cibles sont très limités comparés aux autres techniques de lutte chimique», selon cet avis.
Cette réponse de l'Anses est «une victoire», ont réagi les trois élues dans un communiqué. «La situation est urgente, le ministère de l'Ecologie doit maintenant prendre acte de cet avis et autoriser le dioxyde de soufre avant que le frelon asiatique ne se propage davantage», ajoutent-elles.
Introduit dans le Sud-Ouest en 2004 dans des poteries venues de Chine, le frelon asiatique est désormais présent dans une soixantaine de départements. La technique utilisée depuis des années par des apiculteurs consiste à placer une petite bonbonne de dioxyde de soufre au bout d'une perche et à injecter le gaz dans le nid des frelons.
AFP

13 août 2013

Le Conseil d’Etat annule ce jour le moratoire sur la culture des OGM: le gouvernement doit de nouveau interdire le Maïs MON 810

Paris, 1er août 2013 - Le Conseil d’Etat vient d’annuler la mesure d’urgence, prise le 16 mars 2012 par le gouvernement français, qui suspendait la mise en culture du maïs MON 810. La décision intervient alors que Monsanto a récemment acté qu’il n’y avait pas de marché pour eux en Europe, par l’abandon de ses demandes d’autorisation de culture d’OGM, à l’exception du maïs MON810. Cette variété de maïs OGM produit une toxine insecticide et n’a été évaluée que de façon très insuffisante et contestable au niveau européen.
C’est la deuxième fois depuis 2008 que la France essuie une annulation d’une mesure de protection contre cet OGM.
Nous, organisations environnementales, paysannes, biologiques et apicoles, attendons du gouvernement des mesures d’interdiction définitive des cultures d’OGM, à l’instar de 8 pays européens. Ces mesures ne doivent plus prêter le flanc à des arguties juridiques. 80% des Français refusent toujours les OGM.
OGM ou non ? La  coexistence est impossible, il faut choisir !
Les productions OGM contaminent les chaînes alimentaires, par les pollens et les graines transgéniques, mais aussi par les pesticides très liés à ces OGM, pesticides nuisibles à la biodiversité et à la santé. Il s’agit désormais de refuser sans davantage tergiverser cette coexistence quelles qu’en soient les modalités : plusieurs contentieux ont montré que les cultures biologiques, les semences paysannes et les productions apicoles en sont victimes, puisqu’elles ne peuvent  commercialiser leurs produits, contaminés par les OGM.

Les OGM ennemis de la pollinisation qui nous nourrit
L’apiculture et les insectes pollinisateurs, déjà gravement fragilisés par l’agriculture industrielle, sont menacés par la toxine insecticide du MON 810. Sa toxicité sur les abeilles n’a d’ailleurs jamais été évaluée. De plus, cette production permanente de toxines favorise l’apparition d’insectes résistants. L’enjeu ici est bien de préserver  notre capital alimentaire très dépendant de la pollinisation.

Une agriculture de terroirs ou une uniformisation dangereuse ?
Les OGM menacent également nombre de productions françaises de qualité (AOC, AOP, etc.), très liées à la spécificité des territoires et qui seraient anéanties par la standardisation et l’industrialisation d’une agriculture devenue génétiquement manipulée. Il s’agit là de respecter l’article 2 de la loi française du 25 juin 2008 relative aux OGM, qui stipule qu’on ne peut nuire « à l’intégrité de l’environnement et à la spécificité des cultures traditionnelles et de qualité ».  

Des paroles aux actes M. Le Foll !
Le Ministre de l’agriculture prône l’avènement d’une agroécologie, résolument opposée au monopole alimentaire des firmes agroproductivistes. Pour être cohérent, le gouvernement doit refuser sur nos territoires les cultures de plantes génétiquement manipulées.

Signataires
Amis de la terre, Confédération paysanne, Fédération nationale d’agriculture biologique, France Nature Environnement, Greenpeace, Nature & Progrès, Réseau Semences paysannes, Union Nationale d’apiculture française.

14 mai 2013

Invitation José Bové, 17 mai

Chères adhérentes, Chers adhérents, 

Comme vous le savez, l'ensemble des apiculteurs et leurs abeilles souffrent de la dispersion de substances neurotoxiques sur les cultures.
Suite à la récente interdiction, par la Commission européenne, de l’utilisation de l’imidaclopride, du thiaméthoxam et de la clothianidine pour le traitement de semences, de sols, et en pulvérisation, (à compter du 1er décembre 2013),

José Bové
Député européen (Europe Écologie Les Verts),
Vice-président de la Commission agricole de la Commission européenne,en déplacement dans la Région, 

souhaite rencontrer les apiculteurs du Lot-et-Garonne


Vous êtes donc chaleureusement invités à participer à la rencontre organisée
ce Vendredi 17 mai
de 10h30 à 12h
chez M et Mme Gastal

lieu-dit "Jamais"
47380 St Etienne de Fougères
cliquez sur le lien pour apercevoir la carte :  
http://goo.gl/maps/3OdXg
(utilisez le curseur plus/moins à gauche de la carte pour vous situer)

Pour vous donner le ton du débat, vous trouverez ci-dessous le communiqué de presse de l'UNAF paru à l'issue de cette interdiction annoncée.

En espérant vous compter parmi nous ce vendredi,

Bien cordialement,
Bertrand Auzeral, Président de l'Abeille Gasconne


* * *



COMMUNIQUE DE PRESSE de l'UNAF


Paris, le 29 Avril 2013


La Commission européenne retire enfin trois molécules reconnues
dangereuses pour les abeilles. Pour l’Union Nationale de l’Apiculture
Française, après plus de 15 ans de lutte acharnée, c’est un grand jour mais ce
n’est qu’un premier pas pour la protection de l’apiculture, des pollinisateurs et
de l’environnement.
Les Etats membres de l’Union européenne se réunissaient ce matin pour statuer sur le retrait
de trois molécules néonicotinoïdes : l’imidaclopride, la clothianidine et le thiaméthoxam
(substances actives à la base des préparations : Gaucho, Cruiser, Poncho, Cheyenne, etc.)
Malgré le lobbying acharné des fabricants de ces pesticides (1), 15 Etats membres, dont la
France et l’Allemagne, ont soutenu la proposition de la Commission européenne de
suspendre pour deux ans l’utilisation en enrobage de semences, en traitement de sol et
en pulvérisation de ces trois pesticides, responsables de la mort de milliers de colonies
d’abeilles. Bien que ce nombre ne suffise pas à atteindre une majorité qualifiée, le
Commissaire européen Tonio Borg a annoncé que la Commission irait au bout de sa
proposition et que l’interdiction entrerait en vigueur à compter du 1er décembre 2013.
L’UNAF salue la position du ministre de l’Agriculture française Stéphane Le Foll qui avait
retiré, dès juin 2012, l’autorisation du Cruiser sur colza.
Cette décision intervient à la suite des trois avis du 16 janvier dernier de l’Autorité
européenne de sécurité alimentaire (EFSA) identifiant des risques importants pour les
abeilles induits par ces molécules et non pris en compte au moment de leur évaluation et de
la mise sur le marché des produits phytopharmaceutiques contenant l’une d’elles (2).
Pour Olivier Belval, « Ce vote marque enfin la reconnaissance du combat des apiculteurs et
de l’UNAF contre ces insecticides neurotoxiques. Pendant 15 ans, les abeilles et les
apiculteurs ont été victimes de ces produits. Il est indispensable que cette décision se
poursuive au-delà des deux ans annoncés, et surtout qu’elle recouvre l’ensemble des
cultures ».
Car, aujourd’hui, ni les céréales à pailles semées en hiver, ni les betteraves, ni les
traitements en forêts ne sont concernés par cette interdiction. Ces produits présentent
pourtant une très importante persistance dans le sol (3), les rendant ainsi capables de
contaminer les cultures suivantes ou les plantes adventices. En France, c’est un tiers des
céréales à pailles qui est traité avec les néonicotinoïdes (4), alors que ces mêmes cultures
sont utilisés en rotation avec du tournesol, très attractif pour les abeilles !
Paris, le 29 Avril 2013
COMMUNIQUE DE PRESSE
1, http://corporateeurope.org/publications/pesticides-against-pollinators
2, http://www.efsa.europa.eu/fr/press/news/130116.htm
3, Les néonicotinoides persistent dans l'environnement, la demi-vie de la clothianidine dans le sol a
été mesurée à 148 à 6900 jours (loam sableux et sols argileux). L'imidaclopride peut ainsi être
absorbée par des cultures non-traitées, jusqu'à deux ans après la première utilisation, et peut se
retrouver dans le pollen et le nectar des fleurs non traitées à des niveaux toxiques pour les abeilles.
La persistance des néonicotinoïdes contamine l'environnement au sens large, notamment le pollen.
En 2002 et 2003, 69,1% du pollen récolté par les abeilles de 25 ruchers dans cinq départements
français, sur des plantes traitées et non traitées étaient contaminés par de l’imidaclopride, bien que
cette neurotoxine ait été interdite à l'utilisation sur le tournesol en janvier 1999.
Référence :
1) DeCant, J., & Barrett, M. (2010). Environmental Fate and Ecological Risk Assessment for the
Registration of CLOTHIANIDIN for Use as a Seed Treatment on Mustard Seed (Oilseed and
Condiment) and Cotton. Environmental Protection (pp. 1–99).
2) Bonmatin, J. M., et al . (2003) A sensitive LC/APCI/MS/MS method for analysis of imidacloprid in
soils, in plants and in pollens. Anal. Chem. 75 (9), 2027-2033.
3) Chauzat M.P. et al (2006). A survey pesticides residues in pollen loads collected by honey bees in
France. Journal of Economic Entomology, 99:253-262
4, http://questions.assemblee-nationale.fr/q14/14-16763QE.htm

12 avril 2013

Quels pesticides menacent les abeilles ?

Voici un article bien documenté et chiffré du magazine "Science et Avenir" sur le poids économique de la pollinisation.
Bonne lecture.