28 août 2013

Un frelon asiatique à Fargues-Saint-Hilaire, en Gironde, en décembre 2009.
Un frelon asiatique à Fargues-Saint-Hilaire, en Gironde, en décembre 2009. | REUTERS/© Regis Duvignau / Reuters

Bonjour à tous, voici deux articles concernant la lutte contre le frelon asiatique ... dont nous connaissons tous les ravages !
Vous trouverez le premier article (AFP) ci-dessous, le deuxième sur le lien suivant : article-lemonde-frelonasiatique,

L'arme anti-frelons des apiculteurs approuvée par l'Anses, selon des élues

Paris (France), 22 août 2013 (Afp) - Trois élues écologistes ont appelé jeudi le gouvernement à autoriser les apiculteurs à utiliser le dioxyde de soufre contre les frelons asiatiques, une technique jugée «efficace» par l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) dans une réponse aux élues.
Le dioxyde de soufre, utilisé depuis des années par les apiculteurs, n'a jamais été formellement autorisé pour la destruction des frelons asiatiques, qui sont des prédateurs pour les abeilles. Il a donc été présenté comme interdit dans une circulaire envoyée en mai aux apiculteurs.
Trois élues écologistes du Sud-Ouest, la députée européenne Catherine Grèze, la vice-présidente de la région Aquitaine Monique de Marco et la conseillère municipale de Bordeaux Marie-Claude Noël, avaient sollicité l'Anses, saisie du sujet par le ministère de l'Ecologie, pour connaître sa position.
Dans une réponse écrite rendue publique par les élues, le directeur général de l'Anses indique que l'agence a remis «aux ministères compétentes» un avis en date du 23 juillet sur l'usage du dioxyde de soufre (SO2).
Impact sur l'environnement limité
Cet avis, précise le responsable de l'Anses, conclut que le dioxyde de soufre est «une technique efficace de lutte contre le frelon asiatique». «Les impacts sur l'environnement et en particulier les organismes non cibles sont très limités comparés aux autres techniques de lutte chimique», selon cet avis.
Cette réponse de l'Anses est «une victoire», ont réagi les trois élues dans un communiqué. «La situation est urgente, le ministère de l'Ecologie doit maintenant prendre acte de cet avis et autoriser le dioxyde de soufre avant que le frelon asiatique ne se propage davantage», ajoutent-elles.
Introduit dans le Sud-Ouest en 2004 dans des poteries venues de Chine, le frelon asiatique est désormais présent dans une soixantaine de départements. La technique utilisée depuis des années par des apiculteurs consiste à placer une petite bonbonne de dioxyde de soufre au bout d'une perche et à injecter le gaz dans le nid des frelons.
AFP

13 août 2013

Le Conseil d’Etat annule ce jour le moratoire sur la culture des OGM: le gouvernement doit de nouveau interdire le Maïs MON 810

Paris, 1er août 2013 - Le Conseil d’Etat vient d’annuler la mesure d’urgence, prise le 16 mars 2012 par le gouvernement français, qui suspendait la mise en culture du maïs MON 810. La décision intervient alors que Monsanto a récemment acté qu’il n’y avait pas de marché pour eux en Europe, par l’abandon de ses demandes d’autorisation de culture d’OGM, à l’exception du maïs MON810. Cette variété de maïs OGM produit une toxine insecticide et n’a été évaluée que de façon très insuffisante et contestable au niveau européen.
C’est la deuxième fois depuis 2008 que la France essuie une annulation d’une mesure de protection contre cet OGM.
Nous, organisations environnementales, paysannes, biologiques et apicoles, attendons du gouvernement des mesures d’interdiction définitive des cultures d’OGM, à l’instar de 8 pays européens. Ces mesures ne doivent plus prêter le flanc à des arguties juridiques. 80% des Français refusent toujours les OGM.
OGM ou non ? La  coexistence est impossible, il faut choisir !
Les productions OGM contaminent les chaînes alimentaires, par les pollens et les graines transgéniques, mais aussi par les pesticides très liés à ces OGM, pesticides nuisibles à la biodiversité et à la santé. Il s’agit désormais de refuser sans davantage tergiverser cette coexistence quelles qu’en soient les modalités : plusieurs contentieux ont montré que les cultures biologiques, les semences paysannes et les productions apicoles en sont victimes, puisqu’elles ne peuvent  commercialiser leurs produits, contaminés par les OGM.

Les OGM ennemis de la pollinisation qui nous nourrit
L’apiculture et les insectes pollinisateurs, déjà gravement fragilisés par l’agriculture industrielle, sont menacés par la toxine insecticide du MON 810. Sa toxicité sur les abeilles n’a d’ailleurs jamais été évaluée. De plus, cette production permanente de toxines favorise l’apparition d’insectes résistants. L’enjeu ici est bien de préserver  notre capital alimentaire très dépendant de la pollinisation.

Une agriculture de terroirs ou une uniformisation dangereuse ?
Les OGM menacent également nombre de productions françaises de qualité (AOC, AOP, etc.), très liées à la spécificité des territoires et qui seraient anéanties par la standardisation et l’industrialisation d’une agriculture devenue génétiquement manipulée. Il s’agit là de respecter l’article 2 de la loi française du 25 juin 2008 relative aux OGM, qui stipule qu’on ne peut nuire « à l’intégrité de l’environnement et à la spécificité des cultures traditionnelles et de qualité ».  

Des paroles aux actes M. Le Foll !
Le Ministre de l’agriculture prône l’avènement d’une agroécologie, résolument opposée au monopole alimentaire des firmes agroproductivistes. Pour être cohérent, le gouvernement doit refuser sur nos territoires les cultures de plantes génétiquement manipulées.

Signataires
Amis de la terre, Confédération paysanne, Fédération nationale d’agriculture biologique, France Nature Environnement, Greenpeace, Nature & Progrès, Réseau Semences paysannes, Union Nationale d’apiculture française.